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19/10/2009

L'utilité, Socrate, Total et la ciguë

De l'intérêt de faire ou de ne pas faire

A Socrate condamné à boire de la ciguë qui souhaitait apprendre à jouer de la lyre la veille de son exécution, intrigué son compagnon de geôle demandait:

Le joueur de Lyre: «A quoi te sert, Socrate, d’apprendre à jouer de la lyre, puisque tu vas mourir?»
Socrate: «A jouer de la lyre avant de mourir.»

A quoi ça sert-il de hurler contre les brutes et les puissants, dans ce monde de brutes métastasé par les forces de l’argent? A rien, mais à hurler justement. Lorsque Greenpeace hurle, ça fait l’effet d’un pet de none dans un océan d’indifférence, la nôtre, où pullulent les crabes farceurs et pas farcis pour tant de pleurnicheries. Les farcis c’est nous et les générations futures que nos démissions auront infestées.

Alors lorsque votre Feuille De Manioc pas même foutue d’être un torche derche reconnu et entendu sur le ouaibe, se prend à hurler avec Greenpeace, ce n’est plus un pet de none dans un Océan qu’il s’agit, mais l’égarement d’une particule insignifiante dans la galaxie des gens sérieux, celle de l’Epad, de l’ipon du judoka des Yvelines, des investitures de l’UMP et du PS, de l’ordre maçonnique, de la maffia des avocats, de l’omerta des journalistes sans oublier le toupet du crâneur Lozès qui fait mine de s’en prendre à Berlusconi…

Qu’importe, il nous plait de crier notre écoeurement. Alors nous crions… LFDM

03/09/2009

Alors Ali, Hussein Obama, vas-tu taper du bongo?

Bongo.jpg

Avec cette Rumba-là, 41,78% tout est plausible!

Salsa? Non la sauce à la mode à Port-Gentil, c’est la rumba avec un Bongo mis au diapason africain. Après avoir fait annoncer 53% par la rumeur du palais, les 40 voleurs ensectés qui conseillent le nouveau dictatorion gabonais ont dû lui dire d’atténuer l’invraisemblance. Baisse un peu, 53% c’est franchement de la baise. Alors ce sera 41,78%, ça’lfait, c’est d’la balle, il l’auront dans le trou d’balle.

Dans le faux généralisé qui règne autour des grimaces d’élections librevilloises, les rumeurs valent information. Il  se dit donc qu’Ali de l’engeance de son père, l’ami et le pantin des 40 voleurs, détesté s’il en est parmi le personnel politique de la pétromonarchie du Mollah Omar, qu’Ali serait arrivé en 3ème position du scrutin dans les plus grands fiefs électoraux. La honte! Dans ces conditions, ça la foutait mal d’asséner un 53% aux gabonais qui s’étaient déplacés en masse. C’était carrément marteau. La secte a donc recommandé de modérer l’enthousiasme du président autoproclamé par une commission de navets.

Pendant ce temps, pour 41,78% certains ont cru devoir ouvrir les portes du pénitencier de Port-gentil, pourquoi à vrai dire embastiller des voleurs si un des leurs se fait élire, et de mettre le feu au consulat général de France de cette ville tumultueuse. Mais c’est juste un hasard si c’est notre consulat qui est pris pour cible. Ah oui au fait, c’était déjà le cas en 1990 pour le pénitencier comme pour le consulat…

Silence troublant de Washigton, n’est pas Mugabe qui veut…

La certitude des sectes c’est qu’après deux ou trois émeutes, et un de ces «gouvernements national de très large rassemblement» dont les nègres ont le secret, autant dire un gouvernement de grosses enflures, qui «mette le Gabon sur la voie de son développement», qui «garantisse la paix et la stabilité du pays et de la sous région», qui «œuvre pour sa jeunesse et son avenir» et d’autres conneries de ce genre serinées aux populations de ce pays qui souffrent de nos abjection depuis 45 ans, les opposants d’hier qui étaient aussi les commensaux de la veulerie avant-hier, et auxquels une main invisible va tordre fissa le bras, ils se la laisseront volontiers tordre, les opposants d’hier disions-nous iront gentiment, comme d’habitude, à la mangeoire.

Et pour le gabonais de base, ce sera la même musique pour 40 ans encore, ce qui nous promet des insultes pour bien des cheveux blancs encore de la part de Gaston Kelman, qui nous expliquera de son verbe de charretier, que les noirs sont des incapables ataviques. Pour ce qui est de l’institution par les intérêts miniers de leurs dictateurs, c’est juste la faute à pas de chance…Et qui mieux qu’un noir pour secouer le singe qui fait le mariole sur le cocotier? Noir autocritique, ça aussi c’est de la balle pour maquiller nos exactions. D’ailleurs, on est surpris par le silence de Washington sur cette mascarade d’élection. Si les intérêts chinois avaient été à la place des ordures tapies sous les magouilles électorales du gouvernement gabonais, par exemple comme au Darfour, nous aurions entendu Barack Obama nous expliquer que la situation est entièrement imputable à Mugabe, n’est-ce pas? Parce qu’en Afrique c’est tous les mêmes et c'est partout pareil. Alors quelle différence ça fait entre Khartoum et Harrare? C’était hier encore. Là le noir de la Maison Blanche se tait occupé à tuer les mouches à la télé. Silence qui vaut aval du potentat franco-africain. On connaît la musique. Vivement la chine. Au moins avec le riz cantonais, les faces de citron ne réclament pas des personnes qu’elles violent qu’elles disent aimer ça tout en adorant leurs violeurs… LFDM

10/06/2009

Omar aux gabonnais absent, les journalistes se lâchent

350471.jpgFrance 5 « Où est passé l’argent » du Gabon ?

