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15/03/2009

Schweitzer Démission, Renault condamnée pour discrimination

schweitzer2.jpgMonsieur Schweitzer devrait démissionner de la Halde

Capté sur la version électronique de l’Huma, le 18.02.2009, l’info passée inaperçue a échappé y compris à votre Feuille de Manioc. Une histoire qui raconte comment vivre debout alors que tout et tous nous incitent à nous coucher. Roger Silvain, va s’empocher 210.681 euros âprement mérités, arrachés aux voleurs et aux violeurs, avec l’orgueil du héros en supplément. Ce qui au passage va étouffer Madame Parisot et sa caste de gens qui « n’ont pas à rougir » de s’en mettre plein les fouilles pendant que les français crèvent de la misère qu’il créent. En un mois Un Silvain et un Domota c’en est trop! Mais voila: «Je suis de la race de ceux qui vivent debout, pas à genoux» affiche Roger Silvain.

La Cour de cassation a donc confirmé l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Versailles condamnant Renault pour discrimination syndicale au préjudice de Roger Silvain, ancien délégué syndical CGT, en lui accordant 210.681 euros d’indemnités. A lire ci-dessous. Au fond, cet arrêt soulève plusieurs questions. Il souligne le rôle ambigu des syndicats non sans rappeler la ténébreuse affaire de lUIMM. Mais s’agissant de la lutte contre les discriminations en général, comment M. Schweitzer peut-il encore décemment se maintenir à la tête de la Halde étant moralement et fonctionnellement atteint par ces discriminations sanctionnées par la justice? Rappelons tout de même les précédents raciaux de Lucien Breleur et Daniel Kotor. Lien. Il n’y a qu’en France qu’on peut assister à une telle morgue doublée d'impunité. Aux Etats-Unis, des membres pressentis de l’administration Obama ont dû renoncer à leur poste pour des peccadilles avec le fisc!

Les contrevérités de Pierre Graff, PDG d'Aéroports de Paris

Le rôle des médias dans cette équivoque morale est central dès lors qu’ils n’accordent pas la place qu’il convient aux affaires qui entachent l’image des dirigeants d’entreprises. Le 27 janvier 2009, le pourvoi de la société Aéroports de Paris dirigée par M. Pierre Graff a été rejeté par la Cour de cassation. Le 5 juillet 2007, la Cour d’appel avait réintégré 4 salariés qui avaient brutalement été licenciés par Aéroports de Paris pour avoir invoqué une discrimination raciste au préjudice d’un collègue. Là encore, les médias ce sont tus. Mais ni les syndicats, ni l’inspecteur du travail, n’ont protégé les victimes comme c’était leur rôle. La Halde aurait même, suivant une correspondance de M. Schweitzer adressée à M. Luca Député UMP des Pyrénées Atlantiques, conclut à l’absence de discrimination dans cette affaire au terme d’une enquête qu’elle n’a pas menée selon M. Schaffuser! C’est carrément comique! Voir différentes videos liées à cette histoire. Lien.

Quant à M. Graff, PDG d’Aéroports de Paris, il est candidat à sa propre succession. Dans une lettre adressée à M. Blazy alors Député de l’Oise le 8 mars 2007, il avait affirmé à l’encontre des faits à que « les accusations de discriminations se sont développées pour l’essentiel postérieurement aux licenciements » intervenus en juin 2006. Or les quatre salariés avaient invoqué ce chef par écrit qui lui aurait été adressé en recommandé avec accusé réception dès le mois de décembre 2005! C’est confondant et indigne d’un chef d’entreprise de ce rang. Il y a au minimum un problème d’éthique. A suivre… LFDM

