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09/10/2009

Affaires Polanski - Mitterrand, Finkielkraut distille sa haine

Lors de l'émission sur France Inter le Sept-Dix du vendredi 9 octobre 2009 Nicolas Demorand est revenu sur les deux affaires Polanski-Mitterand invitant pour le commentaire l'inévitable et fatal Alain Finkielkraut.

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Alain Finkielkraut, est présenté comme philosophe. Il donne effectivement des cours à l'école Polytechnique. Finkielkraut fait montre d'une vacuité intellectuelle qui peut laisser deviner la qualité d'analyse des promus de l'Ecole polytechnique, catapultés en général aux commandes de l'Etat det de nos entreprises.

La Feuille de Manioc a fait un dactylogramme de ce verbatim à faire circuler, car c’est une perle. La synthèse ignare des impostures du PAF et de la clique qui le tient, confondues dans une manifestation de leurs ignominies. Avec Finkielkraut, nous sommes en présence d’un discours qui n’a rien d’intellectuel.  Il s’agit bien plutôt d’une vocifération qui prend le contre-pied de la raison et s’inscrit entièrement dans le rapport à la haine quasi paranoïaque de l’autre, celle qui nourrit la pente philosophique de ce besogneux de la pensée française.

Tout y passe, la haine de l’Essonne, la France qui lui fait peur, ses foules lyncheuses propres au ressentiment de la démocratie, l’enfer, l’épouvante, l’étreinte sauvage des socialistes avec le Front National, la shoah, le ghetto de Cracovie, le droit de viol dû au génie, et pour finir, on ne voit pas en quoi ce chapelet d’antipathies s’achève sur le procès de la célébration de Michael Jackson, ou plutôt si! On ne voit que trop! Parce que le monde de Finkielkraut se partage par une certaine idée des hommes, ceux qui en sont, dans l’humanité accomplie et forment l’élite dans une relation d’ordre immuable, et ceux qui n’en font pas partie, ou qui sont condamnés à rester dans les marges de l’humanité. Pour ces deux races, «à chacun son élite sans doute…»

Les fantômes ont l’air d’avoir raviné le visage décati de cet homme lorsque la haine parle en lui comme en l’espèce. C’est un spectacle en soi. A la Feuille de Manioc nous n’avons toujours pas su laquelle de ses inepties consacra cet hurluberlu en intellectuel. Il nous donne ici l’exemple d’un discours vide de contenu et décousu, d’aucun intérêt si ce n’est la haine qu’il trahit, et à travers le couplet de ses injures, la névrose de l’exception d’une souffrance imposée au monde en guise de droit et qui s’étiole à force d’en mésuser. Nous reviendrons point par point sur cette interview que nous vous laissons découvrir.

Alain Finkielkraut: Depuis le déclanchement de cette affaire infernale je vis dans l’épouvante. La France est en proie à une véritable fureur de la persécution. Et il n’y a pas que la France. C’est toute la planète Internet qui est devenue comme une immense foule lyncheuse. Alors que l’enfance est sacrée soyons clairs. Je pense comme tout le monde aujourd’hui que l’enfance est sacrée, qu’on ne touche pas aux enfants. Et précisément parce que ce crime est grave, on ne doit pas accuser à tort et à travers.

Nicolas Demorand: c’est le cas?

Alain Finkielkraut:c’est bien sûr… c’est le cas. L’inhumanité commence nous devrions quand même finir par le savoir, quand au nom de l’humanité souffrance… souffrante pardon, on cesse de faire des distinctions, on fait des amalgames. L’amalgame c’est la figure féroce par excellence. L’amalgame c’est le péché intellectuel capital. Alors distinguons au lieu de parler de «soutien maladroit» à Polanski n’est pas le violeur de l’Essonne. Polanski n’est pas pédophile, sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n’était pas une fillette, une petite fille une enfant au moment des faits…

Nicolas Demorand: 13 ans…

Alain Finkielkraut: C’était une adolescente, qui posait nue, dénudée pour Vogue Homme et  Vogue Homme n’est pas un journal pédophile. C’est quand même une chose à prendre en considération. Euh cette euh… Polanski euh a toujours, il faut… il faut aussi s’en souvenir, nié le viol, il reconnaît des relations sexuelles illicites avec une mineure. Et je ne réclame pas moi, une quelconque impunité pour un artiste. Mais il faut quand même comprendre que sa qualité d’artiste depuis le début de l’histoire n’est pas pour Polanski un privilège, c’est un handicap. C’est parce qu’il est un artiste que les juges mégalomanes américains refusent de lâcher l’affaire et c’est parce qu’il est un artiste que la foule des internautes se déchaîne contre lui. Dans une société démocratique l’art est comme un outrage à l’égalité. Alors on adore voir les artistes tomber et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui.

