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18/07/2009

M. Obama, en dédommageant le bourreau, peut-on dire «Yes, you can!» ?

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Chagrin verdâtre

On garde en mémoire les remarques, entre autres procès en sorcellerie, d’esprits chagrins, froissés par la permanence revêche de votre Feuille de Manioc. C’est comme cela. Nous sommes plutôt du genre légume laxatif que crème émolliente et lorsqu’on naît vert, on est vert, c’est sans espoir. Il faudra s’y faire, n’en déplaise à Gaston (Kelman) l’aspirant blanc et ès qualité ami de l’ever «blanco» d’Evry, Manuel Valls, il ne nous semble pas urgent de clamer notre amour du manioc. Mais nous ne manquons aucune occasion d’en rajouter une couche: si nous sommes de ceux qui ont applaudi l’élection de Barack Obama, nul ne nous comptera parmi les grégaires qui ont vu en lui une sorte de messie. Barack reste le président des Etats-Unis, et son avènement, pour fulgurant et révolutionnaire qu’il soit, ne doit rien au hasard. Obama est, noir peut-être, mais avant tout le produit de l’établissement. Il convient donc d’être lucide sur le bonhomme et ses marges de manœuvres susceptibles d’entrer en contradictions avec ses convictions intimes.

La moraline des marchands d’armes

Envoyé spécial à Accra du Jidédé, torche-cul détenu par un marchand d’armes qui fait la morale au monde, François Clémenceau s’est empressé d’applaudir le discours d’Accra du président américain, à l’image de la très grande majorité des observateurs du caniveau politique gaulois. Le journaliste a pondu un papier dont la lecture hémiplégique du discours d’Obama relève que le «noir» a enjoint les africains à assumer la responsabilité de leur avenir en ces termes: «C’est trop facile de pointer du doigt les autres comme étant responsables de son propres malheur […] Oui le colonialisme a tracé des frontières qui n’ont aucun sens sur ce continent, oui, l’Occident s’est trop souvent comporté en client davantage qu’en partenaire de l’Afrique, mais ce n’est pas l’Occident qui est responsable de la destruction de l’économie du Zimbabwe!». On aurait envie de répondre à la bassesse de l’expédient de François Clémenceau planqué derrière l’admonestation d’un «noir» pour recycler sa propre incurie. On préfèrera répondre à Barack Obama.

1° Reprenons: «C’est trop facile de pointer du doigt les autres comme étant responsables de son propre malheur». Ceci est indéniable. Si les africains en sont à ces tréfonds historiques, où ne se trouvent à l’évidence pas les asiatiques, c’est qu’ils n’ont pas su, ou tout simplement pu, répondre à la violence qui leur a été infligée par une violence identique sinon supérieure. L’humanité, surtout l’humanisme, étant tout le contraire des bisounours, les serfs noirs ne peuvent que s'en vouloir à eux-mêmes d’être les faiblards qu’ils sont, ce qu’ils demeureront longtemps encore tant qu’ils grimaceront les codes, les normes, et les religions monothéistes, ces ingrédients fondamentaux ont fait d’eux des esclaves. S’y achèvent, les resucées des droits de l’homme, du développement, entre autres sornettes que nous leur avons inculqués dans notre intérêt. Précisément ce à quoi la Chine a été rétive.

«Oui, semble tempérer Obama, le colonialisme a tracé des frontières qui n’ont aucun sens sur ce continent». Mais c’est tout suite pour recouvrir l’immondice de déni, en dépit de la puanteur toujours actuelle des monceaux de cadavres en décomposition. Car quelle conséquence Barack Obama tire de ce constat à ce point accablant que la balkanisation de l’Afrique à raison de ses richesses, a durablement structuré l’impossibilité d’Etats viables à l’aune des indépendances, ce qui s’accuse à l’horizon de la globalisation? L’avocat, l’homme de droit? Etrangement aucune… Ces frontières sont l’expression du marasme continu 50 ans après les indépendances, issu du démembrement de l’Afrique entrepris à Berlin au lendemain de la Grande guerre, et de sa capture comme zone de prédation et de non-droit, au profit des puissances occidentales. C’est à cela que les bavards doivent répondre sans faux fuyants. Chiche, que l’ONU ose un référendum transfrontalier sur l’unité africaine on verrait le résultat de l’expression populaire des africains qui ne se font pas enfiler dans les loges. Tas d’hypocrites.

