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29/01/2010

Sarkozy lance un Sous-Marin contre Villepin…

Ici Radio Elkabach, le Procureur parle aux français

Oyez oyez! La Gaule des sans-culottes! Y a d’la testostérone dans l’vestiaire et de l’écrêtage d’ego en perspective! Placez vos bourses dans l’hémoglobine, les cours vont se redresser. La chronique judiciaire a déjà tiré des quarts de finale pour la présidentielle 2012. A votre droite du gallodrome, ce sera Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin vs Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. A votre gauche patience, en attendant un crêpage de chignon entre Martine et Ségolène, on rêverait d’avoir une friction couillue entre Mélenchon et le serial fucker du FMI. Juste pour se poêler… 

Sur le premier duel. Naboléon était déjà petit côté sondages, il sortira ratatiné de cet acharnement à peine fardé contre son ennemi intime, le Vil Mousquetaire d’«un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le sien, l'Europe» (Dixit Galouzeau…) En Sarkozie on aura tout vu. Les proc ne se contentent plus de rédiger les réquisitoires et de les adresser au greffe. Ils vont sur les antennes de radios annoncer leurs actes de procédure. A quand la mise en examen en 64 bits et en ADSL? N’importe quoi…

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Mais quel est donc le malin de l'entourage qui a eu l’idée de poursuivre? C’est en effet un boulet dans l’ergot que vient de se tirer l’Empire en téléguidant son sous-Marin de Proc’ qui se prétend indépendant, certes mais alors comme un joug, mais qui torpille la remise en scène politique du Chevalier Blanc de Villepin. Celui-ci est désormais fondé à prendre l’opinion qui opine à témoin, et décliner son couplet victimaire sur le mode tonitruant façon discours de l’ONU.  Visez un peu le tableau: la grande tringle aux cheveux d’argent sur les marches du Palais le 26 janvier 2011, jour du verdict et date anniversaire du bonzaï: «j’étais ici par la volonté d’un homme armé d’un croc de boucher. Qui vous savez… J’en sors libre!»  Ça va être une charcuterie, le Waterloo de l’Empire.

A l’arrivée si Galouzeau s’y prend mal, il rognera 6% aux suffrages malingres de Naboléon. S’il s’y prend moins mal, ce sera entre 8 et 10 %. Si la mayonnaise prenait, c’est bien connu «les français [étant] des veaux» , ça pourrait suer sous les chaumière y compris au Château. Songez que 11% c’était le score du Chi à un an de la présidentielle que les sondologues du doigt de l’homme tel Roland Cayrol, donnaient au Ballamouchi dès le premier tour, dixit aussi Sarkozy d’alors. On sait ce qui en fut.

Nous avions pris les paris ici que l’Empereur se ferait, royalement sinon au martinet, castrer à la prochaine présidentielle, sait-on jamais avec ces femmes en poupe du parti de la Rose. Nous sommes désormais prêts à investir sur sa bérézina. Nicolas II ne succédera pas à Naboléon. Il n’a plus d’espace à droite, Marine fille de son pénible de père tient la bordée et charme efficacement le popu-cocu. La boutique est tenue. Quant au fâcheux d’extrême droite pur et dur, généralement instruit et rancunier, nous tenons pour avéré qu’il n’est pas du genre à se faire enfiler deux fois.