L’éditorialiste de Makaya (Omar Bongo) est mort, un nouveau Gabon naît et des journalistes font semblant de faire du journalisme. Foutance de gueule d’Yves Calvi, la tête à claques sarkozienne s’il en est du PAF public. L’empaffé quotidien de France 5 s’est encore fendu d’une performance de déni époustouflante. Le procédé est simple: on concède une responsabilité vénielle de la France dans la prévarication des biens publics gabonais, ou plutôt les écarts de conduite de quelques brebis galeuses françaises pour instrumentaliser l’incurie des potentats installés en Afrique francophone au gré de nos intérêts stratégiques relatifs au sol et au sous-sol. «Où est passé l’argent» du Gabon? Question conne, question de cons, questions à cons… Il est passé en «investissement politique.» A l’achat des quémandeurs gabonais eux-mêmes, des aussi-médiocres-que-Bongo, puis à «l'arrosage de tout ce qui compte en France, du PS jusqu’au Front National».. Malgré la langue de bois, au cours de l’émission, Antoine Glaser et surtout Vincent Hugueux y répondent. On peut se demander pourquoi il n’ont pas martelé plus fort ces évidences et se sont contentés de les susurrer dans leurs ouvrages… Parce que Bongo est mort.

Où est donc passé le fric de l’Afrique. Souvenez-vous nous dit Glaser, de l’affaire ELF et de la FIBA, la banque du groupe pétrolier français et de… Omar Bongo. Un coup de téléphone du dictatorius de Libreville, et voilà un haut fonctionnaire, un chef de parti qui au détour d’une caisse repart avec du cash. Les gabonais eux crèvent de ne pas avoir de dispensaires. D’autres vertueux se sont contentés d’effectuer d’onéreuses études pour le système de santé gabonais. Ils font la leçon de morale au monde entier avec des sacs de riz sur l’épaule… Les gabonais crèvent toujours de la misère et les remercient. Classé 123ème pays à l’indice de développement humain des Nations Unies, les 2/3 des recettes de l’Etat de ce riche émirat bantou sont d’origine pétrolière. Notre pétrole. Or pour le pétrole, de Total et le manganèse de la Comilog  en passant par l'uranium de la Comuf d'Areva, cette criminalisation financière de l’Etat est doucement qualifiée de «grand regret» dans un des reportages diffusés. Vous n’avez pas d’hôpitaux ? La faute au «grand regret»

A milieu des mines convenues sur le plateau, on passe en revue quelques moments épiques de ces «liens compliqués de ce qu’on appelle la Françafrique» mais on ne franchira jamais le rubicon. On n’ira pas critiquer avec la vigueur antichinoise ou anti-Chavez, les frasques de cul de l’entourage présidentiel. On s’en tient au seuil de ses chambres d’hôtel luxueux où, entre deux prostituées de luxe, le couloir du 7è étage d’un grand établissement parisien donnait à voir une «diplomatie hôtelière». Les «happy few», ex-opposants qui y venaient faire résipiscence, les «hauts fonctionnaires français» et chefs de partis qui venaient s’abreuver en cash de cette Afrique que l’on prétend aider à longueur de discours mais qu’en vérité on pille. Pourtant Vincent Hugueux enfonce le clou et nos civilisés y passent: Kouchner la vertu, Rocard la morale, sans oublier Pasqua «qui nous fait son numéro de claquettes habituel…». Remarquez, le même diamantaire Giscard avait cru pouvoir administrer une piqûre à Chirac. Et c’était Pasqua qui était aux manette d’où la sortie corsée de l’ancien baron du RPR.

Mais tout ceci n’est pas très grave, c’est l’Afrique

Quelle interprétation tire-t-on ici sur les bords de Seine, de la corruption de l’ensemble de la société? Cela n’a été rendu possible que parce que «Bongo était le plus intelligent». Pauvres gabonais, pauvres africains. Un âne dispendieux, façon de décomplexer ses 1.52 mètres sur talons, qualifié de plus intelligent de tous! Fins de race que vous êtes alors… Tout ceci n’est pas très grave. Calvi traite volontiers l’affaire «avec humour». Bongo, l’ami «fidèle de la France » est un personnage. Ce n’était pas un dictateur qui a plongé le pays le plus riche d’Afrique dans la misère, il était «amusant». De lui, on fait le récit de l’«extraordinaire ascension de quelqu’un qui a commencé comme postier», d’un charme, d’une drôlerie», «d’une capacité à vous retourner». Et de citer le proverbe du bantou rendu célèbre: «l’Afrique sans la France c’est une voiture sans chauffeur. La France sans l’Afrique est une voiture sans carburant.»

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