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04/11/2009

Rama, tôlé dans la majorité

Rama_Yade_Fillon.jpg

La Gaule ratatinée.

Jean de Neuilly Sa Mère, tests ADN, expulsions de réfugiés afghans, niches fiscales des sportifs… Tout pour faire caguer l’Empereur! Selon le théorème de Chirac, les merdes volent toujours en escadrille. L’Empire devrait y faire gaffe. Même le «2 de tension» Jean-Marc Ayrault s’exerce à la fronde. Egrenant la longue liste des farces sarkoziennes lors de la séance des questions au gouvernement cet après-midi, le chef du groupe socialiste à l’Assemblée a raillé le «Président du pouvoir d’achat», le népotisme de l’Empire, les «amitiés avec la famille Bongo». Cet homme du sérail peut-il jurer que personne au Parti socialiste ne mange en Françafrique? Mon œil et mon cul avec…

En tous cas, rien ne va plus en Sarkozie depuis les propos de Brice Hortefeux sur les auvergnats basanés… Depuis c’est la scoumoune, tout se barre en sucette. Et ça continue. Cette semaine on a eu droit à l’offensive des factieux. Raffarin qui n'entend se faire sermonner par personne, la personne étant Sarkoléon en personne; Guaino qui taxe les ministres d’immaturité; le Premier d’entre eux, autoproclamé «inénervable» qui lui répond aussitôt en enjoignant aux conseillers de fermer leur claque-merde; Baroin sorti de sa tannière pour s’interroger à haute voix chez Bourdin-Réac sur le point de savoir si Guaino gère le cerveau de Sarkozy; le même Baroin qui jure comme Balladur avant lui, ne pas penser à la présidentielle d’après 2012; mais Lorsque que Bourdin-Réac se fait insistant évoquant 2016, Harry Potter le corrige aussitôt: «2017!»… Preuve qu’il y pense.

Tout cela a des conséquences en termes d’opinion. Selon l’Ifop, à paraître dans l’hebdomadaire à potins Paris-Match-Pravda, il resterait 39% d’irréductibles François encore gaulés pour approuver les «réformes» de l’Empereur. Source Le Nouvel Obs. Il s’agirait aussi du plus mauvais score de Son Altesse dans ce baromètre depuis son arrivée au Château. Sarkoléon qui n'était jamais descendu en dessous de 41% dans ces enquêtes-ci se prend le manche du râteau dans la tronche avec 60% d’enfilés qui en ont marre de se faire farcir en plus d’être priés de fournir le budget vaseline. Patience, c’est pour bientôt, la Gaule finira ratatinée en petite quéquette. Qu’il vire la Ramatoulaye Yadé et ce sera le gadin.

Jetage refusé. Immunité visible oblige…

C’est ki ki commande? Passée du doigt de l’homme au corps de l’homme (sports), toute une promotion, la sous-ministre de l’affichage noiriologique a bien compris le parti qu’elle pouvait tirer de sa popularité. Elle s’époumone de mauvaise grâce pour se faire virer. A contre-pied de sa majorité façon Yoann Gourcuff, ajoutant la cacophonie au désordre gouvernemental, Ramatoulaye dit tout haut le mal absolu qu’elle pense de la décision de sa patronne de taxer les avantages fiscaux réservés à ses beaux protégés tout en muscles. Lien. Fillon tance alors la diva-diverse. Teigneux comme l’annoncent ses sourcils broussailleux, l’inénervable de Matignon était pourtant à deux doigts, s’il vous plait… de la foutre, laissez-nous finir! à la porte: «la secrétaire d'État chargée des Sports a manqué à la solidarité gouvernementale. Je le lui ai dit. Il faut en tirer les conséquences.» Source Le Point-Pravda.

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03/11/2009

CV anonyme, le marronnier de la discrimination

marechal_petain.jpgIdentité nationale, la valse à deux temps

Vous commencez à vous y faire, on y a régulièrement droit. La discrimination de salon en double voire en triple enfilade, via les prébendiers du racisme et de la misère sociales dans notre pays, SOS racisme, la Halde, le CRAN et tout le toutim. Voila qu’en plein débat sur «la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs», autrement dit, en plein bavardage sur l’identité de la France selon du Général De Gaulle, allez donc traduire de telles envolées peguysiennes en mesures politiques au terme de causeries dans les Préfectures, en plein débat disions-nous sur ce songe une fois et demi millénaire, revoilou que notre «diversité» nationale refait parler d’elle.