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02/11/2009

Identité nationale, les royalties du Front National

En attendant l’épave

Rebelote. Revoilà la chienlit et son arlésienne, l’identité nationale avec en fond sonore, l’immigration. Autrement dit, en réponse aux problèmes posés par la dette, le climat, le pouvoir d’achat, le chômage, quel est, selon nos dirigeants, le seuil acceptable de nègres et de bougnoules parmi nous? Car comme dit l’autre, «ne nous cachons pas, c’est quand même eux qui foutent le bordel». Donc, question sérieuse et urgente, doivent-ils ou non déclarer publiquement leur amour pour nous? D’ailleurs l’Empereur a été élu pour ça et il le clame: «Ces mots (identité nationale) ne me font pas peur». Qui donc en doutait? On a cependant eu droit cette semaine à une variante à laquelle le pouvoir ne nous avait pas habitués. Déclinaison tellurique du «Nous et les autres qui nous font chier». L’Empereur a énergiquement enfoncé le soc dans la Frônce profonde, tripatouillant les dessous de Barrès, Maurras, pour gratter «la terre qui ne ment pas», histoire de farfouiller dans les entrailles génitrices du sol de quoi il Pétain. Ca sent l’élection… Et le gadin aussi on parie? Gare, ça peut commencer par la Marseillaise dès bas-âge et dès potron minet dans nos écoles pour finir sur des airs obligatoires de "Maréchaal, nous voilà!".

Vous commencez à connaître la méthode du doigt dans le cul. Qui est contre la pluie lève le doigt! Sans rire, non seulement un ventilateur à merde tel qu’Opinion Way trouverait matière à faire une étude, mais sur l’immigration, n’importe quelle officine sondagière trouverait à distinguer les doigts dans le cul des doigts dans le nez pour en faire une actu. A notre très moderne époque, réforme oblige, on sonde tout, on sonde pour tout. Il faut bien faire ce que le peuple attend, donc être à l’écoute de ses humeurs, le sentir. Sentir le doigt de l’homme… Pour autant, parfois, souvent et même tout le temps, les olibrius qui nous prennent pour des pignoufs et nous gouvernent se prennent la banane pour rien.

Sur l’identité nationale, dernière corde en date, La Feuille De Manioc attend de voir l’épave grossière sur les platanes de la démagogie pour se marrer. Certes les premiers retours de sondages à propos du débat sur les nègres et les bougnoules affichent des scores soviétiques et l’Empire pavoise. La tendance serait à obliger les jeunes issus de l’immigration à faire profession publique d’amour de la France, ses emblèmes, son hymne. Qui doute en effet un seul instant, en présence de cette question, qu’elle ne concerne pas les «français de souche» par rapport aux «français de branche»? Pas grand monde. La Feuille De Manioc va même plus loin, et met quiconque au défi de soutenir que cette question ne concerne pas que les français issus de noirs et d’arabo-musulmans… Chiche? Puisqu’on vous dit que ce sont eux qui foutent le bordel. C’est vrai qu’il n’y a pas de problèmes avec les descendants de polonais, d’espagnols, d’italiens. Ceux-ci se sont bien intégrés puisqu’on ne les voit pas. Avec les nègres et la burka avouez que c’est tout de même différent! Mais les déficits alors? La crise financière? Le scandale d’Outreau, la grippe H1N1… Il n’empêche, c’est quand même de leur faute.

Indécidable identité

En attendant l'identité nationale... On songe évidemment à la pièce de Samuel Beckett, à l'histoire d'une attente vaine...  C'est l'histoire comme disait Coluche de Vladimir et Estragon, une paire de cloches qui attendent un troisème personnage énigmatique, Godot. Ainsi l''énigme de la pièce cesse d'être Godot et se déplace sur l'attente. Les personnages s'occupent, se chamaillent, s'écharpent... au point de ne plus savoir pourquoi ils attendent. Il n'empêche, ils persistent à attendre. Quoi? On ne sait finalement rien de Godot. On finit même par ne rien apprendre de Vladimir et Estragon. Si c'était ça l'identité nationale? Un OPNI, pour Objet Politique Non Identifié?

«Deux vagabonds, Vladimir et Estragon, se retrouvent sur scène, dans un non-lieu (« Route de campagne avec arbre ») "à la tombée de la nuit" pour attendre « Godot ». Cet homme - qui ne viendra jamais - leur a promis de les aider et représente un espoir de changement. En t'attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des "distractions" pour que "le temps passe» En attendant Godot.

