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04/08/2009

Au fil de la presse: Mamadou Tandja et l'expulsion de palestiniens

2009-08-03T172731Z_01_APAE5721CHX00_RTROPTP_3_OFRWR-NIGER-REFERENDUM-20090803.JPGUnietd colors of Benêts

Il convient de considérer avec attention la géopolitique issue du commentaire journalistique germanopratin. Il y a là matière pour plusieurs disciplines voire pour un espace problématique de recherche interdisciplinaire de haute voltige. Toutes les humanités y auraient leur place et des contributions inédites seraient à attendre sur ce que nous sommes: anthropologie de la cadence (les noirs) et de la décadence (l'UMP), sociologie du performatif genre «je dis donc je suis» (BHL), psychanalyse de la jouissance collective, ce qu’en banlieue les keum’s nomment simplement «une tournante», économie politique dégénérée de Karl Marx copula Adam Stmith, métaphysique de la circoncision "prépucelle" de l’homme africain de Hegel resté aux portes de l’histoire  par l’héritier médiocratique de Napoléon, bref y trouveraient matière à étude, toutes les chatouilleries de l’esprit bavard que nous nous inventons pour prendre nos infantilités au sérieux, et donner libre cours à notre amour du jeu et de la guerre sous toutes ses formes.

Remarquons la neutralité avec laquelle les grands quotidiens de la Pravda germanopratine relaient les conflits sinon les atteintes aux droits de l’homme ayant cours à travers notre belle planète. Benêt a 5 ans. Il aime les couleurs ans et apprend à distinguer les phénomènes. Sur une carte du monde, faisons du coloriage avec lui. Mettons-y des croix ou des croissants, puisque ces agitateurs d’hémoglobine sont pour la plupart de bons croyants. Sur une copie de la même carte, maculons, nous avons bien écrit maculons, les zones au sous-sols et aux richesses stratégiques d’une autre couleur, puis d’une autre les pays émergeants bien armés, et ainsi de suite…

On obtient, simple comme une carte, la rigueur à géométrie variable du journalisme parisien et on comprend pourquoi, sous l’œil menaçant du grand imprécateur BHL, la célèbre marque de prêt-à-penser en raison jetable, Ahmaninedjad d’Iran incarne Satan dans la presse parisienne cependant que Mamadou Tandja ne mérite que le compte-rendu insipide d’un télégramme de Reuters ou d’AFP. On comprend pourquoi d’Hillary Clinton la presse rapporte sans relief éditorial «que les expulsions de familles palestiniennes menées par les autorités israéliennes à Jérusalem-est étaient «profondément regrettables». Vos regrets chère Madame, vous pouvez vous les carrer, ça nous fait une belle jambe. En attendant sont les palestiniens qui l’ont profond. On avait cru la «Communauté internationale» plus exigeante face aux épurations ethniques…

Voila un dictateur africain qui bâillonne son peuple, dissout le parlement, fiche un coup de pied au fion de la cour constitutionnelle de son pays, pour maintenir son cul fétide sur le trône du Niger et notre presse démocratique se contente de télégrammes? C’est que sous le Niger se trouve l’uranium de nos centrales nucléaires. Ce qui suffit à réviser la saillance de nos vertus et à empocher nos rodomontades démocratiques.

Gesticulation de nul effet de la présidence suédoise de l'UE: «la dissolution de la Cour constitutionnelle et l'exercice de pouvoirs gouvernementaux sans contrôle parlementaire sont des violations graves de valeurs démocratiques essentielles et des principes de l'Etat de droit». Prenez-nous pour des pignoufs. Il serait plus conforme à la situation que la prétendue «Communauté internationale» tance Areva et nos filières de l’uranium qui sont les partenaires de ce voyou de Tandja. A New-York, c’est Ban Ki Moon qui s’exerce à une carrière de comique. On y apprend que «les Nations unies ont lancé un appel au calme pendant les opérations de vote. «Le secrétaire général demande aux habitants du Niger de faire preuve de la plus grande modération et exhorte toutes les parties à s'abstenir de toute forme de violence». C'est qui les farcis à votre avis? LFDM.

