Avertir le modérateur

29/03/2009

France - Droits de l'homme: c'est tous les jours le 1er avril

doigt-d-honneur.jpgLe 1er avril au pays du doigt de l'homme

Un communiqué de la Ldh, manioqué sur contreinfo.info (27.03.2009) La Ligue des droits de l’homme dénonce une nouvelle atteinte à la liberté de la presse. Le 1er avril en France, on embastille les journalistes. Vous l’avez compris, c’est bien sûr une farce, non le fait d’embastiller, mais l’hypothèse qu’il y ait des journalistes en France. La maréchaussée de Sarko aidée de ses gens de robe, des magistrats indépendants comme nul n’en doute nettoient au Karcher ceux des inconscients qui n’ont pas imprimé la norme. C’est le cas de Rue89. Depuis le 1er juillet 2008 ce site diffuse une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France 3. Deux journalistes font les frais de ce crime de lèse-majesté et seront convoqués par la police judiciaire le 1er avril 2009. La ligue des droits de l’homme fait son service minimum en se fendant d'un communiqué.

Communiqué de la Ldh
«Deux journalistes de Rue89 sont convoqués le 1er avril par la police judiciaire. Qu’ont-ils fait? Le site diffuse depuis le 1er juillet une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France 3. On le voit furieux contre un technicien qui ne lui a pas dit bonjour, rappeler à un journaliste qu’il avait protesté contre sa mise au placard, dire que les manifestations en France, ça va changer... Officiellement, l’Elysée n’a fait aucune démarche, mais dès le lendemain, l’avocat de France3 écrivait à Rue89 en prétendant que la chaîne du service public avait des droits sur cette vidéo en tant que productrice de l’émission et entreprise de communication audiovisuelle. Il demandait la cessation immédiate de la diffusion de la vidéo, et la révélation des sources. Le site d’information n’ayant pas déféré à cette injonction, une plainte a été déposée, et il s’est trouvé un procureur de la République à Paris pour ne pas la classer sans suite. La Ligue des droits de l’Homme, qui a lancé depuis un an une réflexion sur les médias, s’inquiète de cette grave dérive: les attaques incessantes du pouvoir et de l’UMP contre la presse, la multiplication des perquisitions, gardes à vue et autres procédés pour obtenir des journalistes qu’ils livrent leurs sources sont intolérables. A cet égard, le projet de loi sur la protection des sources indique dans son dernier état qu’un journaliste ne peut être obligé de révéler ses sources. Si le président de la République veut faire valoir ses droits, il connaît le chemin des tribunaux. L’instrumentalisation d’un média public contre un média privé, et l’usage de la justice pénale contre la presse, sont inadmissibles. La Ligue des droits de l’Homme rappelle que la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour ses atteintes à la liberté de la presse.»

On a failli croire qu’il s’agissait d’une démocratie où la presse était libre, mais il faut s’y résoudre, l’homme fort de l’Elysée fait bien ce qu’il veut et pour les journalistes, c’est sauve qui peut!» Source. Source du dessin, aliciabx

04/03/2009

Guadeloupe: Angèle et les démons radins du MEDEF

angele.jpg

Radin.com & Connards corporation

Capté sur le point, 03.03.2009, «le Medef refuse toujours d'appliquer l'accord sur l'augmentation des bas salaires de 200 euros paraphé vendredi en Guadeloupe par le Collectif contre l'exploitation LKP et plusieurs syndicats patronaux minoritaires. Le dirigeant local du Medef Willy Angèle (mine pathibulaire ci-haut) ne cesse de justifier son refus de signer ce document qui prévoit le financement d'une hausse salariale par les entreprises de 50 euros, les collectivités locales de 50 euros et de 100 euros pour l'État. «Après ce que nous venons de vivre, il est très difficile pour les entreprises de prendre l'engagement de se substituer au bout de deux ans aux primes de l'État et des collectivités locales» et verser la participation de 100 euros, répète Willy Angèle. [...]