L'arlésienne sur l'immigration identitaire rappelle fichtrement l'attente névrotique de Godot ne trouvez-vous pas? Admettons pour faire court, l'identité comme la conscience qu’on a de soi, sorte d’idée vague et en perpétuel devenir de ce que l'on est, par soi-même ou par les autres. Chacun mesure dès le prononcé, le côté plastique et mouvant d’un terme qui prétend fixer les critères de ce que l’on est.

Prenons par exemple l'identité d'une vieille personne, la France n'est plus toute jeune. En parcourant, le nez pincé pour éviter d’humer la poussière, le vieil album de la non moins vieille Tante Yvonne, on devine bien sous ses fossettes ourlées de babines, l’air déjà malicieux d’icelle à 3 mois. Ce n'est plus la même mais c'était déjà la même. On se comprend? Tante Yvonne avait déjà les yeux de sa sœur, notre Tante Frédégonde, celle des trois qui a le plus hérité de notre grand’mère au visage de mégère acariâtre. Bref, à feuilleter ce vieil album photo on parvient à deviner y compris sous ses lèvres pincées faute de râtelier, qu’à 10, 20, 30, 50, 75 et maintenant 92 ans, la ci-devant Tante Yvonne décatie, burinée par le temps est la même qu’à 3 mois.

La prétention identitaire c’est comme la vieillesse de Tante Yvonne. Prétendre fixer ce qui est à chaque fois la même chose dans ce qui change, évolue fatalement, bref, qui vit.  Empruntée aux propriétés des choses inertes, l’identité est indécidable par la loi, insaisissable par la règle s’agissant de ce qui vit. Or étant une idée de la République s’il en est, la Nation a une prétention corporelle, vivante, toutes choses qui l’éloigne de cette fixité identitaire et névrotique à laquelle le débat actuel nous prépare.

Plus «objectives», les identités culturelle et sociale de la Nation auraient davantage d’intérêt pour le débat et les politiques publiques. Elles engloberaient les éléments et les rapports qui permettraient de singulariser la Gaule érectile de l'extérieur, de déterminer les dénominateurs communs de ses membres de ses différents groupes d'appartenance. Bref de faire de la politique au sens noble du concept. Sauf que ce genre de chose est électoralement moins porteur qu'une bonne démagogie de derrière les fagots, et qu’il est plus rentable d’annoncer un débat sur l’identité nationale pour re-susciter celui délétère de l’immigration. Là il s’agit d’enfiler le peuple. On y reviendra plus sérieusement. LFDM.

23/10/2009

La discrimination positive de Saint-Jean

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C’est le pompon! Le Château outragé face au piston du fiston…

L’hiver approche, l’heure est à la grippe. Normal nous direz-vous, c’est de saison. D’autres virus font cependant tousser le Château. Ce sont ces grippes outre-porcines, notamment la dernière en date, colportée par un virus inconnu de la Sarkozie unanime, le Mediavirus B1N1, autrement dit Nepos Respublica Banania, formé, c'est une blague, du terme République que chacun aura saisi, de l’interjection latine babae, pour «merveilleux» qui a engendré «banane», et de nepos qui signifie «neveu». Le népotisme traduit le désir chez un homme en place, par exemple au Château, d'avancer ses parents par simple mesure de discrimination positive, mettons par exemple, son cancre de fiston redoublard d’une deuxième année de fac de droit.

Et le Château de découvrir, par la voix du plus piètre de ses porte-flingues Fréderic Lefebvre, qu’un journaliste peut, histoire de justifier ses émargements, et ne serait-ce que quelque jours par an, faire son travail de journaliste, informer y compris par simples comptes-rendus ou dépêches. Exemple: «Le Fils de Crao est candidat à la Présidence de l’Epad». C’est déjà trop pour le Château. Frédéric Lefebvre préférerait sans doute qu’on rende compte du fait en alléguant que la «Faculté de Droit de la Sorbonne n’est pas assez digne de recevoir l’intelligence du Fils de Crao». C’est pour cela que le prodige surdoué récidive en redoublant la deuxième année après avoir redoublé la première.  Vous parlez d'une conspiration!