Tandja, vieux con, et le peuple nigérien rêva d’uranium

«Les électeurs du Niger se prononcent mardi par référendum sur une prolongation du mandat présidentiel à laquelle s'opposent les adversaires politiques du chef de l'Etat, Mamadou Tandja, et que la communauté internationale estime préjudiciable à la stabilité nationale. Les 20.000 bureaux de vote ont ouvert à 08h00 et fermeront à 19h00. Quelque six millions d'électeurs sont attendus aux urnes. Mamadou Tandja, au pouvoir depuis 1999 dans ce pays du Sahel, demande à rester à la tête de l'Etat trois années de plus afin de superviser d'importants investissements étrangers et des projets d'infrastructure impliquant la Chine et la France. Ce qui requiert une révision constitutionnelle… » Lire la suite sur l’Express.fr

21/07/2009

Olivier Roy a failli se croire en démocratie

parcstatue.jpgUne censure façon Securitate au CNRS?

Son prénom évoque les rameaux d’olivier, symboles de paix, autrement dit de «salut». Salut toi blaireau! Ca c’est le trivial qui sert à poursuivre le Toto d’à côté. Pour la Tata du dessus, on annonce un «Salut Ô Marie» sur un ton plus soumis s’il vous plait! Les cousins mosaïques disent Shalom à leurs frères mahométans lesquels ne s’en laissent pas compter pour si peu et répliquent un Salam de leur cru, assorti d’ «aleïqum», en gros un genre de «Salam toi-même». C’est ainsi qu’on se cherche les poux du côté des adeptes du livre depuis la nuit des temps qui vit la confiscation du verbe. Car pour que leur appartienne «le règne, la puissance et la gloire pour des siècle et des siècles», il leur faut détenir le verbe comme on fait un prisonnier. C’est aussi ainsi que vont les querelles de ce côté-là du monde dans une lutte sanglante et sans cesse recommencée pour détenir «la vérité». Ils appellent cela la foi…

Le Roy l’a appris à ses dépends. Il a eu la langue bien trop pendue à propos du Pape et gardien de la vérité s’est chargé de le lui faire savoir. Le bonhomme, le Roy, est politologue de l’islam, ce qui d’emblée, et dès la politératologie, le range du côté des matériaux suspects. Mais alors spécialiste de l’islam, quelle idée! C’est déjà trop! Olivier Roy a été mis en cause dans Libération (6.7.2009) par Joseph Illand, «fonctionnaire de sécurité de défense au CNRS» ainsi que le présente Libé du 16.9.2009. Kézako? Des miliciens au cœur même de la recherche libre et démocratique? Mon cul et mon œil avec… Ca c’est pour ceux qui pensent que la recherche est neutre, à commencer par le Roy lui-même qui proteste pour le compte des chercheurs: «il faut travailler en dehors des interférences des autorités». Le naïf! Y croit-il ou fait-il semblant? C’est le genre même d’alerte au pompier qui nous a habitués au feu. Comme la discrimination raciale, même sauce. On ne parle tant de «l’égalité des chances», de la «diversitératologie métissée» et de la «tolérance» que lorsque l’apartheid est déjà là, bien ancré dans ses «souches». Quel fou appellerait les pompiers sans incendie?

L’épître de Ratisbone

Là, il faut nous rafraîchir les neurones. Souvenez-vous, Herr Ratzinger avait prononcé un discours empreint de foi, d’amour de l’autre monothéisme, et de tolérance à Ratisbone, à la veille d’effectuer un voyage chez ses potes du salut du Grand méchant Turc, les mêmes que l’Empereur ne souhaite pas voir en Europe. Raison avancée par cette hauteur de vue géographique de 1.55 mètres talonnettes comprises, seuls 5% de la Turquie appartiendraient au continent européen, le reste étant «physiquement» en Asie mineure. C’est l’occasion de rappeler aux géographes du Château que le territoire français est lui majoré des Antilles de la Guyane, de la Réunion, de la Nouvelle Calédonie, de Saint-Pierre et Miquelon. Que tous ces confettis imprononçables ne sont pas en Europe mais en dans les caraïbes, en Amérique latine, dans l’océan indien et n’ont pas été si indigestes que cela à la République, hormis un LKP de ci et un Domota de là. Mais c’est bien connu, la géographie c’est comme les élastiques. Il y a ceux qui tirent sur les frontières et ceux qui les reçoivent dans la tronche. Choisis ton camp frangin. Revenons à l’ami Ratzinger qui se fit fort de traiter les musulmans chez qui il s’invitait à boire le thé, en gros de moitié d’arriérés obscurs et, pour l’autre moitié, de violents invétérés. Les férus de l’affaire tels le Roy appellent cet exercice de coup de pieds au cul, le «dialogue des religions» ou l’œcuménisme des culs bénis. Sauf que le même Roy a trouvé un peu pimentée l’adresse du pontife aux djihadistes jugeant qu’il était pour le moins «maladroit et fort peu diplomatique pour un pape qui s’apprêtait à faire son premier voyage en Turquie de prendre en modèle un empereur byzantin en guerre avec l’islam.» Et le Roy a tenu à le faire savoir dans une interviouh au quotidien des chaussettes rouge vermillion, La Croix.