Nicolas Demorand: Pourquoi «l’amalgame» Alain Finkielkraut d’après vous pour reprendre votre terme et bien vous comprendre?

Alain Finkielkraut: Pourquoi l’amalgame. Moi je n’en sais rien. Je… je… je pense que cette fureur de la persécution si vous voulez c’est une tentation constante aujourd’hui aggravée aussi par l’immédiateté d’Internet et sans doute parce que le sentiment de pitié pour une victime qui demande une seule chose c’est qu’on la laisse tranquille n’est en fait que l’alibi d’un immense ressentiment démocratique. Et vous savez que certains internaute vous expliquent aujourd’hui que les mêmes artistes qui veulent mettre en prison les enfants qui téléchargent illégalement, les violent, ou sont les complices des violeurs. Voilà la réalité. Pourquoi l’amalgame? C’est l’œuvre du ressentiment. Le ressentiment c’est le mauvais visage des démocraties.


Nicolas Demorand: On a compris que vous apportez un soutien plein et entier à Roman Polanski

Alain Finkielkraut: Oui! Je soutiens dans cette affaire Roman Polanski qui vit un cauchemar parce que, il est trente ans après retrouvé par une bureaucratie cruelle. Et parce que les suisses, les suisses qui relâchent le fils barbare de Khaddafi et qui maintiennent aujourd’hui Polanski en prison. C’est ceux la qui devraient susciter le scandale. Outre cette bureaucratie, il y a contre lui aussi la foule lyncheuse. Et il ne faut pas se leurrer! S’il est extradé, il peut aller finir ses jours en prison! Car le… le procureur américain a dit que la peine qu’il allait requérir était très sévère, il a des électeurs, c’est ça aussi la justice en Amérique, et en plus, on a dépensé des sommes considérable depuis le début de cette affaire alors on va pas d’argent, après tout cet argent déboucher sur un non lieu. Voila ce qui l’attend. Et j’ai peur que demain, les lyncheurs dessoulent. Mais il sera trop tard.

Nicolas Demorand: Vous apportez également votre soutien plein et entier à Frédéric Mitterrand, Ministre de la culture?

Alain Finkielkraut: Euh…

Nicolas Demorand: Car il l’a dit lui-même hier, l’affaire Polanski est devenue l’affaire Mitterrand.

Alain Finkielkraut: L’affaire Polanski n’est pas devenue l’affaire Mitterrand. L’affaire Polanski demeure et on ne doit pas l’oublier. J’apporte mon soutien à Frédéric Mitterand parce que il a été pour le coup victime d’un procédé totalitaire. On prend un texte, on change le registre, on… on prélève des citations on les tronque et on lui demande de se justifier. Mais ce qui est terrible, c’est de voir tant de journalistes bien-pensants, tant de responsables politiques prétendument respectables, prendre maintenant le train conduit à toute vitesse par Marine Le Pen. Je ne croyais pas de mon vivement… de mon vivant, assister à cet événement exceptionnel, l’étreinte sauvage du politiquement correct et du Front national. Et voir les socialistes, si vous voulez, céder à cette tentation c’est terrible. Faute d’idées, ils sombrent dans la démagogie. Face à la crise, on avait besoin d’une gauche mendèsiste. Manque de peau, on a une gauche lyncheuse et ordurière. Mais euh… la droite est dans un très mauvais état aussi… j’ajoute aussi.

Nicolas Demorand: Pour quelles raisons?

Alain Finkielkraut: Pour quelles raisons? La droite? Bah… Je ne sais pas! Mais on sent bien qu’à l’UMP on qu’un désir, c’est que… de se débarrasser de ce Ministre de l’ouverture et les députés UMP n’étaient pas en reste, dans la condamnation d’un Polanski, en plus, dont tout le monde savait qu’il avait dû fuir l’Amérique en dix neuf cent… dix huit (1978 NDRL) pour une affaire de détournement de mineure. Il n’y a rien de nouveau et il n’y a rien de nouveau et tout d’un coup on veut sa peau.