L’Empire aurait-il pressenti le désastre annoncé d’une embardée trop à droite-moustache pour estimer devoir corriger le tir? Ou est-ce simplement un rétropédalage tactique et je t’embrouille? Comme chacun sait, et quoi qu’il en dise, la France de Sarkoléon est un guichet où les communautaristes passent à la caisse. «Diversité». Vous avez le droit de tousser en prononçant ce gros mot censé rendre intelligible, c’est-à-dire consommable, «l’égalité de chances» entre citoyens de notre Ripoublique. Mais n’est-ce pas là un fiasco de l’Empire qui se rappelle à notre bon souvenir, pour qui daigne se souvenir?

Souvenez-vous donc! Procédant comme son maître, il allait tout casser. Et charité bien ordonnée, il commença par casser du sucre sur sa co-originaire du Gouvernement, Fadela Amara, sur le ton, c’est carrément du grand n’importe quoi ton plan banlieues. Suivez si vous croyez que nous exagérons:

«Le constat, les diagnostics et les intentions sont là. Mais il n’y a pas de ‘Plan banlieue’. Soyons, vigilants, il s’agit du dixième ‘plan’ pour les banlieues. Il ne suffit pas de parler d’espoir et de le faire naître, il faut ensuite savoir comment on atteint ses objectifs. 100.000 jeunes en contrat d’autonomie…Les perspectives d’emploi sont-elles réelles?» Source Mediapart.

On dirait qu’il a piqué les paroles à Arnaud Montebourg. Paraîtrait qu’en privé le Yazid est encore moins poli sur l’utilité de sa collègue. D’ailleurs, dans la même interviouve, il la sèche carrément:

«Le secrétariat d’Etat à la politique de la ville n’a plus lieu d’être. Il faut une grande politique publique d’accompagnement, gérée au niveau national, et cette question doit être traitée par tous les ministères.»

Tâclée in ze bab! Si ce n’est pas de l’amour ça c’est de la vache. Toujours est-il qu’à coups d’annonces tonitruantes, le Commissaire aux affaires des «Autres», devait tout casser. Il frappait fort et étonnait même plus d’un en déclarant

«que la France allait "tout droit à l'apartheid", vers "une guerre civile sociale […] On est en train de créer une guerre civile sociale dans ce pays, qui est en train de devenir peut-être une guerre communautaire demain». Source Tempsréel, le nouvel Obs.

Bigre! A la Feuille de Manioc on connaissait le Bantoustan afroparisien, mais de là à oser l’apartheid comme chez Pieter Botha, faudrait tout de même voir à ne pas exagérer Yazid… M’enfin si cet homme du sérail le dit, c’est qu’il sait de quoi il parle!

Or pour toute égalité des chances Yazid et son pote Bebear d’AXA, nous proposent quoi? Le CV anonyme… C’est tordant! Du foutage de gueule en large et en travers. C’est cela le doigt de l’homme. Tout ce foin sur l’apartheid pour finir sur le CV anonyme? Ces gens sont instruits et grassement rémunérés pour le dire! Dire qu’à La Feuille De Manioc nous aurions pu proposer la même chose au gouvernement pour 1000 fois moins cher. En supplément, nous aurions même pu leur prédire que leur truc serait un fiasco. Hé les gars, conseil gratis, en cas de besoin, on accepte les chèques. Comme quoi, la Gaule Erectile est ce beau pays du Doigt de l’Homme, où des gens sont payés à faire des dissertations en alignant des truismes comme on enfile les perles et les derches, histoire de ne pas jeter La Palisse aux oubliettes… Sur la souffrance des autres. Tant qu’il y aura des fifres pour faire des moulinets sur la lutte contre l’apartheid social au moyen de l’anonymisation de CV, il y aura des sous-fifres tels que les mendiants du CRAN, qui trépignent dans l’antichambre de la misère intellectuelle et morale du pays pour se voir consacrer sous-fifre par un système décadent. On a les honneurs qu’on peut…

Et ce n’est pas grâce aux journalistes que le contribuable y verra plus clair. Il faut voir avec quelle révérence Laetitia Van Eeckhout, la télégraphiste du journal Le Monde, assure le service après vente de ce gadget:

