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23/06/2009

Le Congrès à Versailles, un non événement à 500.000 euro

Vous avez dit «ségrégation» et «République bananière»?

La Gaule est dure mais il y a des jours où la vérité semble invincible: «C’est pas sérieux, c’est pas démocratique, là on tombe vraiment dans des pratiques de République bannière.» Ah bon tu crois? Ca c’est la dernière moscovicidose du Strauss-kahnien Pierre, Député PS du Doubs qui se sent doucement pousser des ailes de présidentiable, -il a un plan media d’enfer depuis une semaine- à propos de l’intervention devant le Congrès de Nicolas Sarkozy. Citation dans les bulles de buzz.

Autre saillie ornée venue du sommet de la Gaule. Qui a dit qu’en France on se complait dans une égalité formelle en contradiction avec les faits? Pincez-vous, c’est Sarkoleon… L’égalité serait donc victime de l’«égalitarisme», et la discrimination serait la norme dans notre cher et vieux pays. Mais où sont donc les responsables? La faute à personne et à pas de chance comme dirait notre potesse de la Courneuve, c’est pour cela qu’on a imaginé un Commissariat à l’égalité des chances. Sarko nous fait son couplet sur les discriminations, le niais du Cran, Patrick Lozès, va pouvoir pavoiser de ses humeurs de stomatologies dont il a seul le secret à force de rire bêtement. Bien sûr, l’Empereur va régler tout ça fissa… Chiche!

Du balai Rachida! Ouste!

Ainsi va la Gaule à la veille d’un grand chambardement ministériel qui s’avérera un pet de none. A force de talonnettes, le petit ambitieux est devenu Roi ou Empereur peu importe, et la Cour des carpettes de gauche s’est pressée à Versailles. La droite? On la savait couchée et prostituée. Pendant 45 minutes de bla bla rayé sur un autre bla bla, l’Empereur cathodique a enfilé les perles en même temps que le benêt popu et cocu qui vote contre ses intérêts. Nous sommes encore trop nombreux à ne mériter que Sarkoléon et c’est bien fait. Encore! Au Congrès tout y est passé dans un fourre-tout sans relief, Henri Guaino écrit de plus en plus mal. Une bouillabaisse mélangeant le «progrès», le «secteur public», la «révolution écologique», la «révolution numérique» entre les immanquables récusées de l’intégration à la sauce «burqua» qui nous servent de ciment identitaire. A se demander si le buzz parlementaire n’avait pas été agendé quelques jours auparavant en prévision d’une allocution qui, sans cela, n’aurait même pas eu l’immigré musulman pour se faire remarquer.

Zéro! Plat! Nul! Bas… A part nous expliquer bien sûr que l'Etat va emprunter des sous, donc des impôts, pour financer le libéralisme de ses copains. Sarkoléon a bien tenté de s’accrocher à Jules Ferry, et même au Conseil National de la Résistance alors qu’il restera le faillitaire le plus efficace des valeurs gaullistes, il est demeuré insipide sur le fond comme sur la forme. Le couplet sur la laïcité, sur les discriminations et sur l’outre-mer où il risque fort d’être accueilli en héros, n’y changeront rien. Pas de quoi s’attarder sur ce non-événement à 500.000 euro, alors passons à autre chose.

La fin est proche

Bonne nouvelle, cette semaine on aura fini de se taper la morgue parvenue de Rachida qui pourra aller poser en belle soirée et les doigts sertis à Bruxelles. Du balai! On verra si le mammouth qui conteste la réalité du changement climatique aura fait les frais de la percée écologique. Ce sera au moins ça de gagné, un socialiste, ou plutôt un jospineur qui n’aura tout perdu à faire la pute.

«La fin de l'attente est proche. Les ministres seront bientôt fixés sur le sort que leur réserve le chef de l'Etat lors du remaniement qui devrait être rendu public dans les heures qui viennent. La nouvelle équipe sera annoncée au plus tard avant le Conseil des ministres mercredi à 10h. Alors que depuis plusieurs jours les hypothèses les plus variées ont couru,  parmi lesquelles une recomposition complète de l'équipe gouvernementale, l'idée dominante désormais est celle d'un remaniement "a minima", à la satisfaction du Premier ministre François Fillon. Selon un haut responsable de la majorité, Nicolas Sarkozy se sent renforcé par le succès de l'UMP aux européennes et ne voit dès lors pas l'intérêt de procéder à un chamboulement à mi-mandat.» A lire sur LCI.

