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02/12/2009

Afghanistan, Obama va-t-en-guerre! Or il est noir…

OBAMA_Barack_2005.jpgUn monde de bêtes civilisées.

A l’image de son chien Bo, Barack Hussein Obama avait dû montrer patte blanche à l’entrée des cercles et des sectes pour faire sa propre entrée à la Maison éponyme. C’est sur ces tons de zèbre qu’on finira notre libelle du jour. Mais d’abord, convenons qu’on a beau être le Président de la première puissance du monde en passe de péricliter, on n’en est pas moins une créature de puissants réseaux qui manoeuvrent en sous-œuvre et décident à l’avance du résultat d’une élection démocratique.

Pour l’observateur, l’intérêt n’est donc pas dans la fallace du scrutin où les farcis qui insèrent le bulletin dans la fente sont précisément ceux qui se font introduire dans la raie. Pour l’observateur avisé, tout est dans l’écart marginal qu’un homme d’Etat est à même de commettre par rapport au programme qui le détermine et qui l’a fait Roi, enfin… Président. Les naïfs devront donc s’y résoudre, Pinocchio comme l’Abbé Pierre auraient renforcé les troupes américaines en Afghanistan.

Rappelons avant de nous faire insulter, que nous fûmes de ceux qui célébrèrent la grand’messe mondiale de repentance vis-à-vis des excès de notre civilisation à travers l’élection d’un mulâtre à la tête de l’hyperpuissance de l’Empire. Nous avions cependant prévenu ici même, sur la gueule de bois des lendemains qui déchanteraient fatalement, suite cette séance d’exorcisme frelaté en mondovision. «Aimons-nous les uns les autres…», c’est pour les gogos du dimanche.

Nous ne sommes donc pas étonnés que la créature accomplisse le projet dont il est l’instrument, ce qui n’ôte cependant rien au caractère irréversible du changement qui a eu lieu, ne serait-ce qu’en termes de relations d’ordre au niveau le plus important de cette affaire, le symbolique. Comme quoi on peut être un avocat intelligent, coopté par les francs-maçons, en plus d’être un beau métis d’élégance gracile qu’une pondération de ton renforce, gentil, avoir un sourire à mettre la stomatologie en faillite, on peut être tout cela à la fois le succès auprès des femmes n’étant pas en reste, on n’en reste pas moins l’instrument d’un Empire pour être la Première de ses marionnettes.


Place à la guerre perdue d’avance.

Ce qui a donc changé c’est la preuve faite par le cas, qu’on peut tout à la fois être noir, beau, intelligent et cætera, et être franc-maçon, faire la guerre, bref enfiler le monde quoi… Tout pareil comme dit notre boulangère, comme un blanc WASP, méchant raciste, sexiste et tout le toutim. Noir et gentil n’est pas une fatalité de la nature, c’est un ordre politique. Enfin une situation normale qui préparera peut-être nos esprits névrosés à admettre que «noir» et «aide humanitaire» ne constituent pas une paire immutable, comme «Afrique» et «co-développement». Voyez-vous où nous voulons en venir? Avec Barack nos esprits étriqués ont une chance d’admettre que les hommes ne sont plus définis, à ce sommet de l’Empire tout au moins, en raison de leur apparence ou leur appartenance ethnique, mais du programme impérial qu’ils exécutent. On ne croit qu’en ce qu’on ne comprend pas. Pour les bisounours, il faudra attendre une autre campagne entre deux cavaleries financières façon crise des suces-primes. En attendant, place à la guerre. Et le pire c’est qu’elle est d’avance perdue!

Abaca_115304_09.jpgL’Ex-sherpa des réseaux de pouvoirs sévissant alors à l’ImMonde du soir, et sur la Pravda parisienne en compagnie de Michèle Cotta durant les années mitterrandiennes, aujourd’hui en disgrâce, eh oui! même la révérence s’use, Jean-Marie Colombani donc observe qu’Obama ne trouve pas la porte de sortie afghane. «Barack Obama, après trois mois de débats internes, a tranché: il enverra bien en Afghanistan les renforts demandés par les militaires de l’Otan. Soit un peu plus de 30000 hommes pour le contingent américain; avec les efforts demandés aux différents membres de l’Otan, le chiffre souhaité de 40000 devrait être atteint.»

