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16/07/2009

Bizarre, le chantage de Nortel ne sent pas le gaz

643123.jpgDeux poids deux mesures

Forcément puisque les bouteilles de gaz étaient vides, c’était pour rire! Des ouvriers de New Fabris à Châtellerault ont menacé de faire sauter leur outil de travail qui a fait la fortune des actionnaires de l’industrie automobile, lesquels veulent désormais les virer pour s’enrichir davantage, forcément, crise oblige, les voitures se vendent moins. Forcément, en mettant les seniors métallos au chômage, ont peut compter sur un redressement des ventes de voitures plus encore avec l’arrêt de la prime à la casse. Pour une fois que des torche-merde (les ouvriers dans le jargon capitaliste) inspirent des cadres bien pensants… Ceux de Nortel à Châteaufort leur ont emboîté le pas de New Fabris.

Dites, on n’a dû mal écouter, mais les grands mots que gouvernement, majorité UMP et observateurs Pravda de la politique tenaient en bave continue sur le crachoir ne se sont pas fait entendre à l’image des rodomontades de rigueur pour la grève en Guadeloupe: «l’ordre républicain doit régner partout sur le territoire» par ci, «on ne répare pas une injustice par du racisme» par là, «la grève est un droit constitutionnel, mais personne n’a le droit d’empêcher les français qui souhaitent travailler de le faire…», fini tout ça! Là comme d’hab, «ce n’est pas la même chose, ne mélangez pas tout». Et puis avec Domota et le LKP, la République faisait face à une forme sourde de terrorisme.


Ici, la République a donc dépêché son Speedy Gonzalès de service. L’ex motard et self-ministre-man devenu Ministre du sinistre industriel a enfourché… sa Citroën gouvernementale pour se rendre fissa au chevet des chefaillons de Nortel qui menancaient de tout faire sauter. Forcément! Il s’agit de tenir compte de la détresse de ces malheureux cadres et de leur gagne-pain, parce que eux savent voter. Qu’on se rassure, la Feuille de Manioc ne critique pas l’attitude des ouvriers qui croient devoir adapter leur défense en renouvelant le rapport de force. Le capital et les patrons n’ont pas le monopole de la violence et n’irons pas en taule à la place de ceux qui se feront choper. Et d’ailleurs n’était-ce pas pour du beurre? Les bonbonnes de gaz étaient vides alors ça ne compte pas.


Puisqu’on vous dit que c’était pour rire! Rebelle au rire. C’est bien cela qu’on reproche à Elie Domota, son côté pince sans rire. Pourquoi donc avoir viré Mister Bean (Yves Jégo selon Sarko) dont la seule présence déridait les tables rondes des Etats généraux? Décidément à la Feuille de Manioc on ne comprend rien à l’humour de l’Empereur. Si quelqu’un a le mode d’emploi, nous sommes preneurs. LFDM

21/06/2009

«Assommons les pauvres!» nègres...

Encore un Béké qui dit ouvertement ce qu'il pense

Comment traite-t-on celui dont on traîna le corps outre-atlantique afin que de sueur, du sang et du viol on fasse du sucre et de cela, nos esprits de lucre? Va te faire intégrer au Sénégal puisque  tu la trouves la colonisation si mauvaise que cela… Au sujet de mendiant, le Démon de Beaudelaire avait eu cette sentence: «Celui-là, seul, est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là, seul, est digne de la liberté, qui sait la conquérir.» Voici le noir qui hante ma morale. Encore lui! Le voici à l'heure céleste du repentir, invité au rituel «Mea Culpa, Mea Culpa, Mea Maxima Culpa», pour soulager le Béké. Enfin, nous y voilà! Enfin la normalisation débridée de l’amoral et que vive demain, le surhomme.

Non décidément ce qui choque la Feuille de Manioc, c’est l’idée même qu’il y ait des toqués, noirs pour la plupart, que cela choque et rien d’autre. Nul besoin certes de tourner autour de cet abruti pour se convaincre que l’esprit est en face d’un dégénéré, mais cet ignare ne dit autre chose qu’une impuissance qui, depuis 1492, par la morale a fait d’eux des êtres serviles. Une servitude qui couvre le maître de louanges et se plaint de ce qu’il n’est pas si bon qu’il le prétend plutôt que d’assommer le maître. Un abaissement sans commentaire qui donne envie de relire Baudelaire «Assommons les pauvres!»

Texte extrait du Spleen de Paris.

Pendant quinze jours, je m’étais confiné dans ma chambre, et je m’étais entouré des livres à la mode dans ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans); je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J’avais donc digéré, -avalé, veux-je dire,- toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, -de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés. On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d’esprit avoisinant le vertige ou la stupidité.

Il m’avait semblé seulement que je sentais, confiné au fond de mon intellect, le germe obscur d’une idée supérieure à toutes les formules de bonne femme dont j’avais récemment parcouru le dictionnaire. Mais ce n’était que l’idée d’une idée, quelque chose d’infiniment vague.
Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants.

