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07/10/2009

Marine Le Pen : « le poisson pourrit toujours par la tête »

Ca sent la marée au sommet

Yves Calvi tente une couverture et se démasque. Il aurait mieux fait de fermer son claque-merde: «Je précise que j’ai lu ce livre. Le compte rendu que vous en faites est au minimum un peu rapide» ose-t-il. Flagrant délit de connivence entre médias, journalistes et classe politique. Flagrant délit de mensonge et d’omerta et sur fond de pédophilie. Après il ne faudra pas s’étonner que les populistes de tous poils raflent la mise au moment des élections.

Yves Calvi, un des agents les plus zélés de l’institution, donc de la Sarkozie, s’est fait moucher par une Marine Le Pen remontée à fond les ballons, dans un simple exercice d’intelligence textuelle, autant dire le b-a ba du journalisme. Au début il tente au moyen d’une de ces ficelles dont l’omerta journalistique germanopratine a le secret, de tempérer le contenu sulfureux des confidences de Frédéric Mitterrand sur les amours juvéniles, pour rester polis, de ce dernier. Quelle importance au fait… Ce ne sont que des enfants thaïlandais.

Le passé du neveu de son oncle, Frédéric Mitterand, demeuré du côté de la réaction comme il le revendique lui-même, sauf pour ce qui concerne les menus plaisirs qu’il a rapportés avec une précision d’horloger dans son ouvrage La mauvaise vie, un titre en soi pour décrire ses expériences thaïlandaises, Le passé du neveu Mitterand remontà la surface, tout en exhalaisons sulfureuses. Tout d’un coup, la prise de position hâtive et très engagée du Ministre de la Culture dans l’affaire Polanski est mise en perspective et gagne en intelligibilité.

La morale par l’anathème

Ce n'est pas parce que c'est une Le Pen que c'est faux. La ficelle, ou plutôt, la corde grossière ne passe plus. Sur le plateau, la  fille de son père Marine Le Pen tient sa proie. On devine bien la gêne des titulaires de la moraline par statut. Marine a beau jeu de s’indigner à partir de cette vertu dont les sectes dirigeantes excommunient son père et l’extrême droite. Pourquoi se gênerait-elle ? Pour faire la morale aux autres il faut avoir le cul propre. Ici comme chez SOS-Rolex c’est plutôt maculé que tout net. Tous ces gens ne disent la vérité du simple fait qu’ils l’énoncent, eux et pas d’autres. Ils tiennent la vérité parce qu’eux sont l’Etat, les médias, l’élite, le pouvoir économique, ils constituent l’établissement, comme dit le père de Marine. Et de ce statut, ils violent impunément et volent allègrement.

Des tréfonds de leurs impostures les prélats de la morale enjoignent au petit peuple de se commettre. Ce petit peuple soumis qui n’en fait jamais assez selon cette élite délétère. Cette populace, on connaît la rengaine, de tous les défauts, qui n’est pas assez droite et tout à la fois pas assez souple à la réforme, à la modernité, naturellement encline à tous les vices, à la fainéantise, la fourberie, au larcins, aux excès de vitesse, à la gruge.

A longueur d’année les gens de bien veillent sur nous et nous administrent leurs leçons de cette autorité qu’ils tirent de ce qu’ils violent et ceux qu’ils baisent. Là ce sont des enfants. Ecœurant. LFDM.

06/09/2009

Umberto Eco, «Casse-toi pauv’ Con»

La guerre du faux

Umberto Eco a pondu il y a quelque temps déjà un essai qui pourfendait le triomphe du faux comme valeur absolue de notre époque. C’était plus que prémonitoire. Les mises en scène de Luc Chatel ne semblent pas isolées. Le figurant est une denrée en hausse. Faux participants aux émissions, faux militants dans les supermarchés, faux travailleurs dans les usines, chiffres faux du chômage, faux Bigard qui contexte le 11 septembre, où s’arrête le faux ?

Lorsqu’on se dresse sur nos deux pattes et qu’on ergote sur la question de les avoir dans la merde mais de chanter toujours, d’être des girouettes, toujours, de se refaire la crête, toujours, même si pour cela il nous faut sélectionner plus petit que soi, pour que la nôtre dépasse toujours, plus moche que soi pour paraître beau. C’est bien connu qu’au pays des aveugles, y compris en Gaule érectile, le borgne est roi, à chaque Lilliput son Gulliver, le nain surpasse les plus nains, à chaque coup de pied, le cul du voisin, l’idiot le niais, et nous dans tout ça…, le français comme d’habitude se moque de son cousin de toujours, le Belge…

Le belge est un être blagueur. Même leurs vérités sont des farces. Voilà un journaliste, tout ce qu’il y a de différent de nos sherpas germanopratins du Politburo médiatique, un journaliste, un vrai, qui se fend d’un reportage montrant comment le Château-En-Gaule-Erectile bidonne ses visites pour les lisser, sans heurt ni casse-toi pauv’con pour faire vrai. A quoi bon se faire chier à démêler le vrai du faux alors qu’une urgence nous convoque, Secret Story va commencer. Et puis cet omniprésident qui s’occupe si bien de tout, pourquoi se faire chier à faire de vrai reportage ? Il faut être belge pour cela.