Or selon le même, il semble que nous soyons condamnés à soutenir Obama: «Ce seul symbole devrait nous conduire à mesurer, malgré les risques militaires pris en Afghanistan, les changements progressifs et réels de la diplomatie américaine qui, ayant récusé l’action militaire préventive, s’efforce de promouvoir partout ailleurs une approche multilatérale et mesurée.» Lien Challenges. Tout l’intérêt est, ainsi que nous le prétendions au départ, dans l’écart marginal que Barack Obama est susceptible de produire par rapport à ses devoirs vis-à-vis de l’Ordre séculaire, et nous ne sommes pas qu’ironiques.

A lire la presse, les commentateurs n’ont cependant retenu que le renforcement du contingent placé sous le signe de l’escalade. Or Barack Obama a inscrit le renforcement des GI’s dans un calendrier de désengagement à brève échéance (2011) si l’on considère l’embourbement irakien. C’est marginal pour le niais épris de paix universelle mais déjà, et ce n'est pas rien, c’est un terme fixé. Peut-être fallait-il y aller pour en repartir, même si ce n'est qu'une question de quéquette qui n'acheve que d'orgueilleuses affaires. C'est comme ça. La démocratie, la liberté, les droits de l’homme et tout le reste sont des postures valables en temps d’élection et pour l’image. La réalité est celle des enfoirés. Pour le reste, le tout-venant de la tourbe, pour l’éternel gogo, c’est comme à Rome, panem et circenses: du pain et des jeux et il y a TF1. La télévision a remplacé le cirque et nos hommes politiques imitent les comiques. Désormais, images et les symboles décident de notre sort. Alors troupes supplémentaires ou pas, qu'importe, nous finirons sur le Bo métis.

bo-obama.jpgLe Bo métis  et la chatte la plus mignonne du monde

Noir et blanc, le zèbre est donc une sorte de métis à la Daniel Buren. Si à la Feuille de Manioc nous pensons queue la Grande Histoire est écrite par les non-dits en points de suspension et les petites histoires de cul, Stéphane Bern chroniqueur mondain s'il en est, pur jus de mots, pense sans exagération que le sort du monde peut être significativement relaté à partir de la vie de chiens de nos amies les bêtes, mais celles des grands de ce monde. Pourquoi croyez-vous que le choix de Bo se fit attendre? Parce qu’il fut de ces symboles délicats à stipuler à l’ère de la communication. Chien d’eau portugais il devait déjà être Malia-compatible, la fille de Michèle Obama étant allergique. Mais remarquez que si le beau canin a débarqué à la Maison-Blanche orné d’un collier de vahiné aux couleurs tutti frutti façon «tout le monde s’aime comme il veut et tout le monde il est gentil», selon le journal Voici qui s’y connaît aussi bien en seins bols et culs qu’en potins, «Bo ne descend pas de n’importe quelle famille. Il n’est autre que l’un des chiens du sénateur Edward Kennedy». Mais le meilleur est qu'il est noir comme son maître, et que comme lui, il a montré pattes blanches!

N’étant ni sexistes ni raciste à la Feuille de Manioc nous estimons qu’il ne doit pas en avoir que pour les chiens, mais les chats aussi. On en a trouvé un aux pattes blanches qu’on vous donne à voir, histoire de prouver qu’on aime aussi les chattes câlines, sans jeu de mollets pour jambettes. Peut-on rire un peu sous notre misère? A bientôt. LFDM.

Commentaires

C'est étrange de donner ce nom de famille humain à un chien, on ne fait pas comme ça d'habitude. Voila comment on doit nommer les chiens:
http://www.braquedubourbonnais.info/fr/nom-chien.htm

Écrit par : Nom des chiens | 21/12/2009

ARticle repris et commenté ce jour sur http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art754

bien à vous, en espérant que LFDM reprendra vite du service?

Écrit par : entre la Plume et l'Enclume | 14/11/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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