 

21/06/2009

Jacque Chirac gaulé en pleine gaule

Vous avez dit Jacouilles?

Jacquot est sorti ce jour-là avec son filet de pêche au thon. Traditionnellement ca s'appelle une madrague. Pis! le voilà pris en flag de drague par la propriétaire. L’ex-chef de la Gaule a dû tempérer l’autre gaule, plus prosaïque, sous le regard froid de Bernadette, à vous réfrigérer un phoque en rut. La video a fait le buzz, mais on se la retape volontiers. C’est drolatique et ça nous rappelle qu’on n’a pas gagné au change…

Sur 20 minutes, Yann Barthès, chroniqueur pour «Le Grand Journal», sur Canal +, est revenu  sur la vidéo qui a fait le buzz de la semaine.

«Dans quelles circonstances a été tournée cette vidéo?
Mardi soir, il y avait le vernissage d'une expo à Saran, en Corrèze. Comme les Chirac ne sont pas souvent de sortie, on s'est dit qu’on allait y aller. La réunion était publique, les caméras de France 2 étaient là aussi.

Vous avez tout de suite flairé le buzz?
J'ai reçu la vidéo mercredi matin, à 11h, et j'étais mort de rire. J'ai appelé toute la rédaction. J'ai envoyé un message à mon rédacteur en chef, pour lui dire: c'est culte! Parfois je présente davantage les séquences mais là c'est tellement incroyable que les images parlent d'elles-mêmes!

Pourquoi incroyable?
Je crois que c'est la première fois que le personnage de Jacques Chirac rejoint à ce point sa marionnette des Guignols. Les mimiques sont exactement les mêmes! Jean-Louis Borloo présent sur le plateau, puis Dominique de Villepin le lendemain, nous ont confié hors caméras qu'ils étaient écroulés de rire. Parce qu'ils les connaissent et que c'est tellement eux. C'est marrant que, pour la première fois, le grand public ait vraiment accès à cette intimité.

Pas de réaction des Chirac?
Pas pour l'instant... Mais, il ne faut pas croire que c'est une engueulade entre eux. Sur les suites des rush, après le moment où on a coupé, toute le monde rigole dans la salle. François Hollande, qui est à côté de Chirac, le premier!»
Source 20 minutes.

«Assommons les pauvres!» nègres...

Encore un Béké qui dit ouvertement ce qu'il pense

Comment traite-t-on celui dont on traîna le corps outre-atlantique afin que de sueur, du sang et du viol on fasse du sucre et de cela, nos esprits de lucre? Va te faire intégrer au Sénégal puisque  tu la trouves la colonisation si mauvaise que cela… Au sujet de mendiant, le Démon de Beaudelaire avait eu cette sentence: «Celui-là, seul, est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là, seul, est digne de la liberté, qui sait la conquérir.» Voici le noir qui hante ma morale. Encore lui! Le voici à l'heure céleste du repentir, invité au rituel «Mea Culpa, Mea Culpa, Mea Maxima Culpa», pour soulager le Béké. Enfin, nous y voilà! Enfin la normalisation débridée de l’amoral et que vive demain, le surhomme.

Non décidément ce qui choque la Feuille de Manioc, c’est l’idée même qu’il y ait des toqués, noirs pour la plupart, que cela choque et rien d’autre. Nul besoin certes de tourner autour de cet abruti pour se convaincre que l’esprit est en face d’un dégénéré, mais cet ignare ne dit autre chose qu’une impuissance qui, depuis 1492, par la morale a fait d’eux des êtres serviles. Une servitude qui couvre le maître de louanges et se plaint de ce qu’il n’est pas si bon qu’il le prétend plutôt que d’assommer le maître. Un abaissement sans commentaire qui donne envie de relire Baudelaire «Assommons les pauvres!»

Texte extrait du Spleen de Paris.