«Le CV anonyme va-t-il enfin prendre son envol? Le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, Yazid Sabeg, accompagné du ministre du travail, Xavier Darcos, du ministre de l'immigration, Eric Besson, et du secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, devait donner, mardi 3 novembre, le coup d'envoi de son expérimentation, voulue par le président de la République. «L'idée du CV anonyme a été lancée par Claude Bébéar, alors président du conseil de surveillance de l'assureur Axa et fondateur de l'Institut Montaigne, dans un rapport de 2004 intitulé "Des entreprises aux couleurs de la France". Pour favoriser la diversité des recrutements et lutter contre la discrimination à l'embauche, M. Bébéar suggérait le traitement anonyme des curriculum vitae. Des CV épurés du nom, de l'âge et de l'adresse des candidats, et ne faisant mention que de leur formation et de leur parcours professionnel, afin de leur permettre de franchir la barrière du premier entretien.» Source Le Monde.

Laetitia Van Eeckhout, oublie de préciser ce mélange de genres qui veut que Louis Schweitzer préside à la fois la Halde et le Conseil de surveillance du journal où elle tient une plume servile. Ca expliquerait ses inepties en la matière. Le temps est proche où La Feuille De Manioc vous éclairera de manière édifiante sur les réseaux et les influences qui rendent compte des postures claniques voire sectaires sur le terrain de la discrimination. Des intérêts en tous point étranger à ceux de la Nation et encore moins à celui des victimes. Remarquez, l’histoire a ses secrets qui jouent des tours. Songez que l’un des premiers à célébrer «l’égalité des chances» fut Pétain:

«Le régime nouveau, déclarait Pétain, sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des «chances» données à tous les Français de prouver leur aptitude à «servir». Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française.» Phillippe Pétain, Message au peuple français, 11 octobre 1940, cité par Patrick Savidan, Repenser l’égalité des chances, Grasset, 2007.

Au moment où l’Empire se remémore le lyrisme de «La terre qui ne ment pas», nous serions curieux de savoir qui de nos diversificoteurs et noiriologues renieraient Pétain dans le texte que le chef paraphrase. LFDM.

02/11/2009

Identité nationale, les royalties du Front National

En attendant l’épave

Rebelote. Revoilà la chienlit et son arlésienne, l’identité nationale avec en fond sonore, l’immigration. Autrement dit, en réponse aux problèmes posés par la dette, le climat, le pouvoir d’achat, le chômage, quel est, selon nos dirigeants, le seuil acceptable de nègres et de bougnoules parmi nous? Car comme dit l’autre, «ne nous cachons pas, c’est quand même eux qui foutent le bordel». Donc, question sérieuse et urgente, doivent-ils ou non déclarer publiquement leur amour pour nous? D’ailleurs l’Empereur a été élu pour ça et il le clame: «Ces mots (identité nationale) ne me font pas peur». Qui donc en doutait? On a cependant eu droit cette semaine à une variante à laquelle le pouvoir ne nous avait pas habitués. Déclinaison tellurique du «Nous et les autres qui nous font chier». L’Empereur a énergiquement enfoncé le soc dans la Frônce profonde, tripatouillant les dessous de Barrès, Maurras, pour gratter «la terre qui ne ment pas», histoire de farfouiller dans les entrailles génitrices du sol de quoi il Pétain. Ca sent l’élection… Et le gadin aussi on parie? Gare, ça peut commencer par la Marseillaise dès bas-âge et dès potron minet dans nos écoles pour finir sur des airs obligatoires de "Maréchaal, nous voilà!".

Vous commencez à connaître la méthode du doigt dans le cul. Qui est contre la pluie lève le doigt! Sans rire, non seulement un ventilateur à merde tel qu’Opinion Way trouverait matière à faire une étude, mais sur l’immigration, n’importe quelle officine sondagière trouverait à distinguer les doigts dans le cul des doigts dans le nez pour en faire une actu. A notre très moderne époque, réforme oblige, on sonde tout, on sonde pour tout. Il faut bien faire ce que le peuple attend, donc être à l’écoute de ses humeurs, le sentir. Sentir le doigt de l’homme… Pour autant, parfois, souvent et même tout le temps, les olibrius qui nous prennent pour des pignoufs et nous gouvernent se prennent la banane pour rien.

