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08/04/2009

Sur les abricots turcs, Obama répond à Sarkozy

Le dialogue se poursuit sur l'entrée du pays dans l'UE

Capté fissa sur Slate.fr, 8.04.2009, l'Obam’s crochète le Sarko dont la tête de turc est précisément le turc, et qui voulait faire au noir de la Maison blanche un passement de jambes à propos de l’entrée d’Istanbul dans l’UE.

«La réponse du berger à la bergère... Interrogé mardi à Istanbul sur la réponse de Nicolas Sarkozy à l'éventualité de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne suggérée par le président américain, Barack Obama a reconnu que «les Etats-Unis ne sont pas membres de l'Union européenne, donc ce n'est pas à nous de prendre la décision, mais ça ne m'empêche pas d'avoir une opinion». «J'ai remarqué que les Européens ont des tas d'avis sur la politique américaine depuis longtemps et ils n'ont pas hésité à les exprimer. C'est ce que les amis font», a pousuivi le président américain. «Si la Turquie peut faire partie de l'OTAN et envoyer ses troupes pour protéger et soutenir ses alliés, je ne vois pas pourquoi les Turcs ne seraient pas autorisés à vendre des abricots en Europe ou avoir plus de liberté de voyager». Source Slate.fr

jpg_obama.jpgLe Bosphore selon Sarkoléon de Funès

Rappelons en passant l’argument rédhibitoire aux yeux de notre Sarkoléon sur l’incompatibilité turque à l’Europe. Il l’a souvent martelé comme à chaque fois qu’il est sûr de son fait, avec ses manières de Louis de Funès. Tout ça n’à bien-sûr rien à voir avec le fait que la population turque soit à majorité musulmane. Bien sûr que non! Vous n’y pensez pas! C’est juste très objectif, moins de 10 pour cent de ce vaste territoire serait situé en Europe, le reste relevant des étendues d’Asie mineure…

S’agissant des frontières orientales de l’Europe, on n’attend pas du mauvais avocat que fut Nicolas Sarkozy qu’il nous éclaire sur leur tracé, tout cela étant éminemment politique comme géographie. Mais à supposer que la géographie soit la propriété de l’européen-compatible. Nicolas 1er est bien obligé de conclure à partir de ses propres arguties nocturnes, à deux sesterces de Guaino, que nos régions ultrapériphériques ne faisant pas partie de l’Europe ne peuvent être françaises. C'est Domota qui va être content: la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, Saint-Pierre et Miquelon, la Nouvelle Calédonie, tout ça indépendants… Non? Aurions-nous mal compris? Mais c’est tout Nicolas. Tu veux une bouteille? LFDM

26/10/2008

Ce « YES WE CAN », si loin de France, si différent de nous!

PEU IMPORTE LE RÉSULTAT, ILS ONT DÉJÀ GAGNÉ

Quelle que soit l’issue de la présidentielle aux Etats-Unis, le 4 novembre 2008 fera date. Ce surgissement symbolique sur la scène internationale ne modifiera certes pas le sort quotidien des Noirs aux Etats-Unis et à travers le monde, ni n’effacera quatre siècles d’esclavage, de servitude puis de discrimination. Toutefois, Barack Obama, après Colin Powel et Condoleezza Rice, marquent chacun à sa manière, la lente normalisation de la condition noire au sein de la société américaine. On peut regretter l'extrême lenteur du rythme mais l’évolution est concrète, une différence avec nos discours cocardiers.

C’est donc une cruelle leçon faite aux élites françaises, dirigeants politiques, partis, médias, entreprises, syndicats, intellectuels pipoles, tous repliés sur le modèle sans cesse rebattu : l’assimilation à la Nation par l’oubli, et le subterfuge de la «diversité» son corollaire. Le dispositif a échoué. Ce qui s'est passé aux Etats-Unis nous renvoie à l’absence en France d'une volonté politique pour traiter la question noire autrement que par expédients et manipulation d'individus autoproclamés "représentants de la communauté noire".

C’est aussi le chant du cygne de ces groupuscules et figurants qui gravitent autour des sectes parisiennes. Liges consacrées par les médias, ils se disputent la parade à la télévision et dans la presse en tant qu’"intellectuel noir", "écrivain noir", "association noire", "chef d’entreprise noir", "cadre noir", "élu noir". Leur temps est désormais compté.

Le fait OBAMA sonne le glas des deux postures qui dominent la question noire en France: d’un côté la critique manichéenne du système, expression d’un activisme de frustration sans utilité; de l’autre, les bénis oui-oui de la diversité qui sert de masque à la discrimination systémique. Noirs-frustrés ou noirs-intégrés l'échec est le même. Ils ne sont d’aucun intérêt ni pour eux-mêmes, ni pour la France. L'opération de récupération a déjà commencé mais nul en France ne peut se prévaloir du phénomène en cours aux Etats-Unis. Le fait OBAMA les invite plutôt à se taire et se terrer s'ils avaient une dignité. LF2M

 
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