De toutes façons l’épître du MEDEF est sans surprise y compris en période de crise: leurs gueux sont à la saignée, les riches font du gras. Rien à attendre de profiteurs.

«Le Medef local peut compter, ajoute le point, sur le soutien de Laurence Parisot. Cette dernière a mis les points sur les i, jugeant que l'accord paraphé vendredi est bien impossible à signer pour son organisation patronale. «On sait que l'économie guadeloupéenne est KO. Comment voulez-vous que l'on s'engage ?!», s'est-elle exclamée en rappelant qu'«un engagement financier rend cet accord mortel pour les entreprises». Willy Angèle a placé des chiffres sur les craintes exprimées par la présidente du Medef : selon lui, il faut tabler sur des dépôts de bilan à la pelle et sur 10.000 à 14.000 suppressions d'emplois en raison de la grève, avec un taux de chômage passant de 23 % à 30 %.» Source.

Du point de vue de l’analyse, la rigueur économique conduirait à accompagner la cessation d’activités et d’investissements qui ne permettent pas aux salariés de pouvoir au moins survivre du fruit de leur travail à défaut d’en vivre décemment. Ce sont les lois élémentaires de ce marché dont la Parigourdine (la Gourde de Parisot) et ses pairs nous serinent les vertus à longueur d’année.

Alors s’il s’agit de payer deux fois, une première fois par le prix de la servitude d’une rémunération indécente et une seconde, celle de trop ,en renflouant ou en subventionnant des canards boiteux dirigés par des incompétents et profiteurs de surcroît, non merci ! Fermez donc vos merdes. Mais fermez vite et qu’on passe à autre chose que votre économie de rente et de situation et allez vous faire bouillir! LFDM.

03/03/2009

Guadeloupe : accord en vue avec les extrémistes du LKP?

domota.jpgLe protocole d'accord avec le LPK est «prêt», selon le préfet

Alors comme ça les extrémistes, indépendantistes, on n’a pas entendu «terroristes» mais l’idée n’était pas bien loin, seraient prêts à signer un accord social? A lire la presse Pravda ces derniers temps, l’express surtout et les chronique de Barbier, on aurait cru que le LKP souhaitait par-dessus tout aucun accord, mais l’indépendance, le clash, la violence. Pour 200 euro, c’est donc pas cher la Guadeloupe.

En fait, les rédactions parisiennes peu habituées à voir des noirs réclamer des droits, et plutôt enclines à enfermer ces français-ci dans la resucée de l’humanitaire, autant dire de l’aumône qui nous valorise, ont peu goûté l’intransigeance de principe d’Elie Domota. Or, comme on le verra lorsqu’il s’agira de tirer les conséquences de ce mouvement social pour la Nation, arc-bouté sur des principes simples, sociaux et non politiques, ou si l’on veut, forcément politiques parce qu’éminemment sociaux, c’est somme toute indifférent, Elie Domota aura permis à toute la population des régions ultrapériphériques de s’inviter à la table de la crise, et décider de la manière avec laquelle l’effort doit être collectivement partagé. C’est en soi un legs à la Nation par ces temps de crise. C’est un laboratoire pour la France, une expérimentation, l’aiguillon qui lui évitera les recettes archaïques du serrage des boulons des tortionnaires sociaux. Il n’est pas étonnant à cet égard que le MEDEF de la parigourdine ait été le principal obstacle à cet accord, dissuadant le gouvernement de prendre ses responsabilités. La France est encore une démocratie et si les patrons y font la loi par le fait, ils ont compris à cette occasion que leurs intérêts cèderont pour un temps encore devant la volonté populaire. Ne doutons pas que le 19 mars, la métropole expliquera à ces nantis comment redistribuer les dividendes en cas de crise. Toute société en surchauffe a besoin de soupapes et les élites feraient mieux d’y regarder à deux fois face à la grande misère qui s’installe.

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu