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03/08/2009

Maurice vs Sos racisme, clash à solidays

Le bon sens de Maurice en toute simplicité

A voir jusqu’au bout. SOS-racisme-Rolex en prend encore pour ses rouages. Ca n’a l’air de rien comme cela à première vue, mais ce qui s’y dit est fondamental.

Où l’on comprend que la société française commencera à envisager la question raciale et à espérer peut-être un jour la dépasser, lorsque les rentiers de la race, qui font de ce matériau imaginaire un fonds de commerce pour clientèle politique, à gauche comme à droite, mais plus à gauche qu’à droite, lorsque les violonistes de la race nous ficheront la paix tant il est démontré qu’ils ne servent à rien si ce n’est exacerber les sentiment parfois xénophobes, souvent ignares, mais toujours stupides liés à la race, lorsqu’auront disparu les Sos-racisme, Licra, Mrap, Cran et autres exploitants de la misère sociale, lorsque la bassesse politique des partis aura cessé de cultiver, sur le terreau du racisme, les carrières indignes, lorsque les réseaux cesseront de faire de la couleur de peau l’alpha et l’oméga de l’imagination politique, lorsque les névrosés de l’identité apprendront qu’ils sont ceux qu’ils aiment et meurent en ceux qui les ont aimés, alors reviendra l’homme, celui-là en tous points étranger à leurs sentiments anthropophages.

En-deçà des décrets imbéciles prétendant arraisonner l’identité, par-delà les discours sur la nationalité, le génie de l’espèce reproduit l’homme rebelle au point de vaincre la plus torve des maladies. Savourez, partagez... LFDM.

01/08/2009

A 7 ans, il pique une voiture pour ne pas assister à la messe

Fuyard à 7 ans, mais avisé et nullement chauffard!

Il ne voulait pas allez à l’église. Bravo mon grand, et récidive! Récit à plus de 65 km/heures… Drolatique, rigolatique, tordantique, pliatique! A voir, à partager et à revoir… La Feuille de Manioc vole, comme elle peut, de ses vanités, mais vole tout de même, au secours de ce petit garçon américain, bien inspiré par l’innocence de ces 7 ans. Ce qui s’atteste par la dextérité précoce dont le minot fait preuve à jouer au pilote automobile, façon Juan Manuel Fangio, en tentant d’échapper à la police, après avoir échappé à l’église! Preuve que, contrairement à bien des adultes, le gone fuyard à déjà tout pigé des endoctrinements élucubrés de nos théocrates.

Digression

Comme quoi, le vieux dicton déjà cité par Platon dans le Banquet, suivant lequel «la vérité sort de la bouche des enfants» est à méditer par nos prieurs à plus d’un titre, les noirs du bantoustan n’étant pas les derniers à faire preuve de ferveur en matière d’opium du peuple. Mouflet mais avisé, contrairement aux noirs-croyants, notre fuyard sait déjà, à 7 ans seulement, qu’il ne faut aller ni à l’église, ni au temple, et pas plus à la mosquée qu’à la synagogue.

Si l’on dit des enfants de par leur innocence, c’est que leur innocence dévoile la vérité, n’étant pas corrompus par nos certitudes et allégations d’adultes. «La vérité sort de la bouche des enfants» signifie que nos prétentions sont basées sur des idées préconçues, ce que nous oublions trop facilement. Ainsi du bien et du mal (Nietzsche), du mâle et du sexe faible (Ni putes, ni soumises), du pur et de l’impur (Ministère de l’identité nationale ou plus avant, Milosevic), de Dieu et de Satan son jumeau, (Basilique Saint-Pierre de Rome ou encore, la Mecque), de l’égalité et du mérite (la discrimination positive du Cran), bref des balivernes pensées, instituées et resucées par les églises au sens large.

Car chacun se sera aperçu au bref examen de son alentour, que les gens de robe n’ont pas le monopole des prélatures, les protestants ayant même tombé la robe au contraire des avocats. Or si francs-maçons et autres sectes reproduisent rigoureusement les genres de rituels et les espèces de l’église, et vas-y que je te mette un GADLU par-ci, un Baphomet par-là, un sacre par-ci, une cooptation par-là, cependant que leurs «Lumières» spectrales prétendaient, à l’origine du mensonge, combattre l’obscurantisme de l’Eglise Catholique. Passons sur cette fausse monnaie pour vrais couillons. Et fin de la digression.

Retour sur le fuyard de 7 ans, mais bien avisé et nullement chauffard

On dit donc des enfants qu’ils perçoivent et formulent des faits qui échappent aux adultes. Que cette même innocence leur fait aussi dire des choses que les adultes auraient préféré taire ou ne pas entendre. Ne pas aller à l’église, pas plus au temple, à la mosquée qu’à la synagogue. Or le gamin en question n’a piqué la voiture de ses parents que pour fuir l’église. Une vérité à méditer par les descendants de la malédiction de Cham, au moment de la prière, forcément… LFDM

Selon AFP

«Dimanche dernier, deux policiers américains ont pris en chasse un conducteur lancé à vive-allure, sans pouvoir l'arrêter, dans le comté de Weber, aux États-Unis. La caméra de surveillance installée dans la voiture de police a enregistré toute la course-poursuite. Le fuyard qui conduisait a plus de 65 km/h et qui coupait largement les virages était un jeune garçon de 7 ans ! Les deux représentants de la loi ne s'attendaient pas à un si jeune chauffard. D'après le capitaine Anderson, porte-parole du Shérif du Comté de Weber, l'apprenti conducteur "se baissait pour appuyer sur l'accélérateur et se relevait pour apercevoir la route…c'est pour cela qu'il n'utilisait pas vraiment les freins dans les virages". Selon Anderson, l'enfant avait appris à conduire avec ses jeux vidéos et "se débrouillait bien". Le garçon a expliqué qu'il avait pris la voiture de son père pour éviter d'assister à la messe dominicale.» AFP

31/07/2009

L'esclavage oublié, Françoise Vergès et Nicole Pot

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Universitaire méritante

La Feuille de Manioc vous fait partager un plaidoyer pour l’archéologie de l’esclavage. Voila un point de vue vérgéturique qui fournira encore un motif au zèbre sans épaisseur d’Olivier Pétré-Grenouilleau de se refaire une bile de haine, du fond de son révisionnisme d’historien de province, raté et subventionné. Espèce de prix d’Histoire du Sénat… Non qu’à la Feuille de Manioc nous ayons quelque ressentiment à l’égard de nos belles provinces, et de ses habitants, bonhommes sous tous rapports, ce serait plutôt l’inverse. Nous nous méfions cependant des pseudo intellectuels qui y jouent les borgnes dans des pays accueillants où ils s’imaginent rois.

Le point de vue dont il est question plus bas est paru le 20 juillet dernier dans  torche-cul du soir, l’Immonde, et dû à Nicole Pot et la mère Vergès, «Çoise» pour les intimes. Rappelons aux habitués de La Feuille De Manioc, LFDM pour les intimes, que la nièce de son oncle qu’aucun réseau n’a pu caser, et se sentant à l’étroit dans l’écrin que papa lui a concocté à la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise (MCUR) dont elle est directrice, a rempilé pour un autre mandat à la tête du Comité Pour la Mémoire de l’Esclavage. Ceci a fait bien des jaloux dans le landerneau putassier des négrogermanopratin, une race en devenir.

Nul ici ne lui contestera son mérite à «Çoise». Elle est Docteur en sciences po de Berkeley, et ses travaux en tant que chercheur, attention, elle fut féministe, alors disons ses travaux en tant que «chercheuse» plaident pour elle. Elle ne doit donc pas sa place qu’à ses seuls réseaux… Mieux, «Çoise» nous a surtout évité la candidature ensorcelée du clan Romana, Serge à sa tête, généticien pour la mémoire, et surtout corbeau sous format PDF sur Internet à ses heures libres. Serge Romana est aussi le concepteur de l’opposition fumeuse entre les notions d’ancêtres et d’aïeuls, s’agissant des afrodescendants ultramarins. Selon notre illuminé du carafon, les descendants d’esclaves déportés n’auraient plus d’ancêtres, seulement des aïeuls, césure fondamentale avec le continent africain et, en conséquence de cela, impossibilité insurmontable d’établir toute relation avec l’Afrique. T’en reveux? C’est de la douce… Avouez qu’il y en a qui sont en demande de soins dehors. LFDM a fait sommaire mais les billevesées de Romana ne méritent pas qu’on s’y attarde outre mesure.

Toujours est-il que si la sortie vérgéturique de «Çoise» fera un sang d’encre à Pétré-Grenouilleau, elle fera un aigri en la personne de Romana. Le généticien ensorcelleur était candidat à la tête du CPME, mais «Çoise» lui a ravi la place. Sa candidature était supposément téléguidée par la rue Oudinot où sévit l’ex-superpote et intime de Claude Ribbe. Ledit Claude Ribbe était aussi candidat tout en vitupération contre son ennemi intime Patrick Karam, le sous-ministre à l’Outre-mer. Il doit aussi ruminer un sourd ressentiment. Ainsi vont la vie des petits réseaux et les sorts des petites ambitions parisiennes.

Sur ce, assez jacté, revenons au point de vue des de Pot-Vergès pour une priorité à l’archéologie de l’esclavage. Il paraîtrait, selon ces expertes, que «Traite des Noirs et esclavage colonial restent cependant minorés dans le récit national et dans la recherche.» Bigre! Une minoration qui «autorise la nation à ignorer l'ampleur de ce trafic infâme qui dura près de quatre siècles.» Ah bon ? Nous pensions avec les falsificateurs tels Finkielkraut et Elkabbach que le crapaud Pétré-Grenouilleau avait tout dit. Et l’on s’étonne en haut lieu de la permanence du racisme négrophobe joyeusement partagé non par Le Pen, trêves de diversion, mais par nos élites humanistes et bien pensantes? Les deux cocottes enfoncent le clou, les informations des archives écrites, «lorsqu'elles existent, sont univoques - émanant de l'Etat, des négriers ou des propriétaires.» On avait cru qu’elles étaient objectives. Décidément… LFDM

L'esclavage oublié, Françoise Vergès et Nicole Pot
Le Monde 20 07 2009

L'histoire de l'esclavage a connu ces dernières années un développement important, sous l'impulsion d'historiens, d'associations et du Comité pour la mémoire de l'esclavage, réduisant ainsi le retard important pris par la France dans ce domaine. Traite des Noirs et esclavage colonial restent cependant minorés dans le récit national et dans la recherche. Pour une grande majorité de Français, cette histoire concernerait seulement les ultramarins. Cette minoration contribue parfois à substituer une attitude de commémoration victimaire à une démarche de connaissance du passé pour certains Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais ou Réunionnais, qu'ils vivent dans les DOM ou en métropole. Elle autorise la nation à ignorer l'ampleur de ce trafic infâme qui dura près de quatre siècles.

Encore mal connue, l'archéologie de la période coloniale joue un rôle décisif pour documenter les conditions de vie des esclaves, leur habitat, les établissements où ils furent asservis, les rites d'inhumation, l'état sanitaire des défunts, etc. Elle apporte des informations sans équivalent dans les archives écrites, qui, lorsqu'elles existent, sont univoques - émanant de l'Etat, des négriers ou des propriétaires. Cette exigence est d'autant plus fondamentale que les installations agricoles, les fabriques ou les lieux de culte vernaculaires ont été très mal conservés outre-mer, et que les "lieux de mémoire" de l'esclavage y sont rares. Il importe donc que l'archéologie se développe en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, où elle est encore embryonnaire, et à La Réunion, où la loi sur l'archéologie préventive de 2001 n'est pas appliquée.

Des fouilles récentes aux Antilles et en Guyane ont apporté des résultats décisifs sur le peuplement des Caraïbes et de l'est de l'Amérique du Sud, et éclairent d'un jour nouveau les rapports entre esclaves et Amérindiens à l'époque coloniale. En Guadeloupe, les fouilles de cimetières à Basse-Terre, de l'anse Sainte-Marguerite au Moule, de Desmarais à Saint-Claude ou, en Martinique, celles de l'habitation Fonds Saint-Jacques à Sainte-Marie ont fourni des informations remarquables sur les conditions d'inhumation des esclaves et sur les pathologies des populations asservies.

De même, les campagnes de fouilles de l'îlot Tromelin, menées en 2007 et 2009, lèvent peu à peu le voile sur l'incroyable survie d'un groupe de captifs malgaches abandonnés pendant quinze ans sur un petit territoire hostile et battu par les vents de l'océan Indien, après le naufrage du navire négrier l'Utile. Et si les quartiers d'esclaves - les rues "cases-nègres" aux Antilles - ont presque tous disparu, ils "survivent" dans le sol à l'état de structures archéologiques. Les Etats généraux de l'outre-mer doivent accompagner cette dynamique dans laquelle l'Institut national de recherches archéologiques préventives peut prendre une part active. Ces travaux contribueront au renouvellement de la connaissance et montreront que la France n'esquive pas son histoire.
Source Le Monde 20 07 2009

 
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