Comme j’allais entrer dans un cabaret, un mendiant me tendit son chapeau, avec un de ces regards inoubliables qui culbuteraient les trônes, si l’esprit remuait la matière, et si l’œil d’un magnétiseur faisait mûrir des raisins. En même temps, j’entendis une voix qui chuchotait à mon oreille, une voix que je reconnu bien; c’était celle d’un bon Ange, ou d’un bon Démon, qui m’accompagne partout.

Puisque Socrate avait son bon Démon, pourquoi n’aurais-je pas mon bon Ange, et pourquoi n’aurais-je pas l’honneur, comme Socrate, d’obtenir mon brevet de folie, signé du subtil Lélut et du bien avisé Baillarger? Il existe cette différence entre le Démon de Socrate et le mien qui celui de Socrate ne se manifestait à lui que pour défendre, avertir, empêcher, et que le mien daigne conseiller, suggérer, persuader. Ce pauvre Socrate n’avait qu’un Démon prohibiteur; le mien est un grand affirmateur, le mien est un Démon d’action, ou Démon de combat.

Or, sa voix me chuchotait ceci : «Celui-là, seul, est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là, seul, est digne de la liberté, qui sait la conquérir.»
Immédiatement, je sautais sur mon mendiant. D’un seul coup de poing, je lui bouchai un œil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassais un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m’étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d’une main par le collet de son habit, de l’autre, je l’empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j’avais préalablement inspecté les environs d’un coup d’œil, et que j’avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour assez longtemps, hors de la portée de tout agent de police.

Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d’une grosse branche d’arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l’énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefsteak. Tout à coup, –ô miracle! ô jouissance du philosophe qui vérifie l’excellence de sa théorie!– je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d’arbre me battit dru comme plâtre. – Par mon énergique médication, je lui avais donc rendu l’orgueil et la vie.

Alors, je lui fis force signes pour lui faire comprendre que je considérais la discussion comme finie, et me relevant avec la satisfaction d’un sophiste de Portique, je lui dis: «Monsieur, vous êtes mon égal! veuillez me faire l’honneur de partager avec moi ma bourse; et souvenez-vous, si vous êtes réellement philanthrope, qu’il faut appliquer à tous vos confrères, quand ils vous demanderont l’aumône, la théorie que j’ai eu la douleur d’essayer sur votre dos.»

Il m’a bien juré qu’il avait compris ma théorie, et qu’il obéirait à mes conseils.

Charles Baudelaire.

29/04/2009

1er Mai Besancenot en Guadeloupe

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Continuité kont la pwofitasion

Y en a qui, lorsqu’ils s’y mettent ne font pas semblant. En tous cas le NPA d’Olivier Besancenot a de la continuité dans les idées et décidé de poursuive le lyannaj en allant planter un piquet (s'il vous plait...) kont la pwofitasion sur place à Gwada. Ca fait plaisir de voir qu’un mouvement politique national n’est pas que dans le circonstanciel au seul effet de circoncire les vagues événementielles qui portent la politicaillerie germanopratine dans les nues de l’opinion qui opine et des sondeurs qui sondent… Oh oui ça fait plaisir, pour une fois, et même pour deux fois… Enfin c'est vous qui voyez... Quant à nous, on a capté ce communiqué de l’agence Tass-AFP sur le site du NPA, et c’est Nulle Part Ailleurs que sur la Feuille de Manioc! LFDM.

«1er mai: Besancenot en Guadeloupe avec le LKP
Le porte-parole du NPA s’était déjà rendu sur place en février dernier, «pour apprendre» et dans l’intention de reproduire en métropole la grève générale qui avait duré 44 jours.

Olivier Besancenot défilera le 1er mai avec le collectif LKP en Guadeloupe et doit, à cette occasion, rencontrer le porte-parole du LKP, Elie Domota, a annoncé mardi Pierre-François Grond, du NPA.

La manifestation aura lieu dans la ville de Petit-Canal, un «endroit symbolique de l’esclavage» situé à 20 km de Pointe-à-Pitre. «C’est une manière aussi pour le 1er mai de mettre l’éclairage sur l’endroit où ça été le plus combatif ces derniers temps et puis où il y a une victoire», selon Grond, alors que le NPA appelle depuis plusieurs semaines à reproduire en métropole le mouvement guadeloupéen de grève générale et prolongée.

Besancenot doit rester en Guadeloupe «jusqu’au week-end» avant de se consacrer à la campagne électorale des européennes. Lors de son déplacement en février dernier, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste avait affirmé qu’il était «venu pour apprendre et faire là-bas ce que vous avez fait».

Quatorze organisations de gauche avaient, par ailleurs, signé samedi un appel commun pour réussir un 1er mai «historique» et «mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef». Parmi les signataires, le PS, le NPA, le Parti de Gauche, le PCF,le MRC et le PRG.» (Source AFP)

PS. On vous parlera de Lurel très prochainement, le temps de pondre un fiel vomi de notre mépris pour les vendus à la combinaison. Normal, il paraît qu'il est socialiste.

 
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