Sur l’identité nationale, dernière corde en date, La Feuille De Manioc attend de voir l’épave grossière sur les platanes de la démagogie pour se marrer. Certes les premiers retours de sondages à propos du débat sur les nègres et les bougnoules affichent des scores soviétiques et l’Empire pavoise. La tendance serait à obliger les jeunes issus de l’immigration à faire profession publique d’amour de la France, ses emblèmes, son hymne. Qui doute en effet un seul instant, en présence de cette question, qu’elle ne concerne pas les «français de souche» par rapport aux «français de branche»? Pas grand monde. La Feuille De Manioc va même plus loin, et met quiconque au défi de soutenir que cette question ne concerne pas que les français issus de noirs et d’arabo-musulmans… Chiche? Puisqu’on vous dit que ce sont eux qui foutent le bordel. C’est vrai qu’il n’y a pas de problèmes avec les descendants de polonais, d’espagnols, d’italiens. Ceux-ci se sont bien intégrés puisqu’on ne les voit pas. Avec les nègres et la burka avouez que c’est tout de même différent! Mais les déficits alors? La crise financière? Le scandale d’Outreau, la grippe H1N1… Il n’empêche, c’est quand même de leur faute.

Indécidable identité

En attendant l'identité nationale... On songe évidemment à la pièce de Samuel Beckett, à l'histoire d'une attente vaine...  C'est l'histoire comme disait Coluche de Vladimir et Estragon, une paire de cloches qui attendent un troisème personnage énigmatique, Godot. Ainsi l''énigme de la pièce cesse d'être Godot et se déplace sur l'attente. Les personnages s'occupent, se chamaillent, s'écharpent... au point de ne plus savoir pourquoi ils attendent. Il n'empêche, ils persistent à attendre. Quoi? On ne sait finalement rien de Godot. On finit même par ne rien apprendre de Vladimir et Estragon. Si c'était ça l'identité nationale? Un OPNI, pour Objet Politique Non Identifié?

«Deux vagabonds, Vladimir et Estragon, se retrouvent sur scène, dans un non-lieu (« Route de campagne avec arbre ») "à la tombée de la nuit" pour attendre « Godot ». Cet homme - qui ne viendra jamais - leur a promis de les aider et représente un espoir de changement. En t'attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des "distractions" pour que "le temps passe» En attendant Godot.

L'arlésienne sur l'immigration identitaire rappelle fichtrement l'attente névrotique de Godot ne trouvez-vous pas? Admettons pour faire court, l'identité comme la conscience qu’on a de soi, sorte d’idée vague et en perpétuel devenir de ce que l'on est, par soi-même ou par les autres. Chacun mesure dès le prononcé, le côté plastique et mouvant d’un terme qui prétend fixer les critères de ce que l’on est.

Prenons par exemple l'identité d'une vieille personne, la France n'est plus toute jeune. En parcourant, le nez pincé pour éviter d’humer la poussière, le vieil album de la non moins vieille Tante Yvonne, on devine bien sous ses fossettes ourlées de babines, l’air déjà malicieux d’icelle à 3 mois. Ce n'est plus la même mais c'était déjà la même. On se comprend? Tante Yvonne avait déjà les yeux de sa sœur, notre Tante Frédégonde, celle des trois qui a le plus hérité de notre grand’mère au visage de mégère acariâtre. Bref, à feuilleter ce vieil album photo on parvient à deviner y compris sous ses lèvres pincées faute de râtelier, qu’à 10, 20, 30, 50, 75 et maintenant 92 ans, la ci-devant Tante Yvonne décatie, burinée par le temps est la même qu’à 3 mois.

La prétention identitaire c’est comme la vieillesse de Tante Yvonne. Prétendre fixer ce qui est à chaque fois la même chose dans ce qui change, évolue fatalement, bref, qui vit.  Empruntée aux propriétés des choses inertes, l’identité est indécidable par la loi, insaisissable par la règle s’agissant de ce qui vit. Or étant une idée de la République s’il en est, la Nation a une prétention corporelle, vivante, toutes choses qui l’éloigne de cette fixité identitaire et névrotique à laquelle le débat actuel nous prépare.

Plus «objectives», les identités culturelle et sociale de la Nation auraient davantage d’intérêt pour le débat et les politiques publiques. Elles engloberaient les éléments et les rapports qui permettraient de singulariser la Gaule érectile de l'extérieur, de déterminer les dénominateurs communs de ses membres de ses différents groupes d'appartenance. Bref de faire de la politique au sens noble du concept. Sauf que ce genre de chose est électoralement moins porteur qu'une bonne démagogie de derrière les fagots, et qu’il est plus rentable d’annoncer un débat sur l’identité nationale pour re-susciter celui délétère de l’immigration. Là il s’agit d’enfiler le peuple. On y reviendra plus sérieusement. LFDM.

 
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