Mugabe et les puissances occidentales comptables des accords de Lancaster

Quelle conséquence Barack Obama, tire de ce préjudice? «Otez-vous les doigts du fion» propose-t-il. C’est cela qui est un peu facile. Admettons qu’à cela l’imaginaire de notre Marseillaise aurait plutôt inspiré un «aux armes citoyens […] qu’un sang impur abreuve nos sillons…» Qu’en serait-il si les africains s’inspiraient de notre hymne? Le neurone perclus de haine de François Clémenceau s’empresserait de les taxer de terroristes. Il reste que le verdict d’Obama, contraire à ce qu’il a appris de plus élémentaire à l’école, est une impropriété du sens qui fait injure aux victimes de l’exécution en règle et de sang froid, de l’Afrique noire, au nom de notre Sacro-saint Capital. Des victimes qui se comptent par dizaines de millions depuis l’époque ouverte en 1492 dont Michèle, son épouse, est le manifeste vivant. L’histoire ne s’écrira pas clandestinement sur ce terrain. a l’aune de la faillite en cours, le solde de la vérité historique est proche et s’imposera à ce genre d’expédient qui ne sera plus recevable.

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16/07/2009

Aubry Valls, missiles à longue portée

manuel-valls1.jpgLe roquet du PS s'est fait taper sur les doigts

Casse-toi. C’est en substance ce qu’a voulu dire Martine Aubry à Manuel Valls qui pavoisait encore le 14 juillet à la petite sauterie du Château organisée par «Mon mari» de Carla. Du côté des Méphisto franc-maçons, de la loge Infini, comme des autres sectes, on s’est persuadé que les idées de la réaction ont définitivement contaminé l’opinion française. Pour s’assurer du pouvoir, il faut vérifier que toute alternative à Sarkozy soit un clone de gauche du même Sarkozy. Remarquez, ces conseillers obscurs n’ont eu aucune peine à convaincre l’ego du Maire d’Evry, et l’inciter à déborder le PS sur sa droite pour concrétiser le destin national dont il rêve de nuit comme de jour.

Les milieux d’influence ont donc décidé de propulser sur orbite cet homme si neuf, aux idées et aux pratiques si neuves qu’il fut ancien conseiller de Michel Rocard à 27 ans, déjà un prote, puis chargé de la communication de Jospin lors du gadin de cet autre protestant, c’est dire si le bonhomme a du jugement. Vous souhaitez perdre choisissez Valls. Cet homme du sérail est tout à la fois un looser politique et une girouette éthique qui a toujours su faire le mauvais choix. Lorsqu’il rejoint Ségolène Royal sur le tard, mais le très tard alors, Besson avec lequel il aurait pu partager la loge jusqu’aux chaussons, monte dans le «bon» wagon. Valls reste à quai et se console en tapant sur sa famille politique. Valls croit comme Lang, comme Kouchner, comme Boeckel, qu’il est socialiste. Ce sont peut-être des opportunistes, mais des faux derches c’est sûr…

A la faveur des connivences médiatiques germanopratines, franc-maçons et journalistes germanopratins étant, au moins, dans des rapports incestueux, les colonnes des PQ et les fenêtres de télés se sont donc offertes dans les grandes largeurs à l’exercice de dénigrement du PS par le petit Maire d’Evry. Depuis le Congrès désastreux de Reims, le roquet d’Evry applique la seule chose qu’il sache faire de mieux, parler creux, maquiller l’idiotie politique et l’incurie intellectuelle par les mots valises dont les media ont labouré le terrain: «mettre l’individu au centre de la politique». Autant dire un doigt au centre de l’individu. Tu parles d’une foutaise! Son projet de société? Rebaptiser le PS.

Le parrain de Gaston Kelman, le noir aspirant blanc et ex-camerounais bassa, qui abhorre le manioc et pense devoir le vitupérer pour susciter l’attention, se revendique blairiste. Manuel Valls peut se faire l’héritier de Blair et même de Thatcher, qu’importe le désastre, d’autant qu’aucune complaisance journaliste parisienne ne le confrontera à l’échec cuisant de la lune sociale-démocrate telle qu’elle se manifeste actuellement sur les bords de la Tamise, car c’est bien du bilan de Tony Blair dont les britanniques font les frais en temps de crise.