La liberté de ton du Roy n’aurait pas été conforme à la police de l’esprit qui s’impose en France, au chercheur libre et indépendant. Nous ne sommes pas ici en Iran chez les ayatollahs. Alors par la plume de Joseph Illand, le service de sécurité a dit qu’il s’est trouvé «pantois devant une remarque incidente au détour d’une interview». En clair, la sortie du Roy a été jugée hostile au Pape et indésirable par la Sécuritate de CNRS pour faire poli. A la Feuille de Manioc on préfère pourtant l’hostilité à l’hostie.

Dialogue de (faux) naïfs

Comment ça il y aurait des censeurs au cœur de la recherche française? Question de l’interviouveur de Libé-Pravda : «Cela vous choque que le service de sécurité s’intéresse ainsi  à vos écrits?» Réponse du piqué au vif : «De deux choses l’une : ou bien le service de sécurité du CNRS épluche tout ce que les chercheurs écrivent et leur fait parvenir des rectificatifs en cas de mauvaise interprétations : nous sommes alors dans un système de contrôle de censure institutionnelle. Ou bien le service ne s’est mobilisé que sur mon interview et c’est alors la mise en cause du Saint-Père qui a suscité son ire. Il s’agit dans ce cas de la part de Joseph Illand et de ses collaborateurs de défendre une cause. C’est pourquoi j’accuse le haut fonctionnaire de défense de m’avoir reproché de traiter mieux l’islam que le catholicisme». Et si c’était les deux mon capitaine? Défendre une cause et rectifier la recherche, et accessoirement les déviants? Pourquoi se montrer ingrat? Pris les doigts dans la confiture de la censure, l’ingénieur général de l’orthopédie du CNRS aurait tempéré avoir adressé un «avis amical» à Olivier Roy en son nom propre, «en tant que citoyen». L’autre qui n’est que la moitié d’un naïf et à temps partiel a donc pris soin de rectifier le tempérament: « Un avis amical d’un fonctionnaire d’autorité, qui peut interdire une mission, enquêter sur un labo et demander des sanction est qu’on le veuille ou non, une pression. Je n’ai fait que demander une chose et je le maintiens: que les membres du «service» de sécurité du CNRS enlèvent le rangers, leur sabre et leur goupillon de la recherche en général et de ma boîte aux lettres en particulier.»

C’est clair les agents de la Securitate de l’Empereur on fâché le Roy qui a failli se croire en démocratie. LFDM.

18/07/2009

M. Obama, en dédommageant le bourreau, peut-on dire «Yes, you can!» ?

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Chagrin verdâtre

On garde en mémoire les remarques, entre autres procès en sorcellerie, d’esprits chagrins, froissés par la permanence revêche de votre Feuille de Manioc. C’est comme cela. Nous sommes plutôt du genre légume laxatif que crème émolliente et lorsqu’on naît vert, on est vert, c’est sans espoir. Il faudra s’y faire, n’en déplaise à Gaston (Kelman) l’aspirant blanc et ès qualité ami de l’ever «blanco» d’Evry, Manuel Valls, il ne nous semble pas urgent de clamer notre amour du manioc. Mais nous ne manquons aucune occasion d’en rajouter une couche: si nous sommes de ceux qui ont applaudi l’élection de Barack Obama, nul ne nous comptera parmi les grégaires qui ont vu en lui une sorte de messie. Barack reste le président des Etats-Unis, et son avènement, pour fulgurant et révolutionnaire qu’il soit, ne doit rien au hasard. Obama est, noir peut-être, mais avant tout le produit de l’établissement. Il convient donc d’être lucide sur le bonhomme et ses marges de manœuvres susceptibles d’entrer en contradictions avec ses convictions intimes.

