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13/03/2009

« Il ne faut pas déserter Durban II » par Caroline Fourest.

nations_unies.jpgDans une chronique à lire de Caroline Fourest, parue le 13.03.09 dans l’ImMonde du soir, la plus activiste sur les thèmes de l’homosexualité que journaliste, semble prendre le contre-pied de ses potes qui jouent le boycott de Durban II. Quelles que soient les postures que la clique de Phillipe Val et affidés, prélats en normes morales et procureurs de la police de la pensée, quels que soient les jeux de rôles consistant à mimer les désaccords pour mieux occuper le front, Caroline Fourest est tout à la fois la plus pernicieuse des détracteurs de Durban II et celle qui trahit le mieux le dilemme des épiciers du bien et du mal.

Boycotter Durban II c’est prendre le risque de la fracture et les positions maximalistes y vaincront. Or si le rôle de Occident l’avait jusqu’ici habitué à conduire les affaires du monde à discrétion, le périmètre de sa puissance s’est considérablement rétrécit et européens et américains ne pèsent plus de manière déterminante dans la définition des affaires. C’est ce que pour la part de l’Amérique, l’administration Obama a entériné en enterrant l’antienne des droits de l’homme en première classe à Pékin et en convenant à une diplomatie de partenaires plutôt que d’imperium. L’Asie et ce n’est pas indifférent a été la première préoccupation du secrétaire d’Etat américain. Abbas fut le premier a avoir le privilège d’une conversation téléphonique avec Obama. C’est plus qu’un signe : les affaires d’abord et sauver les Etats-Unis d’abord, et l’argent chinois d’abord, qui peut maintenir les bons du trésor américain d’abord.... On verra le reste ensuite, s’il reste un peu d’Europe. Quant à ses névrose morales à géométrie variables, elles pèsent ce que valent les préoccupations américaines de Bush pour le climat. Les States s'en torchent!

«Il y a bien des raisons de redouter la conférence contre le racisme qui s'annonce à Genève du 20 au 24 avril. Ceux qui ont assisté à la première édition, à Durban (Afrique du Sud), en septembre 2001, ont encore en mémoire la prise en otage du forum des ONG par des groupes tiers-mondistes pro-islamistes et antisémites, les tracts regrettant Hitler, l'exposition de caricatures antisémites... Près de dix ans après la fin de l'apartheid, nous étions venus parler du racisme. Et nous n'avons entendu parler que d'Israël. » C. Fourest

Fourest trahit au passage un préjugé anti tiers-mondiste. Or elle est bien placée pour savoir ce que valent ces généralisation idiotes. Ensuite au nom de quels principes ne devrait-on pas fustiger avec la plus grande vigueur les crimes de guerre et les massacres commis par Israël? Israël est une théocratie qui ne vaut pas mieux que l'Iran, la libye et le vatican et le Tibet s'il venait à devenir indépendant. A ce tite il mérite la critique et  nous à la Feuille de Manioc on suggère qu'ils se touchent et nous la fiche... la paix bien sûr!

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12/03/2009

Le strapontin Cluzel, Stéphane Guillon au rencart?

cluzel_guillon.jpg

Cluzel en rémission des péchés pour la vie éternelle
Selon le Point, le PQ hebdromadaire des néo-cons germanopratins, boit-sans-soif c’est à voir, cons c’est sûr, «le patron de Radio France prend ses distances avec Stéphane Guillon». C’est que Sarkoléon n’est pas content et l’a fait savoir. C’est ainsi en général lorsque l’Homme fort de l’Elysée, veut qu’une commission soit faite par d’autres. Il sonne les sherpas du Château chargés de la cagade et ça fuite dans la presse, qu’importe la propriété ultra absorbante de la Pamper’s.

Dans sa livraison du mercredi (04.03.2009) le volatile enchaîné nous couine que le Maître de l’Elysée, entre autres multicasquettes, VPCA (Véritable Président du Conseil d’Administration) de l’ORT-France télévision et de Radio France, n’aurait que très peu goûté aux photos adonisiennes du patron de la Pravda précitée. C’est que le Cluzel a posé torse nu, tatouage à l’air et masque de cuir dans le calendrier gay d’Act-Up: «Ce n’est pas digne d’un patron de service public. Ce type est fou. Il se croit tout permis. Sa vie privée, c’est sa vie privée. Il en fait ce qu’il veut, mais il n’a pas à s’afficher comme ça» a fustigé le Chef de l'Etat. Ou encore, «c’est du n’importe quoi. Cluzel n’en fait qu’à sa tête et il se laisse manipuler par la gauche et les syndicats.» Soit à peu près par une moitié des français. Passons.