Témoignage de Pascale Pouillon d'ADP

Témoignage de Thierry Schaffuser d'ADP

Sauf à se moquer des victimes, qui songerait à donner les clefs d’une prison à un condamné? Le maintien de M. Louis Schweitzer à la tête de la Halde est une injure faite aux victimes, et en soi un dysfonctionnement continu de l’ordre républicain, dont les députés de gauche comme de droite devraient se saisir. Il s’agit d’un poste éminemment moral, ce qui de toutes façons aurait dû empêcher l’intéressé d’y accéder en raison de son passé judiciaire dans ces affaires-ci comme dans d’autres, lorsqu’il était encore membre de cabinets ministériels. Lien. A cela s’ajoute que M. Schweitzeir siège au conseil d’administration de plusieurs grandes entreprises dont il n’est nul besoin de statistiques ethniques à la Lozès du Cran, une solution raciste, pour conclure que leurs managements sont résolument racistes, sexistes et ségrégationnistes du point de vue de l’origine sociale. Etant au Conseil de surveillance du Monde, comment songer que Laetitia Van Eeckhout, journaliste chargée des questions de société reprenne objectivement les faits mettant M. Schweitzer en cause?

M. Schweitzer devrait donc partir. Au-delà du personnage, et au moment où l’opinion se gargarise d’Obamania, et où d’autre part crise oblige, les français sont appelés à faire des efforts, la question des discriminations pose celle plus élargie de l’éthique de nos chefs d’entreprises qui doivent être irréprochables. Si on a vu avec Madoff et Stanford, que certains payent et d’autres se gavent, on voit avec Total, Sony etc. que les choix stratégiques ne sont pas indifférents à la moralité du management d’entreprise. De sorte qu’il est permis de conclure que les individus étant entiers, les questions éthiques relatives aux discriminations, au respect de l’environnement, ont un lien étroit avec les principes de prospérité et d’équité, de redistribution sociale et du maintien de l’emploi plutôt que le choix des plans sociaux pour créer artificiellement de la valeur antisociale.

«Je suis de la race de ceux qui vivent debout, pas à genoux»

Source humanite.fr. «Je suis de la race de ceux qui vivent debout, pas à genoux», prévient d’emblée Roger Silvain. Entré à l’âge de quinze ans chez Renault comme apprenti ajusteur au lendemain de la guerre, il y a travaillé jusqu’à son départ à la retraite, en 1987. Durant ses quarante ans de carrière, marquée par un très fort engagement syndical et politique - il fut délégué syndical CGT, puis secrétaire du comité central d’entreprise, puis élu membre du conseil d’administration de Renault -, il a vu ses camarades de promotion gravir les échelons professionnels, tandis que lui, n’ayant jamais reçu aucune proposition d’avancement, terminait sa carrière au poste où il l’avait commencée : ouvrier ajusteur, catégorie P3. « C’était difficile, mais on savait que quand on était militant syndical, on était brimé. C’était le prix de la lutte. Si c’était à recommencer, je ferais pareil, et même plus!» Lire la suite sur le site de l'Huma: Lien.

03/03/2009

Guadeloupe : accord en vue avec les extrémistes du LKP?

domota.jpgLe protocole d'accord avec le LPK est «prêt», selon le préfet

Alors comme ça les extrémistes, indépendantistes, on n’a pas entendu «terroristes» mais l’idée n’était pas bien loin, seraient prêts à signer un accord social? A lire la presse Pravda ces derniers temps, l’express surtout et les chronique de Barbier, on aurait cru que le LKP souhaitait par-dessus tout aucun accord, mais l’indépendance, le clash, la violence. Pour 200 euro, c’est donc pas cher la Guadeloupe.

