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16/10/2009

La France d’après… l’Empire

VoteRahan.gifPour un Vendredi ça ira bien alors pause…

Les n’infos sont à désespérer l’esprit le plus placide. Entre les banquiers et leurs traders qui se refont la mise à coup de redistribution de milliards de bonus après nous avoir pompés jusqu’à la moelle; le fils de Crao qui se plaint de discrimination anti-jeunisme. Songez que le pauvre redoublard en 2ème année de fac de droit part avec un lourd  handicap: il porte le nom de son père; le polytechnicien de France-Télécom qui bénéficie du soutien de Christine Lagarde pour mettre seulement un mois à comprendre que la «mode des suicides» était en fait une «spirale infernale». Encore un petit effort citoyen et tu comprendras peut-être le caractère criminogène du management des humains comme une «ressource» issu des méthodes très modernes de l’individualisation. N’est-ce pas Laurence Parisot? la piqûre de rappel de nos petits dictateurs chéris, Dadis Camara et Ali Bongo Ondimba qui témoignent de la vigueur de la françafrique; les vertus de notre programme électronucléaire illustrés par les déchets de Cadarache et Thomsk en sibérie; la cavale de Jean-Pierre Treiber qui se fait filmer par les caméras de la rousse censée être à ses trousses; nos marsouins victimes des ritals qui dit-on auraient payé les talibans pour maintenir l’ordre en Afghanistan; pour un vendredi ça ira bien….

Les folies de Sa Grandeur

Alors tout le talent de Louis de Funès nous permet l’économie d’une critique de type sociologie de comptoir à propos de notre époque radieuse et des espèces du pouvoir dans son caractère grotesque mais cruel. A se demander qui de la fiction et du réel est la caricature de l’autre. Le moins qu’on puisse dire est qu’avec Louis le doute n’est pas permis. Bon Week-end. LFDM

PS: toute ressemblance avec un personnage ou des faits réels est évidemment fortuite et serait le produit d'un esprit malveillant.

 

 

13/10/2009

En Bongabonie comme en Sarkozie, c’est au nom du père

Le règne des Pères celui des Chiards

Oubliés Cleartsream, Polanski, Mitterrand, Finkielkraut… Aujourd’hui l’actualité est affaire de chiards, les projecteurs sont braqués sur les rejetons de Princes, au Gabon et en France. Deux successions réglées depuis les Palais. Deux pays dont le personnel politique semble partager le même sens de l’héritage, de la carrière et du succès politiques. Il fallait voir la sortie du chœur de l’UMP sur les media  pour voler au secours de Jean Sarkozy: «Elu»! Assorti à un tacle au PS via Martine Aubry, en référence à son père, Jacques Delors, les sicaires du parti godillot n’avaient que ce mot à la bouche. On aurait dit une de ces récitations savamment apprises et ânonnées par les niais du PDG (Parti Démocratique Gabonais). Décidément Paris ressemble de plus en plus à s’y méprendre à Libreville. Bien fait!

La question actuellement à la mode à Libreville et sur les bords de Seine est: «de qui es-tu le rejeton»? Affaire de couilles comme d’habitude en politique. Chirac ne disait-il pas l’essentiel en politique est d’en avoir ou pas? En tous cas, on peut constater que la question de la transmission du pouvoir se pose en termes identiques tant à l’Epad de la Défense que dans notre pré-carré françafricain chaque fois qu’un de nos dictateurs crève. Faut-il y voir une communauté testiculaire? Ce doit être cela le secret de la francophonie. Au fond, l’actualité donne raison aux postures de La Feuille De Manioc et nul ne nous reprochera un propos de circonstance.

Rappelons notre adage fondamental: «il n’existe que deux catégories d’individus: les farceurs qui ont travaillé très dur pour naître du bon côté du sort et se reproduire entre farceurs; les farcis qui en ont plein le derche des farceurs et cherchent à bourrer le mou d’autres farcis pour accéder à leur tour au rang de farceurs. C’est une règle sociale, pour dominer, le pouvoir recrute toujours au sein des farcis. […] Bienvenue au Bantoustan parisien, ses misérables, son tapin, sa rapine. Si tu veux un poste de porte maroquin au Bantoustan afroparisien et que tu as un frangin à vendre, rejoins vite le fan club de Minkoda Ba Nkozy sur…»

Egalité des chances la fin des études à Bac+2

Sarkoléon a salué aujourd’hui la naissance des lycées en 1802, un «geste fondateur de notre éducation nationale» qui «signifiait très concrètement la fin des privilèges de la naissance». Il se fout de nous ou il fait exprès? «Cela voulait dire, a poursuivi l’Empereur, désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur». Encore un doigt? Non merci ça ira… On rappelle au passage que Jean est un double redoublard. Le cancre avait déjà redoublé sa 1ère année de droit, il a planté la seconde. Avec un petit effort il obtiendra son DEUG avec mention pitié. Selon nos informations le père n’avait d’ailleurs pas été fichu de se voir décerner le diplôme de Sciences-po qui est pourtant en option à la sortie, l’essentiel étant d’y accéder et non d’en sortir… Le mérite semble être une affaire de famille chez les Sarkozy.