La moraline des marchands d’armes

Envoyé spécial à Accra du Jidédé, torche-cul détenu par un marchand d’armes qui fait la morale au monde, François Clémenceau s’est empressé d’applaudir le discours d’Accra du président américain, à l’image de la très grande majorité des observateurs du caniveau politique gaulois. Le journaliste a pondu un papier dont la lecture hémiplégique du discours d’Obama relève que le «noir» a enjoint les africains à assumer la responsabilité de leur avenir en ces termes: «C’est trop facile de pointer du doigt les autres comme étant responsables de son propres malheur […] Oui le colonialisme a tracé des frontières qui n’ont aucun sens sur ce continent, oui, l’Occident s’est trop souvent comporté en client davantage qu’en partenaire de l’Afrique, mais ce n’est pas l’Occident qui est responsable de la destruction de l’économie du Zimbabwe!». On aurait envie de répondre à la bassesse de l’expédient de François Clémenceau planqué derrière l’admonestation d’un «noir» pour recycler sa propre incurie. On préfèrera répondre à Barack Obama.

1° Reprenons: «C’est trop facile de pointer du doigt les autres comme étant responsables de son propre malheur». Ceci est indéniable. Si les africains en sont à ces tréfonds historiques, où ne se trouvent à l’évidence pas les asiatiques, c’est qu’ils n’ont pas su, ou tout simplement pu, répondre à la violence qui leur a été infligée par une violence identique sinon supérieure. L’humanité, surtout l’humanisme, étant tout le contraire des bisounours, les serfs noirs ne peuvent que s'en vouloir à eux-mêmes d’être les faiblards qu’ils sont, ce qu’ils demeureront longtemps encore tant qu’ils grimaceront les codes, les normes, et les religions monothéistes, ces ingrédients fondamentaux ont fait d’eux des esclaves. S’y achèvent, les resucées des droits de l’homme, du développement, entre autres sornettes que nous leur avons inculqués dans notre intérêt. Précisément ce à quoi la Chine a été rétive.

«Oui, semble tempérer Obama, le colonialisme a tracé des frontières qui n’ont aucun sens sur ce continent». Mais c’est tout suite pour recouvrir l’immondice de déni, en dépit de la puanteur toujours actuelle des monceaux de cadavres en décomposition. Car quelle conséquence Barack Obama tire de ce constat à ce point accablant que la balkanisation de l’Afrique à raison de ses richesses, a durablement structuré l’impossibilité d’Etats viables à l’aune des indépendances, ce qui s’accuse à l’horizon de la globalisation? L’avocat, l’homme de droit? Etrangement aucune… Ces frontières sont l’expression du marasme continu 50 ans après les indépendances, issu du démembrement de l’Afrique entrepris à Berlin au lendemain de la Grande guerre, et de sa capture comme zone de prédation et de non-droit, au profit des puissances occidentales. C’est à cela que les bavards doivent répondre sans faux fuyants. Chiche, que l’ONU ose un référendum transfrontalier sur l’unité africaine on verrait le résultat de l’expression populaire des africains qui ne se font pas enfiler dans les loges. Tas d’hypocrites.

Mugabe et les puissances occidentales comptables des accords de Lancaster

Quelle conséquence Barack Obama, tire de ce préjudice? «Otez-vous les doigts du fion» propose-t-il. C’est cela qui est un peu facile. Admettons qu’à cela l’imaginaire de notre Marseillaise aurait plutôt inspiré un «aux armes citoyens […] qu’un sang impur abreuve nos sillons…» Qu’en serait-il si les africains s’inspiraient de notre hymne? Le neurone perclus de haine de François Clémenceau s’empresserait de les taxer de terroristes. Il reste que le verdict d’Obama, contraire à ce qu’il a appris de plus élémentaire à l’école, est une impropriété du sens qui fait injure aux victimes de l’exécution en règle et de sang froid, de l’Afrique noire, au nom de notre Sacro-saint Capital. Des victimes qui se comptent par dizaines de millions depuis l’époque ouverte en 1492 dont Michèle, son épouse, est le manifeste vivant. L’histoire ne s’écrira pas clandestinement sur ce terrain. a l’aune de la faillite en cours, le solde de la vérité historique est proche et s’imposera à ce genre d’expédient qui ne sera plus recevable.

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