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07/07/2009

Le trait cruel d’un avocat sur le sarkozysme sécuritaire

1107680017.jpgLe droit des pieds nickelés

Sur son blog de 20 Minutes, à deux pas d'ici donc, Maître Gilles Devers s’insurge, semblant prendre sa vocation de défenseur des droits humains au sérieux. Il donne cependant à votre Feuille de Manioc incorrigible dans sa critique sans concession, l’occasion d’une incise sur fond des libertés publiques et individuelles. Nous aurions envie de prendre ce praticien au mot tant l’enquête que nous menons actuellement inflige un cinglant démenti au prétendu désintéressement de la profession d’avocat, désormais guidée par l’esprit de lucre, l’influence, et la raison obscure des réseaux.

Souvenez-vous par exemple, que l’Empereur, au début de l’ère nouvelle, avait songé à une alternative à la voie actuelle du divorce, fatalement contentieuse, assurément coûteuse. Il préconisait une procédure rapide et sans avocat dès lors que les conjoints étaient d’accords. Qui a fait obstacle à cette vraie réforme? Les avocats au nom de la défense de leur fonds de commerce. L’Empereur qui lui-même est avocat a reculé devant la bronca de corbeaux tombés à bras raccourcis tels des charognards au pied des marches de nos Palais de justice, tout simplement parce le Château entamait leurs proies. Dans leur manifeste, ces professionnels du désintéressement de façade avouaient sans ambages qu’ils vivent de la misère sociale, comme Sos Racisme et le Mrap se nourrissent du racisme, comme le Cran survit grâce à la servitude nègre. Mais on ne joue pas avec ces gens de robes retors, les derniers d’une noblesse révolue à se parer de ce ridicule, même les prêtres l’ont tombée. La confrérie des avocats est un des lieux privilégiés de la franc-maçonnerie dont l’influence y règne sans partage. Maître Devers s'est servi des célèbres et peu recommandables Croquignol, Ribouldingue et Filochard pour illustrer son billet. Il y a pourtant lieu de se demander qui sont les vrais Pieds nickelés de la République, l'habit ne faisant pas moine...

Tous pourris?

Peut-être pas mais l’ensemble est loin d’être propre. Nous aurons l’occasion de vous parler très bientôt de cas pratiques où des avocats véreux ont conduit leurs clients au gibet, et non à propos de larcins, mais s’agissant de droits fondamentaux de la personne. Les sanctions des barreaux n’ont pas résonné jusqu’aux esgourdes de l’opinion publique qui ne sait rien de ces auxiliaires de justice, grassement payés sur la misère sociale sans laquelle leurs libéralités ne prospéreraient pas. On connaît la rengaine du panier de crabes dès que les pratiques inavouables d’un corps sont mises cause: «Vous ne pouvez pas vous permettre de mettre tout le monde dans le même sac». Oui mais alors il faut vider son sac et donner les ripoux à la justice. Il n’appartient pas au justiciable de protéger la notoriété d’avocats tout en faisant les frais de leurs égarements, mais aux Conseils des barreaux d’appliquer avec rigueur les principes et les règles dont ils s'inspirent dans leurs plaidoiries.

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