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12/10/2009

Finkielkraut-Polanski: l’excuse du passé douloureux

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Amalgames et obsessions mémorielles

Les amalgames de Finkielkraut sont décidément désastreux pour l’honneur et la mémoire des victimes de la tragédie de la deuxième guerre mondiale, et en particulier, pour les victimes de la Shoah. Soulever une exception d’irresponsabilité de ses propres actes en raison cette tragédie ou même de sa propre expérience fut-elle celle du Ghetto de Cracovie, c’est prendre un risque à voir déconsidérer la mémoire qu’on prétend défendre. Décidément Finkielkraut est le moins convaincant des avocats de Polanski.

Notez qu’il a clairement fait savoir qu’il ne fallait pas mélanger les deux affaires Polanski et Mitterrand que d’aucuns, à l’image de Demorand, rapprochent. Ô crime! Mitterrand n’a pas droit aux analyses farfelues d’Alain Finkielkraut. Le neveu de son Oncle a certes du génie mais il lui manque l’expérience du pogrom, les haillons du Ghetto de Cracovie. Finkielkraut s’indigne et s’emporte: «alors on peut décider qu’il y a deux grandes sorte de crimes imprescriptibles, le crime contre l’humanité et le crime de Polanski, après ce qui lui est arrivé, c’est une magnifique conclusion à son existence». Un peu de décence ne nuit pas, monsieur le sophiste des étroites lucarnes …

Passe par là, Thierry, un auditeur que le simple bon sens conduit, et qui rappelle Alain Finkielkraut à ses propres amalgames en récusant l’excuse du passé douloureux que le sophiste excipe pour voir dérober Polanski à la justice américaine. L’auditeur rajoute un élément que Finkielkraut a du mal à intégrer dans son logiciel: qu’il ne s’agissait pas, au moment des faits, d’une «jeune fille» mais d’une mineure. On a peine à devoir rappeler à cet esprit que de sombres obsessions égarent, qu’il est tout à fait pensable qu’une mineure ait une activité sexuelle avec des personnes de son âge et que cela ne conduit à devoir admettre qu’elle se fasse violer par un adulte. Soit les mots ont un sens, soit l’exception du Ghetto de Cracovie subordonne en effet le langage et c’est bien cet amalgame indécent, dans le propos de Finkielkraut qui révolte.

«Donc je vais te prendre par derrière.»

Heureusement qu’Yves Michaud modère la donne sur un ton plus mesuré que l’excité: «Moi j’ai un point de vue radicalement différent de Finkielkraut là-dessus, parce que le diable est toujours dans les détails. Si vous regardez justement les minutes du début de d’instruction elles ont été publiées dans le Los Angeles Times, il y a eu caractéristiquement abus sur une mineure contre sa volonté avec utilisation de drogue enfin relaxant et champagne. Pour donner un détail très cru euh, il lui demande si elle prends la pilule, «Donc je vais te prendre par derrière.»

Vient l’argument de ce que penserait la victime elle-même, laquelle s’empresse-t-on de rapporter qu’elle ne souhaite qu’une chose, c’est qu’on lui fiche la paix. «Pourquoi vous n’allez pas entendre ce qu’en dit la plaignante mais enfin!». Soyons clairs. Qu’une fille qui a été abusée veuille passer à autre chose et que la publicité faite autour de cette affaire la traumatise, cela peut se comprendre. «La jeune fille elle le sait» comme pour dire «le veut» lance péremptoirement Finkielkraut que Demorand soutient: «il a raison!» dit l’animateur. «Il y a quand même un remarque à laquelle je vous ai demandé de répondre Yves Michaud, poursuit-il, Tout le monde parle au nom d’une victime…»

180px-Bernard_Guetta_IMG_0329.jpgPitoyable… Qu’est-ce que le droit commun? Ce qui est choquant c’est au fond la manière avec laquelle les élites s’exemptent de la justice. Yves Michaud a dû faire la leçon aux ineptes qui confondent action civile et action publique. Dans la plupart des systèmes judiciaires, une instance agit dans l’intérêt de la loi, chez nous comme aux État-Unis, le Procureur exerce cet office. Alors la partie civile, en l’occurrence cette femme, peut très bien avoir retiré sa plainte pour avoir reçu beaucoup d’argent comme l’a relevé Daniel Cohn Bendit récemment. Il demeure, l’action publique se poursuit et ne dépend en aucun cas de la transaction entre le prévenu ou le coupable et la victime. L’ordre public ne peut se contenter de réparer l’atteinte portée aux droits patrimoniaux mais tient à rétablir également la légalité.