«Qu'ont en commun les musées californiens, les Brigades rouges et les blue-jeans? Pour Umberto Eco, ils servent l'industrie du faux, les stratégies de l'illusion, de l'apparence absolue. Dans ce recueil il nous livre un exercice de flair sémiologique, comme disait Roland Barthes, cette faculté de voir du sens là où on serait tenté de voir des faits, afin de dénoncer, d'une part les choses sous les discours, d'autre part les discours sous les choses. Des discours qui cachent d'autres discours, des discours qui croient dire une chose mais en signifient une autre, ou encore les discours qui cachent leur propre inconsistance. Eco voyage dans l'Amérique, voyage dans l'hyperréalité, où les musées de cire, les châteaux de Disney et le Coca-Cola deviennent les signes d'une nouvelle culture en action. Il pourfend aussi les mass-médias, le sport de masse et la culture comme spectacle. McLuhan en sort même égratigné.» Wikipedia La Guerre du Faux

Et pour la fin de notre affaire, le belge est à ce point farceur que lorsqu’il démonte un faux et se fend d’un vrai reportage de vrai journaliste, qui met à nu les bidonnages de l’Elysée, c’est pour le ponctuer d’un dubitatif «pas sûr que les français soient dupe». Pouah! C’est trop nous prêter, à moins que la chute soit en vérité une fausse blague belge… LFDM

02/05/2009

Le journalisme: propagande, révérence, stéréotypes…

jourde.jpgLes citoyens nous éclairent sur le Web, réduit de nos libertés

Sur le houaibe, nous avons rencontré un causeur qui dit des âneries dans le même genre que les nôtres, en moins rapide et en plus sérieux. Ce qui fait deux qualités essentielles méritant l’attention des manioqueurs. Nous vous présentons Pierre Jourde, romancier et causeur. Sous sa plume, le trou-du-cul de Franz-Oliver Giesberg, en prend pour son matricule. Laquais du pouvoir s’il en est, sa longévité ne témoigne guère de la qualité de son travail mais de ce qu’il a survécu à toutes les compromissions. Comme la plupart de ses confrères journalistes, il se croit intelligent travaillant à s’accrocher aux colonnes maculées de textes ignares, à tenir les plateaux de télévision et les ondes de radio comme le lieutenant une place forte. En tous œuvrent contre le genre humain et pour leur bien. Leurs patrons qui sont aussi ceux de la finance sinon ceux que l’inceste capitaliste-fnance, jouent à faire croire qu’ils sont intelligents. Les benêts d’en face qu’on enfile croient qu’ils sont intelligents et, les écoutant, vont travailler tous les jours en se faisant traiter par la coalition des premiers, de fainéasses irréformables. Comme tout cela est insuffisant à leur jouissance, ils payent sur le reliquat de leurs deniers, la vaseline qui leur permettra de survivre à cette enflure… Pour en redemander. Jusqu’au jour ou le farci va péter. Ce jour-là, vu l’intubation il ne faudra pas être de ses voisins…

Le texte que nous vous proposons à lire concerne les journalistes à propos des contre-réformes Darcos-Pécresse. Le credo dit certes que nous sommes la patrie des droits de l’homme. Il n’est cependant pas certain que de le répéter à l’envi préserve la démocratie et nous préserve de ces régimes que nos valeurs incantatoires mettent à l’index. Pour l’esprit, la démocratie supposerait que l’exécutif soit limité et contrôlé par le peuple. Sa forme indirecte, la nôtre, suppose que les représentants du peuple, les bâtards, les gueux, les mécréants, les coquins, les faquins, bref tout ce que nous sommes et ce dont nous nous flattons, le peuple donc, que ses représentants ne se tétanisent pas, le doigt sur la couture à la moindre imminence ou colère du chefaillon qui par ailleurs est non seulement petit, mais aussi bas. En démocratie, les représentants du peuple n’accourent pas tels des godillots lorsque l’autocrate leur dit d’aller revoter Hadopi… En démocratie la justice est supposée ne pas être aux ordres. En démocratie la police à défaut d’être polie, l’hypothèse étant vécue comme une contradiction de fonction, respecte les droits élémentaires des personnes et en particulier des jeunes pour lesquels elle est réputée tenir d’exemple. En démocratie, la presse est attendue libre. Et ce n’est pas que de le dire, il convient d’y penser.

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