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04/03/2009

Guadeloupe: Angèle et les démons radins du MEDEF

angele.jpg

Radin.com & Connards corporation

Capté sur le point, 03.03.2009, «le Medef refuse toujours d'appliquer l'accord sur l'augmentation des bas salaires de 200 euros paraphé vendredi en Guadeloupe par le Collectif contre l'exploitation LKP et plusieurs syndicats patronaux minoritaires. Le dirigeant local du Medef Willy Angèle (mine pathibulaire ci-haut) ne cesse de justifier son refus de signer ce document qui prévoit le financement d'une hausse salariale par les entreprises de 50 euros, les collectivités locales de 50 euros et de 100 euros pour l'État. «Après ce que nous venons de vivre, il est très difficile pour les entreprises de prendre l'engagement de se substituer au bout de deux ans aux primes de l'État et des collectivités locales» et verser la participation de 100 euros, répète Willy Angèle. [...]

De toutes façons l’épître du MEDEF est sans surprise y compris en période de crise: leurs gueux sont à la saignée, les riches font du gras. Rien à attendre de profiteurs.

«Le Medef local peut compter, ajoute le point, sur le soutien de Laurence Parisot. Cette dernière a mis les points sur les i, jugeant que l'accord paraphé vendredi est bien impossible à signer pour son organisation patronale. «On sait que l'économie guadeloupéenne est KO. Comment voulez-vous que l'on s'engage ?!», s'est-elle exclamée en rappelant qu'«un engagement financier rend cet accord mortel pour les entreprises». Willy Angèle a placé des chiffres sur les craintes exprimées par la présidente du Medef : selon lui, il faut tabler sur des dépôts de bilan à la pelle et sur 10.000 à 14.000 suppressions d'emplois en raison de la grève, avec un taux de chômage passant de 23 % à 30 %.» Source.

Du point de vue de l’analyse, la rigueur économique conduirait à accompagner la cessation d’activités et d’investissements qui ne permettent pas aux salariés de pouvoir au moins survivre du fruit de leur travail à défaut d’en vivre décemment. Ce sont les lois élémentaires de ce marché dont la Parigourdine (la Gourde de Parisot) et ses pairs nous serinent les vertus à longueur d’année.

Alors s’il s’agit de payer deux fois, une première fois par le prix de la servitude d’une rémunération indécente et une seconde, celle de trop ,en renflouant ou en subventionnant des canards boiteux dirigés par des incompétents et profiteurs de surcroît, non merci ! Fermez donc vos merdes. Mais fermez vite et qu’on passe à autre chose que votre économie de rente et de situation et allez vous faire bouillir! LFDM.

03/03/2009

Guadeloupe : accord en vue avec les extrémistes du LKP?

domota.jpgLe protocole d'accord avec le LPK est «prêt», selon le préfet

Alors comme ça les extrémistes, indépendantistes, on n’a pas entendu «terroristes» mais l’idée n’était pas bien loin, seraient prêts à signer un accord social? A lire la presse Pravda ces derniers temps, l’express surtout et les chronique de Barbier, on aurait cru que le LKP souhaitait par-dessus tout aucun accord, mais l’indépendance, le clash, la violence. Pour 200 euro, c’est donc pas cher la Guadeloupe.

En fait, les rédactions parisiennes peu habituées à voir des noirs réclamer des droits, et plutôt enclines à enfermer ces français-ci dans la resucée de l’humanitaire, autant dire de l’aumône qui nous valorise, ont peu goûté l’intransigeance de principe d’Elie Domota. Or, comme on le verra lorsqu’il s’agira de tirer les conséquences de ce mouvement social pour la Nation, arc-bouté sur des principes simples, sociaux et non politiques, ou si l’on veut, forcément politiques parce qu’éminemment sociaux, c’est somme toute indifférent, Elie Domota aura permis à toute la population des régions ultrapériphériques de s’inviter à la table de la crise, et décider de la manière avec laquelle l’effort doit être collectivement partagé. C’est en soi un legs à la Nation par ces temps de crise. C’est un laboratoire pour la France, une expérimentation, l’aiguillon qui lui évitera les recettes archaïques du serrage des boulons des tortionnaires sociaux. Il n’est pas étonnant à cet égard que le MEDEF de la parigourdine ait été le principal obstacle à cet accord, dissuadant le gouvernement de prendre ses responsabilités. La France est encore une démocratie et si les patrons y font la loi par le fait, ils ont compris à cette occasion que leurs intérêts cèderont pour un temps encore devant la volonté populaire. Ne doutons pas que le 19 mars, la métropole expliquera à ces nantis comment redistribuer les dividendes en cas de crise. Toute société en surchauffe a besoin de soupapes et les élites feraient mieux d’y regarder à deux fois face à la grande misère qui s’installe.

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28/02/2009

Guadeloupe, le racial recoupe l'ethnique

guadeloupe2.jpgA lire, Les Echos 26.02.09 «La dimension ethnique est une constante dans les conflits sociaux en Guadeloupe
Interview de Patricia Braflan-Trebo, Universitaire guadeloupéenne

Extrait: «Le sentiment d'abandon est exactement le même. La Halde est d'ailleurs saisie en Guadeloupe dans les mêmes proportions et pour les mêmes raisons qu'en métropole. Cela dit, il y a aussi des personnes blanches parmi les manifestants, car les difficultés économiques ne touchent pas uniquement la population noire. Le conflit est à la fois ethnique et social. Les hommes politiques qui refusent de reconnaître la dimension identitaire de cette crise refusent tout simplement de voir que le modèle d'intégration français a échoué en banlieue comme en Guadeloupe. Nous savons pertinemment que nous ne sommes pas égaux en Guadeloupe. Le pouvoir est réparti principalement entre des mains blanches. Tous les hauts fonctionnaires de l'Etat, à commencer par le préfet et son équipe, sont blancs, de même que les patrons des entreprises publiques. A ce titre, l'Etat est loin de montrer l'exemple.» Source.

 
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