Or c’est sur ce point qu’intervient inopinément Bernard Guetta (photo ci-contre) selon lequel le point de vue exprimé par la victime aujourd’hui doit être pris en considération. Question: les mêmes Bernard Guetta et Alain Finkielkraut auraient-ils pensé que le point de vue de Youssouf Fofana puisse être pris en considération si par extraordinaire la famille d’Ilan Halimi avait retiré sa plainte? Le délire c’est cela. L’appréciation aventureuse des faits et des vérités en raison des circonstances et des personnes qu’ils impliquent.

Intervient Charles magistrat à la retraite qui se dit choqué qu’on présente la victime de 13 ans comme une partenaire, et se montre étonné par ceux qui invoquent son «consentement». Mais par nature, Finkielkraut est plus expert  en droit qu’un magistrat. Il se range à ce qu’il sait faire de mieux, l’anathème. Il s'attaque au magistrat, à la France furieuse, à la France féroce pour disqualifier le magistrat à la retraite en commettant une dernière bourde. Il prétend que la France se ressaisirait après avoir accordé la nationalité à Polanski. Parce que dans la tête de cet homme, le cinéaste est forcément victime puisque réfugié du Ghetto. Or d’après Yves Michaud, le cinéaste est né français en 1932. Encore une preuve qu’à part les conneries, il n’y rien à en tirer de cet enragé mû par le délire.

Cet homme est dérangé

Mais il faut écouter Yves Michaud deux fois. La première en écoutant le philosophe la seconde en prêtant une attention particulière au spectacle qu’offre Finkielkraut offre tout au long du propos de son confrère philosophe. Le film mérite en effet d’être revu après s’être frottés les oreilles, pour se frotter les yeux.

Finkielkraut tremble de rage. La fureur c'est lui. L'amalgame c'est encore lui. L'assassin du sens c'est toujours lui. Il ne sait pas lui-même ce qu'il défend sauf l’indignation par principe, parce que Cracovie! Entre tics pour ne pas dire tocs tels que prendre son stylo et griffonner une note hargneuse, lever les bras au ciel, ou se prendre la tête entre les deux mains, se pincer le nez à se l'arracher, s'offusquer à tenir ses poumons en apnée tout en gigotant sur son siège telle une volaille d’abattoir, ôter ses lunettes pour écrire comme si elles ne lui servaient à rien, la fureur, c’est Finkielkraut qui la chorégraphiele mieux à travers ses excès et ses emportements.

Le sophiste l’emploie pour disqualifier la France qui lui fait peur, mais la furia est d’abord et avant tout la sienne, celle de ses démons mémoriels qui l’obsèdent et qu’il tente d’imposer comme grille de lecture catégorique à toute expérience d’après guerre. C’est son choix. Le monde n’est pas rivé à ses obsessions. Fixité névrotique du sophiste, fixité problématique qui conduit Finkielkraut à bannir tout raisonnement qui s’écarterait du judéocide. A ses côtés Yves Michaud a failli passer pour Goebbels.

Mais le problème de ces débats on l’a vu c’est la piètre qualité des journalistes. Demorand a cru devoir finir en ces termes: «Débat étonnant de deux monologues et d'une impossibilité de se retrouver». Comme si le délire de Finkielkraut et de Guetta était comparable aux propos de Michaud sur le plateau mais aussi de Thierry et de Charles. Le délire c’est aussi Demorand qui lors de ce débat où il s’est employé à ménager le choux et le choux, pour finir par tourner chèvre au point de perdre le sens de l’orientation. LFDM

Pédophilie : Extrait du Trésor de la Langue française
Pédophile, subst. Personne éprouvant une attirance sexuelle pour les enfants (d'apr. CARR.-DESS. Psych. 1976). Le ou la pédophile n'est en principe troublé(e) que par des sujets non encore pubères. Ainsi, quelques femmes prennent feu pour des petits garçons (BERTR.-LAPIE 1970).
Pédophilie, subst. fém. Attirance sexuelle pour les enfants. Une sexualité se montre qui laisse voir la pédophilie. C'est triste? (Action, mars 1975, p.12, col. 3). Pédophilie hétérosexuelle, pédophilie homosexuelle (POROT 1975).

 
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