La fin du tautologisme politique

On assiste peut-être à la fin du «c’est comme cela parce que c’est pas autrement» à répétition. Ce que nous analysons comme le tautologisme politique. L’hiver approche et les nuages avec. Depuis quelques temps la rhétorique semble se heurter au réel. Au Château on se froisse des comptes-rendus de népotisme pendant que la planète entière raille la France qui, comme le «poisson, pourrit toujours par la tête». Dixit Marine Le Pen, bretonne qui de surcroît est bien prénommée pour tirer la métaphore océane. C’est donc un complot mondial: «Il y a un phénomène dans ce pays, tance l’apprenti inquisiteur de l’UMP, c'est qu'on a une opposition qui ne fait plus son travail», et que «les médias considèrent chaque matin qu'il faut trouver le sujet pour essayer de déstabiliser le président de la République», a déclaré M. Lefebvre sur RTL dans une violente charge contre les médias. Alors qu'on lui demandait s'il voulait dire que «les médias» avait remplacé l'opposition dans la critique de Nicolas Sarkozy, il a répondu: «oui c'est exactement ça». C’est Voila.fr qui rapporte. Or les appréciations de Marine Le Pen, des journalistes et de la presse internationale n’ont aucune incidence sur le chômage. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas les auteurs des promesses d’abondance telle que «travailler plus pour gagner plus» du moulin à parole installé depuis deux ans et demi au Château.

Selon la Feuille de Manioc, si la Sérénissime candidature de Saint-Jean de son Père était intervenue il y a un an encore, elle ne serait certes pas passée inaperçue, mais le tollé n’aurait pas suscité la même insurrection populaire. Si le rejeton de son père a retiré sa candidature à une élection où même les chèvres ne peuvent perdre, il suffit seulement d’être UMP, c’est parce que l’expédient de la tautologie comme programme politique par la communication est usé. Ca coince, les performatifs ne passent plus. Le Château est condamné à trouver autre chose, d'autres ficelles, sous peine de déchoir. Mais que refiler après tant de mensonges et d’injustices?

La Candidature de Saint-Jean ravalée en exercice de bouffage public de chapeau, est l’une des reculades médiatiques qui resteront accrochées, non au croc de boucher, mais au doigt de l’Homme manipulateur du Château jusqu’à la fin du quinquennat. Elle témoigne des carences en matière de lecture stratégique et, en dépit de la consommation démesurée de sondages, de l’inintelligence qu’a le Château de l’opinion, c’est dire sa méconnaissance du peuple.  Or les journaleux aujourd'hui accusés de conspirer nous ont suffisamment bassinés sur la préscience sarkozienne de l'opinion pour qu'on souligne justement que cette compétence-là aussi est abusive.  Il ne suffit plus de dire que Sarkozy a du talent pour que se soit vrai. Il faut désormais convaincre le peuple étranglé par cette corde. Au fait l’image de la chèvre qui se ferait élire à Neuilly n’est pas de nous. C’est balancé par Arnaud Montebourg, lui aussi porte-flingue du PS. Sauf qu’à la différence de l'aboyeur de l'UMP, celui-ci a de la substance.

Patience ma couille…

On savait déjà les prétentions de l’Empire juchées sur talonnettes. Pour autant, ayant additionné la paire, on les disait généreusement décimétriques. Voila que déjà pelliculaires à l’échelle du monde, elles se ratatinent par la volonté du Père sur le fils, auréolé le temps d’une prétention, du saint esprit. Il y a forcément du désordre Œdipien dans cette affaire. Forcément puisque Œdipe signifie celui qui a les chevilles qui enflent. Il y aurait même comme disait Lacan, de la forclusion du nom du père, mais alors délétère puisque, en l’espèce, ce dernier est actif. LFDM

 
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