Pendant quinze jours, je m’étais confiné dans ma chambre, et je m’étais entouré des livres à la mode dans ce temps-là (il y a seize ou dix-sept ans); je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches, en vingt-quatre heures. J’avais donc digéré, -avalé, veux-je dire,- toutes les élucubrations de tous ces entrepreneurs de bonheur public, -de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves, et de ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés. On ne trouvera pas surprenant que je fusse alors dans un état d’esprit avoisinant le vertige ou la stupidité.

Il m’avait semblé seulement que je sentais, confiné au fond de mon intellect, le germe obscur d’une idée supérieure à toutes les formules de bonne femme dont j’avais récemment parcouru le dictionnaire. Mais ce n’était que l’idée d’une idée, quelque chose d’infiniment vague.
Et je sortis avec une grande soif. Car le goût passionné des mauvaises lectures engendre un besoin proportionnel du grand air et des rafraîchissants.

Comme j’allais entrer dans un cabaret, un mendiant me tendit son chapeau, avec un de ces regards inoubliables qui culbuteraient les trônes, si l’esprit remuait la matière, et si l’œil d’un magnétiseur faisait mûrir des raisins. En même temps, j’entendis une voix qui chuchotait à mon oreille, une voix que je reconnu bien; c’était celle d’un bon Ange, ou d’un bon Démon, qui m’accompagne partout.

Puisque Socrate avait son bon Démon, pourquoi n’aurais-je pas mon bon Ange, et pourquoi n’aurais-je pas l’honneur, comme Socrate, d’obtenir mon brevet de folie, signé du subtil Lélut et du bien avisé Baillarger? Il existe cette différence entre le Démon de Socrate et le mien qui celui de Socrate ne se manifestait à lui que pour défendre, avertir, empêcher, et que le mien daigne conseiller, suggérer, persuader. Ce pauvre Socrate n’avait qu’un Démon prohibiteur; le mien est un grand affirmateur, le mien est un Démon d’action, ou Démon de combat.

Or, sa voix me chuchotait ceci : «Celui-là, seul, est l’égal d’un autre, qui le prouve, et celui-là, seul, est digne de la liberté, qui sait la conquérir.»
Immédiatement, je sautais sur mon mendiant. D’un seul coup de poing, je lui bouchai un œil, qui devint, en une seconde, gros comme une balle. Je cassais un de mes ongles à lui briser deux dents, et comme je ne me sentais pas assez fort, étant né délicat et m’étant peu exercé à la boxe, pour assommer rapidement ce vieillard, je le saisis d’une main par le collet de son habit, de l’autre, je l’empoignai à la gorge, et je me mis à lui secouer vigoureusement la tête contre un mur. Je dois avouer que j’avais préalablement inspecté les environs d’un coup d’œil, et que j’avais vérifié que dans cette banlieue déserte je me trouvais, pour assez longtemps, hors de la portée de tout agent de police.

Ayant ensuite, par un coup de pied lancé dans le dos, assez énergique pour briser les omoplates, terrassé ce sexagénaire affaibli, je me saisis d’une grosse branche d’arbre qui traînait à terre, et je le battis avec l’énergie obstinée des cuisiniers qui veulent attendrir un beefsteak. Tout à coup, –ô miracle! ô jouissance du philosophe qui vérifie l’excellence de sa théorie!– je vis cette antique carcasse se retourner, se redresser avec une énergie que je n’aurais jamais soupçonnée dans une machine si singulièrement détraquée, et, avec un regard de haine qui me parut de bon augure, le malandrin décrépit se jeta sur moi, me pocha les deux yeux, me cassa quatre dents, et avec la même branche d’arbre me battit dru comme plâtre. – Par mon énergique médication, je lui avais donc rendu l’orgueil et la vie.

Alors, je lui fis force signes pour lui faire comprendre que je considérais la discussion comme finie, et me relevant avec la satisfaction d’un sophiste de Portique, je lui dis: «Monsieur, vous êtes mon égal! veuillez me faire l’honneur de partager avec moi ma bourse; et souvenez-vous, si vous êtes réellement philanthrope, qu’il faut appliquer à tous vos confrères, quand ils vous demanderont l’aumône, la théorie que j’ai eu la douleur d’essayer sur votre dos.»

Il m’a bien juré qu’il avait compris ma théorie, et qu’il obéirait à mes conseils.

Charles Baudelaire.

 
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