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01/09/2009

Les tolérances zéro de l’impunité

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L'omniprésidence du zéro politique

Le chiffre zéro est devenu l’arlésienne du discours politico-médiatique. Souvenez-vous de la «tolérance zéro pour les violences urbaines», sarkozienne bien évidemment. La Radio Pravda-RFI relatait:

«Après une quatrième nuit d'émeutes à Clichy-sous-Bois en région parisienne, provoquées par la mort accidentelle, jeudi, de deux adolescents, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy s’est rendu en Seine-Saint-Denis. Il a réaffirmé sa «détermination totale» à lutter contre les violences urbaines, et a proclamé la «tolérance zéro» pour ceux qui ne respectent pas l’ordre républicain.» Aller sur RFI-Pravda.

Avait lieu lundi (3/09) un raout républicain nanti de son zéro bien à lui. Un raout certes différent du Grand «dîner», après celui de noël, où le tout Paris accourt se voir sermonner par des prélats sectaires gavant leurs ouailles cependant qu’ils omettent d’honorer les charmes de leurs oies, ce qui leur ferait déjà du bien au jonc et ferait tout aussi du bien à la France. L'agenda du jour:

«Table ronde jeunes - police: «Tolérance zéro, bavure zéro»
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, semble avoir obtenu un consensus, lundi après-midi lors de la table ronde jeunesse-forces de sécurité, entre les associations invitées et le gouvernement. Pour progresser vers «un respect mutuel», il faut «effectuer un bout de chemin l'un vers l'autre».
Allez sur le Parisien-Pravda.

Lundi c’était donc l’Hortefeux qui rinçait la caillera  de banlieue et c’est pas tous les jours que l’ex-Ministre du «nous et les autres», passé naturellement de la clôture à l’intérieur, fait péter son canon en invitant des Djeun’s. Royal au comptoir... D’habitude ces derniers tracent des tangentes à la moindre apparition de ses équipes de bleu vêtues qui les filent dans les quartiers où ils se font coincer dans des impasses après une course-poursuite. La fin est parfois tragique, ce qui donne lieu à des jacqueries et de grands discours sur les corps encore tièdes des victimes. Qu’est-ce que ça change au fond? Leur vie était déjà une impasse.

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29/06/2009

Philippines Les bagnards de Michaël Jackson

De la disparition du Roi de la Pop et de Hortefeux

Rarement mort d’une star aura fait couler autant d’encre. C’est somme toute à la mesure de l’émotion suscitée par le talent extraordinaire de MJ. En marge de cet événement, que peuvent cependant en dire les décalages perfides que nous scrutons ici à la Feuille de Manioc? Eh bien Hortefeux! C’est un peu court direz-vous, eh bien non! Dans une société qui aspire à punir toujours davantage à force de se lasser de surveiller, loi relative à la prévention de la délinquance, hadopi et tout le toutim, bientôt on aura, sans rire, un décret sur la dimension du sguegue au prétexte que c’est de la faute des socialistes et des 35 heures si la droite dure bande mou, bref, dans une société qui s’obstine à punir et à gnoufer ses enfants cependant qu’elle dépénalise les crimes financiers et économiques, il ne viendrait pas à Hortefeux, parangon de la rigueur inflexible contre les plus faibles d’imaginer un pénitentiaire qui amende les êtres humains condamnés. Au bagne! On ne rigole pas chez nous. C’est pour cela que nos prisons où l’on fourgue indistinctement les enfants et les bandits de grand chemin sont devenues les centres de formation de la délinquance.

Comment en est-on arrivés là? Il a suffit qu’un petit bonhomme aille rouler les mécaniques sur la dalle d’Argenteuil pour que le cocu vote popu, et que nos zimpôts servent à cela. Bien fait pour nos gueules. Au moins, grâce à Michaël et aux prisonniers philippins, on se rappelle qu’une autre prison est possible. Lorsque la pénitence ressemble à cela, plutôt que se réduire à la punition coercition, il n’est pas dit qu’elle ne soit pas correctrice. Cela étant nous n’irons pas volontiers vivre en prison pour autant. La rosée sur nos Feuilles de Manioc nous suffit. LFDM.

«DISPARITION - Ils étaient célèbres pour leur chorégraphie filmée en 2007...
Ils ont remis ça. Les détenus de la prison de Cebu, aux Philippes, célèbres pour leur interprétation filmée de «Thriller», ont dansé samedi en hommage à Michael Jackson, décédé jeudi. La vidéo de leur première chorégraphie, exécutée dans la cour de promenade qui avait buzzé il y a deux ans sur le Net, en avait fait des fans atypiques et admirés du King of Pop. Des touristes se pressant même aux portes de la prison pour se faire photographier aux cotés de condamnés pour trafic de drogue ou meurtre.
«En deuil»
Samedi matin, 1.500 détenus ont donc entonné les plus célèbres tubes de la star afin de terminer sur leur célèbre version de «Thriller». Byron Garcia, conseiller à la sécurité et à l'origine de la chorégraphie a confié que les prisonniers sont en deuil; ils espéraient, qu'un jour, Michael Jackson viendrait danser avec eux", a-t-il dit. Samedi après-midi, une vidéo a été postée. C'est pas «Thriller» mais on lui prédit autant de suc
cès.»
20 Minutes

23/05/2009

A 6 ans en garde à vue, à quand nos bébés au goulag?

La farce !

Exemple typique de foutance de gueule. Voyez les gueules enfarinées des journaleux à temps très partiel, qui se réveillent aux réalités le jour de l’ascension et s’éveillent au sort de leurs concitoyens, après avoir toute l’année, et des années durant, contribué à enfiler le peuple en se faisant les zélateurs de la propagande et de la manipulation de l’opinion. A gerber. Payés par le système pour leur office quotidien, consistant à œuvrer contre la République et le genre humain, ils sont le système. Allez vous faire tous bouillir!

Et c’est nous les farcis, ce qui n’est que justice. Nous méritons mille fois ce qui nous arrive, le chômage, la misère, la violence politique que les puissances de l’argent nous infligent, individuellement et collectivement. Tous coupables, seuls les enfants sont innocents. Ceux qui ont régulièrement élu ce programme, en dépit des alternances de façade, promu comme norme indépassable de tout horizon politique depuis au moins trente ans, qui vient de voler en éclat sous nos yeux mais pour lequel, malgré le fracas, malgré Madoff, Stanford, Kerviel et les charrettes de licenciements, les faussaires d’hier reconvertis en pères la vertu, du viol au lendemain, se proposent de réformer un système qu’ils ont enfanté et qui n’aurait selon les mêmes, failli que par la gabegie de quelques uns. Voici trente ans que ceux qui proposent des alternatives se voient affubler de noms d’oiseaux et couvrir de quolibets. Ils prêchent chez les sourds.

Alors tant pis et nous l’apprendrons. Cet appareil médiatique, politique et financier est obscène. En cela, il puise dans l’excipient du viol revendiqué comme matière politique, la possibilité même de sons existence et de son efficacité. Exemple: l’idée en soi d’un retour de Jean Messier après sa tournante médiatico-financière sur le dos des citoyens qui pâtissent de ce défilé, n’est-elle pas abjecte? Qui a-t-elle fait bondir? Elle a eu lieu pour n’être qu’abjecte et cracher son mépris à la figure des citoyens que nous ne somme déjà plus pour avoir congédié notre sens critique. Il faut donc se résoudre à l’admettre: l’abjection comme mode de gouvernance trouve dans le mépris, une possibilité politique offerte par nos seules lâchetés et démissions. Pourtant, le système semble à la dérive et peine à suivre ses propres simagrées.

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