En fait, les rédactions parisiennes peu habituées à voir des noirs réclamer des droits, et plutôt enclines à enfermer ces français-ci dans la resucée de l’humanitaire, autant dire de l’aumône qui nous valorise, ont peu goûté l’intransigeance de principe d’Elie Domota. Or, comme on le verra lorsqu’il s’agira de tirer les conséquences de ce mouvement social pour la Nation, arc-bouté sur des principes simples, sociaux et non politiques, ou si l’on veut, forcément politiques parce qu’éminemment sociaux, c’est somme toute indifférent, Elie Domota aura permis à toute la population des régions ultrapériphériques de s’inviter à la table de la crise, et décider de la manière avec laquelle l’effort doit être collectivement partagé. C’est en soi un legs à la Nation par ces temps de crise. C’est un laboratoire pour la France, une expérimentation, l’aiguillon qui lui évitera les recettes archaïques du serrage des boulons des tortionnaires sociaux. Il n’est pas étonnant à cet égard que le MEDEF de la parigourdine ait été le principal obstacle à cet accord, dissuadant le gouvernement de prendre ses responsabilités. La France est encore une démocratie et si les patrons y font la loi par le fait, ils ont compris à cette occasion que leurs intérêts cèderont pour un temps encore devant la volonté populaire. Ne doutons pas que le 19 mars, la métropole expliquera à ces nantis comment redistribuer les dividendes en cas de crise. Toute société en surchauffe a besoin de soupapes et les élites feraient mieux d’y regarder à deux fois face à la grande misère qui s’installe.

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18/02/2009

Journalistes, vous avez assassiné Jacques Bino!

guadeloupe2.jpgLe mouvement contre l’exploitation endeuillé.
Pointe-à-Pitre – Un homme a succombé cette nuit à la suite de tirs d’une origine non encore déterminée. La violence en Guadeloupe a franchi un seuil cette nuit avec la mort de Jacques Bino, un syndicaliste de retour d'un meeting à bord d'une voiture dans la cité Henri IV, du quartier Chanzy à Pointe-à-Pitre.  Selon AFP (18.02.2009)  «Les secours avaient été prévenus vers 00H18 (05H18 à Paris) de la présence d'une personne blessée par balle à bord d'un véhicule. Mais après avoir essuyé des tirs de projectiles, ils ont demandé à la police de les accompagner. Et ce n'est qu'une fois le site «sécurisé», vers 02H50 (07H50 à Paris), qu'ils ont pu approcher du syndicaliste, entre-temps décédé, selon la préfecture.»

Au-delà des circonstances du décès de Jacques Bino, le fait est qu’il est mort pour la dignité de citoyens français condamnés à l’indifférence. Que la victime soit un syndicaliste du mouvement contre l’exploitation (LKP), d’une cinquantaine d’années, est le pire des symboles que pouvait s’infliger l’intelligentsia autiste parisienne. Les responsables de ce drame sont certes le gouvernement, les politiques, tous partis confondus et le parti socialiste en tête qui fait honte à ses valeurs, mais surtout et d’abord, les journalistes et les media qui les emploient.

La société du mépris

Ce drame est en premier lieu imputable aux propagandistes qui jouent quotidiennement à sanctifier la parole du pouvoir et des puissances de l’argent dont les intérêts tiennent les media. Il est donc choquant de voir les journalistes s’interroger en boucle, la gueule enfarinée, sur ce corps encore tiède de leur mépris à propos des raisons du décès de Jacques Bino. Habituellement dévoués à l’Empereur, ils se dépêchent en son château pour en contempler le corps et donner sa parole en célébration à une opinion vouée à la propagande du pouvoir cependant que le peuple se meurt et que la France se délite.

Voici trente jours que la Guadeloupe crie son désespoir due à l’exploitation sous les voiles brodés de ce dédain qui pare vos indifférences parisiennes. Il aura fallu la mort de Jacques Bino pour que vous évoquiez le mot «drame». Pourtant, l’exploitation raciale de tout un peuple par une clique est un drame de chaque instant. Votre silence est comptable de ce fait essentiel qui permet de comprendre le drame que vivent nos concitoyens des régions ultrapériphériques à travers l’exploitation. C’est ce que tambourine le LKP depuis trente jours. Mais venant d’un tambour, le cri est forcément inaudible.

Voici trente jours que la Guadeloupe crie, hier Jacques Bino est tombé. Ces cris vous les avez tus, Bino votre silence l’aura tué. Ayez la décence de vous taire. LFDM

 
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