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23/05/2009

Tarnac : maintenant, ça suffit!

Ultragauche - Julien, le coupable idéal

Voici trop longtemps que Julien Coupat est en prison. Il était temps que les politiques se réveillent. Le toujours très acerbe lorsqu’il s’y met, Mamère accompagné de Voynet et Duflot ont signé pour les Verts une tribune publiée le 21 mai 2009 qui mérite d’être relayée tant ce qui est en cause relève de l’Etat de droit et de la tentation d’instrumentaliser la sécurité à des fins de basse politique. Que l’affaire de l’ultra-gauche et le maintien en dépit d’un dossier que tous s’accordent à dire vide, n’ait pas suscité plus d’indignation que cela dans la tradition des intellectuels Français, est en soi le signe d’une décrépitude de l’esprit critique et du désintérêt pour les libertés publiques. On est surpris par la défausse des intellectuels qui se surpassent comme jamais.

Enfin intellectuels si l’on veut, BHL étant au mieux une marque qui flambe mal, Finkielkraut la haine en suc, Glucksman un mauvais clown, puisque tels sont ceux que le système médiatique a promu comme penseurs de notre temps. Jean Daniel et les suppôts de sa génération n’étant plus que l’ombre de leurs défaites critiques et hypocrites. Fini le temps de Sartre, Foucault, Bourdieu… Ecoutez au passage dans la vidéo ci-dessous, ce que ce dernier a dit du philosophe de pacotille BHL, ce petit excursus ne nuit pas.

Pour revenir à Coupat, les voix commencent enfin à s’élever, des universitaires ouvrent le champ, et MAM semble moins la ramener sur le ton de ses certitudes. Un universitaire Antonin Grégoire publiait le 11 mai dernier une tribune sur le risque d’une politisation du renseignement.

«Comment la menace terroriste a été créée de toutes pièces pour répondre aux impératifs politiques d'Alliot-Marie et des ex-RG. Le but d'un service de renseignement est de détecter et d'avertir des menaces que le politique n'a ni le temps ni l'expertise de percevoir. Problème : si le politique est en pleine parano sur l'ultragauche et qu'on lui vend de l'islamiste, il n'en tient pas compte, réduit les budgets, et, le jour où se produit l'attentat qu'on lui avait prédit et qu'il n'a pas voulu entendre, il vire tout le monde pour donner un exemple en pâture à l'opinion publique. Ce phénomène s'appelle la politisation du renseignement. Il y a deux écoles :
Ecole Kennan. Le renseignement doit être totalement séparé du politique. Les services choisissent eux-mêmes ce qui doit être surveillé et sont donc plus performant mais le politique les écoutera beaucoup moins.
Ecole Gates. Assumer à fond la politisation du renseignement : beaucoup plus de confiance, mais les services sont obligés de donner parfois corps aux paranos des politiques. C'est le cas de l'affaire Coupat.
La ministre de l'Intérieur a fait une analyse toute seule ! Sa finesse politique lui a montré que le PCF perdait des électeurs et elle en a donc déduit que l'extrême-gauche allait mathématiquement se renforcer. Analyse auto-confirmée en voyant les manifestations anti-CPE au 20 heures de TF1. La ministre évoque alors une « radicalisation ressentie » ça ne s'invente pas
. Texte intégral sur Rue89, «l'ultragauche et la politisation du renseignement»

Avant hier, c’était donc au tour des consorts Mamères de donner du ton : «Tarnac : maintenant, ça suffit!». Ca vaut la peine et le détour. Ca vaut d’être relayé.

«Décidément, la justice antiterroriste ne plaisante pas avec le ridicule, elle le défie : depuis lundi, cinq nouvelles garde à vue ont eu lieu dans l'affaire Tarnac. Une manière d'épaissir un peu plus le dossier, toujours vide de quoi que ce soit pouvant se rapporter au complot terroriste dénoncé par la ministre de l'Intérieur, qui sonnait tambours et trompettes en novembre dernier.

Sans doute déçue depuis d'une affaire qui tend chaque jour à faire pschiiit, Mme Alliot-Marie s'est faite plus discrète, pariant sur la vieille leçon selon laquelle ses excès de langage s'oublieraient en parlant d'autre chose.