Pour ce qui est du Manioc Sarkoléon n’a pas tort sur cette affaire-là surtout que s’il venait à quiconque de commenter cette exhibition, l’accusation d’homophobie ne serait aussitôt brandie pour estourbir l'hétérosexuel pratiquant qui oserait. «J'ai insisté pour ne pas apparaître comme président de Radio France et donc posé avec un masque en tissu coloré». Et le fouet c’est en supplément? C’est un peu gros et court à la fois. Tout cela est connoté comme il faut, et de l’assumer ne nous gène d’ailleurs pas. Nous sommes en République! Nous au Manioc on est pour la cohabitation, et radicalement pour le suffixe, à condition qu’elle soit apaisée. On a bien écrit a-paisé gros cochon!. Là où la morale de Sarko faite genre, c’est qu’elle semble voler au secours d’une marque du FMI, le DSK et accessoirement sur ses vacances au Mexique... On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

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03/03/2009

Le juge Courroye et l'amitié du Président

bilger.jpgLa procure dans l'âme

Au Manioc on n’aime pas l’euristique carcérale de M. Bilger, faite de codes prescrits à l’avance, pénal de préférence, de bâtons, de règles, de carreaux, de barreaux… Une bizarre inclination pour la rigueur, l’orthopédie, la coercition. Est-ce une altération de l’hédonisme naturel? Est-ce dû, qui sait, à une enfance qui ne fut pas des plus tendres? Serait-ce une revanche à prendre sur ses petits galopins de camarades voleurs de billes? Le goût pour la police a toujours une lointaine raison. Avec son regard inquisiteur, ponctuant chacune de ses phrases de mots qui claquent comme l’écrou des portes de prisons, Philipe Bilger a le bagne pour «architectonique sociétale», pour parler genre les experts invités de l’andouille quotidien de France 5, Yves Calvi. On ne sait pas ce que pense Bilger de notre projet de société civilisée visant l’enfermement des nourrissons. On se doute que derrière un bureau acajou et austère de sa procure, il sentence « au gnouf ! ». Brrrr! Nous concédons au manioc qu’à toute société il faut des Bilger, il y eût bien Pasqua et Hortefeux pour faire d’un reître au socialisme l’exégète romantique de l’identité nationale, cette névrose de n’aspirer à chaque fois qu'au même, preuve de l’inutilité dispendieuse des psychanalystes. Si Monsieur Bilger voulait bien loger ces derniers dans leurs asiles, ça rendrait service à tout le monde. On n’aime pas le Bilger ici au Manioc, mais là, sur l’ami du Président, nous l’avouons… La classe le Bilger. Retrouvez l’esthétique de Bentham sur son blog  Justice au singulier. En attendant lisez son billet sur l'amitié présidentielle. LFDM

L'amitié du Président

« Le président de la République donne son amitié à qui il veut et il est évident qu'en bénéficier ne doit pas entraver le cours d'une carrière. En même temps, l'amitié est un sentiment intime, fondé sur l'accord des esprits et des coeurs et qu'on imagine mal publiquement exploité. En matière judiciaire, l'amitié qu'éprouve le président à l'égard d'un magistrat mérite-t-elle d'entrer en ligne de compte ? Cette question m'a sollicité à la lecture d'un article publié dans "Marianne" par Eric Decouty et Hervé Nathan : "Les gâtés du pouvoir". Est évoquée notamment la situation du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qualifié de "procureur du président". Le Parquet de Paris lui serait promis, si l'hebdomadaire dit vrai, parce que Nicolas Sarkozy a déclaré devant les représentants d'un syndicat de magistrats que Philippe Courroye "est son ami".

J'ai toujours eu l'impression, bien avant l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, que la promotion des magistrats dépendait  des coteries, des réseaux, d'appartenances et de dépendances douteuses, bien plus que de la qualité pure du professionnel. L'Etat avait son apparence qui était fondamentale pour qu'on puisse croire en lui. Mêler le subjectif et l'intime au service public, c'est offenser profondément ceux qui ont l'honneur d'administrer ce dernier, en démocratie. L'humeur du Prince fait peur. Les exclus tremblent.

Dans les coulisses, l'amitié n'a plus à se cacher.»

 
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