Vient l’essentiel. Dans Libé-Pravda du 16.07, Paul Quino dit volontiers du Maire d’Evry qu’il «partage (avec Ségolène Royal) le goût de prendre le PS à rebrousse-poil. Notamment sur la question de la sécurité, centrale pour lui depuis son élection à la Mairie d’Evry en 2001.» C’est qu’alors la sécurité est l’euphémisme de la question raciale. Manuel Valls est fils d’immigré mais, persuadé d’avoir un destin présidentiel, il flatte la fange populaire qui se satisfait de voir en l’étranger les sources de nos misères sociales, et dans le discours sécuritaire les solutions aux défis posés à la Nation. On l’a vu récemment dans une provocation vidéo savamment préparée, puisque Manuel Valls portait un micro couplé au dispositif qui le filmait dans les allées du marché d’Evry. En France, la race est un matériau politique qui se cisèle en prévision des échéances. Car il faut faire du Le Pen sans Le Pen, dire la haine de l’autre, sans s’exprimer comme Le Pen. Il est vrai que le leader frontiste tient à notre langue et préfère dire «les français d’abord». Il ne lui viendrait pas à l’esprit de dire, les «blancos d’abord». Ca change tout… On suivra la lutte des éléphants du PS car Manuel Valls qui est tout sauf un rénovateur est, et depuis bien belle lurette, un jeune vieux croûton du parti socialiste. LFDM.

Bizarre, le chantage de Nortel ne sent pas le gaz

643123.jpgDeux poids deux mesures

Forcément puisque les bouteilles de gaz étaient vides, c’était pour rire! Des ouvriers de New Fabris à Châtellerault ont menacé de faire sauter leur outil de travail qui a fait la fortune des actionnaires de l’industrie automobile, lesquels veulent désormais les virer pour s’enrichir davantage, forcément, crise oblige, les voitures se vendent moins. Forcément, en mettant les seniors métallos au chômage, ont peut compter sur un redressement des ventes de voitures plus encore avec l’arrêt de la prime à la casse. Pour une fois que des torche-merde (les ouvriers dans le jargon capitaliste) inspirent des cadres bien pensants… Ceux de Nortel à Châteaufort leur ont emboîté le pas de New Fabris.

Dites, on n’a dû mal écouter, mais les grands mots que gouvernement, majorité UMP et observateurs Pravda de la politique tenaient en bave continue sur le crachoir ne se sont pas fait entendre à l’image des rodomontades de rigueur pour la grève en Guadeloupe: «l’ordre républicain doit régner partout sur le territoire» par ci, «on ne répare pas une injustice par du racisme» par là, «la grève est un droit constitutionnel, mais personne n’a le droit d’empêcher les français qui souhaitent travailler de le faire…», fini tout ça! Là comme d’hab, «ce n’est pas la même chose, ne mélangez pas tout». Et puis avec Domota et le LKP, la République faisait face à une forme sourde de terrorisme.


Ici, la République a donc dépêché son Speedy Gonzalès de service. L’ex motard et self-ministre-man devenu Ministre du sinistre industriel a enfourché… sa Citroën gouvernementale pour se rendre fissa au chevet des chefaillons de Nortel qui menancaient de tout faire sauter. Forcément! Il s’agit de tenir compte de la détresse de ces malheureux cadres et de leur gagne-pain, parce que eux savent voter. Qu’on se rassure, la Feuille de Manioc ne critique pas l’attitude des ouvriers qui croient devoir adapter leur défense en renouvelant le rapport de force. Le capital et les patrons n’ont pas le monopole de la violence et n’irons pas en taule à la place de ceux qui se feront choper. Et d’ailleurs n’était-ce pas pour du beurre? Les bonbonnes de gaz étaient vides alors ça ne compte pas.


Puisqu’on vous dit que c’était pour rire! Rebelle au rire. C’est bien cela qu’on reproche à Elie Domota, son côté pince sans rire. Pourquoi donc avoir viré Mister Bean (Yves Jégo selon Sarko) dont la seule présence déridait les tables rondes des Etats généraux? Décidément à la Feuille de Manioc on ne comprend rien à l’humour de l’Empereur. Si quelqu’un a le mode d’emploi, nous sommes preneurs. LFDM

 
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