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03/04/2009

Delanoë le vertueux à temps partiel

delanoe.jpgBertrand Delanoë ou les droits fondamentaux intermittents

Il a donc fallu tout ce temps à l’édile de la capitale pour se rendre compte des dérives concernant les libertés fondamentales en France. Bertrand Delanoë a probablement un circuit neuronal plus sinueux que le béotien du coin, immédiatement convaincu des manières expéditives de l’Empereur. Hypocrisie mise à part, Sarkozy n’ajoute que la brutalité à ce dont tous les pouvoirs, sous la 5ème République au moins, ont copieusement abusé. Avec la caution explicite et même zélée des journalistes. On relèvera déjà que sur d’autres thèmes et s’agissant d’autres victimes, l’éternel compétiteur des Ji-Oh a la vertu négligente. Encore, il s’agit ici de journalistes, preuve qu’en France toutes les victimes et toutes les causes ne se valent pas… Lorsque les amis de Bertrand sont poursuivis ou suspectés, la présomption d’innocence est de rigueur. S’agissant de la Chine par exemple on a connu le Bertrand de dent plus dure, toutes quenottes rageuses. Certes il est encore constipé du bourre-pif que lui ont mis les chinois, ce dont son ressentiment jouit à inviter le Dalaï Lama. En outre, se dire troublé ne suffit pas. Il conviendrait, dans cette affaire comme dans toutes les espèces analogues, de condamner avec la plus grande vigueur, cette pékinisation délétère du pouvoir. A cet égard, les journalistes Pravda qui trient entre les causes dans une autocensure abjecte n’ont que ce qu’ils méritent. A la Feuille de Manioc on ne pleurera pas leur sort. Si nous avons relevé ce fait ici même récemment, c’était dans une posture d’observateur ethnologue des mœurs corrompues du caniveau et du marigot bantoustanais. Que tous aillent donc se faire bouillir et le Bertrand avec, ce looser, battu à Pékin, battu au PS et ami de Jospin, trois critères rédhibitoires. D’autres causes bien plus graves méritent l’indignation de ces faiseurs d’opinion que sont les journalistes. C’est corrompus, révérencieux qu’ils les ignorent. Alors rions de cet éclat dionysiaque. LFDM

«Dans quelle autre grande démocratie serait-il même imaginable qu'un journaliste soit entendu par la police pour la présentation d'une information de cette nature?», demande le maire de Paris, au sujet de la diffusion sur Internet de propos tenus hors-antenne par Nicolas Sarkozy. «Bertrand Delanoë a affirmé jeudi 2 avril se sentir «troublé» par la convocation de quatre journalistes par la police, dans l'affaire de la diffusion, sur Internet, de propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy. «Comment ne pas être troublé par l'engagement d'une telle action pénale contre la diffusion de propos tenus hors antenne le 30 juin dernier, par le chef de l'Etat, dans un lieu public, en l'occurrence le siège de France 3?», demande le maire PS de Paris. «Dans quelle autre grande démocratie serait-il même imaginable qu'un journaliste soit entendu par la police pour la présentation d'une information de cette nature?», ajoute-t-il dans un communiqué.
Judiciarisation progressive des relations pouvoir-medias
Pour le maire de Paris, «chaque citoyen attaché à la qualité de notre vie démocratique ne peut que se sentir concerné et vigilant face à cette judiciarisation progressive des relations entre le pouvoir politique et les medias». France 3 a porté plainte pour "vol, recel et contrefaçon" à la suite de la diffusion sur internet, en particulier sur Rue89, d'une vidéo montrant Nicolas Sarkozy hors antenne, visiblement irrité, avant qu'il intervienne dans le "19/20".

Les quatre journalistes qui ont été entendus mercredi par la police ont dénoncé à leur sortie des mesures d' «intimidation» à leur encontre. Augustin Scalbert de Rue89, Joseph Tual et Karine Azzopardi de France 3, avaient d'abord été entendus dans la matinée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Puis ce fut le tour de Pierre Haski, directeur de Rue89, dans l'après-midi. Après ces auditions, il appartient au parquet de Paris de donner ou non une suite aux poursuites engagées.» Source France Soir

04/12/2008

Non à l'ordre nouveau

Décidément l'air est, comme qui dirait, au vent mauvais des périodes liberticides. Le projet de dépistage d'embryons prédélinquants n'est pas le moins grave. Mais il y aurait pire: la fabrication du mal à partir de rien ou si peu. Ceux qui veulent jouer les citoyens peuvent aller signer la pétition sur www.soutien11novembre.org. Si après avoir joué au malin avec l'autographe Hortefeux vous met au trou, tant pis pour vous!

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l’ordre politique, économique et social ».

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