Nicolas Demorand: Mais qu’est-ce que ça dit d’après vous Alain Finkielkraut sur, je sais pas… l’état du débat public ou du débat politique en France?

Alain Finkielkraut: Ca dit que euh… Ca dit des choses terribles! Vous dites «soutien maladroit». Ce soutien si vous voulez…

Nicolas Demorand: Frédéric Mitterrand le reconnaît lui-même hein…

Alain Finkielkraut: Il est obligé de reconnaître quelque chose! Il dit cette «Amérique me ferait… me fait peur», mais moi c’est cette France qui me fait peur aussi! Le soutien n’était pas maladroit! Il avait quelque chose d’évident! Tout le monde savait que Polanski avait euh… était accusé euh de détournement de mineur, il est euh… incarcéré en Suisse, les français disent, «ça suffit, on ne fait pas ça!» Et… Que se passe-t-il? Que se passe-t-il? Les internautes protestent. Et à ce moment-là, tout le monde a peur! Et on va faire la chasse aux électeurs. Hein? On va faire la chasse… Parce que on veut, rester proche du peuple! Même quand le peuple montre ce visage absolument effrayant, et tout le monde fait fi avec une cruauté extrême, une cruauté épidémique! De l’histoire de Roman Polanski. Souvenons-nous quand même de ce qu’il a vécu! Il est un enfant du ghetto de Cracovie! Sa mère a été déportée et assassinée par les nazis! Il a vécu le cauchemar du communisme! Il a vécu le cauchemar de la tragédie américaine! L’assassinat de Sharon Tate dont il a eu  lui-même à répondre auprès d’une presse à scandale qui disait qu’il avait inspiré euh… les assassins avec son film Rosemary's Baby, il a traversé tout ça! Et tout le monde s’en fiche! Mais dans quel monde vit-on? Cette planète me fait peur. Je le disais au début, je le redis maintenant.

Nicolas Demorand: Vous pensez quelque chose a basculé en France vraiment Alain Finkielkraut ces quinze derniers jours?

Alain Finkielkraut: Ben… Peut-être pas! Nous verrons bien si vous voulez… C’est un phénomène de contagion mimétique. Peut-être les gens finiront-ils par se réveiller ou peut-être au contraire euh… vais-je moi-même, à mon tour pour ce que j’ai dit, être à mon petit niveau, lynché comme les deux personnes dont nous parlons.

Nicolas Demorand: Yves Michaud: Est-ce qu’on peut euh… Est-ce qu’on peut rayer d’un trait de plume euh… ce sentiment qui émerge… Effectivement sur Internet, beaucoup de sites d’information ont été obligés de consacrer des articles à la tonalité des commentaires qu’on pouvait voir sous les article ou les dépêches qui faisaient état du développement de ces différentes affaires, «justice pour les élites» et «justice pour le peuple» se ne sont pas les mêmes justices»

Alain Finkielkraut: Mais c’est faux! Si Polanski avait été un anonyme la justice aurait lâché prise. Mais évidemment les juges se disent «on va se faire un homme célèbre»! Vous êtes déjà… Se faire un anonyme qu’est-ce… qu’est-ce que ça peut leur apporter. Qu’est-ce que ça peut apporter à leur gloire, qu’est ce que ça peut apporter à leur réélection. C’est exactement le contraire qui s’est passé. Les… les… les anonymes délirent, mais précisément, parce qu’ils peuvent ainsi régler leur compte avec une élite précisément qui les énerve, parce que c’est énervant l’élite, c’qui est une élite c’est comme une inégalité. Et on veut plus d’inégalité sauf d’ailleurs lorsqu’il s’agit de Michael Jackson parce que alors

Nicolas Demorand: Pourquoi cette comparaison?

Alain Finkielkraut: Bah! On sait quand même bien ce dont Michael Jackson a été accusé et ce dont il a eu à répondre!

Nicolas Demorand: De pédophilie en l’occurrence.

Alain Finkielkraut: Et ce pourquoi il a eu à arroser avec des sommes fabuleuses un certain nombre de familles. Et à aucun moment, au moment de son décès, on a voulu en parler pour ne pas gêner cette célébration unanime. Mais lors oui! oui! A chacun son élite sans doute…

Commentaires

FINKKKROTTE EST UNE MERDE Xxxxx (mot supprimé par LFDM) A VOMIR QUI ACCUSE LES INNOCENTS DE PEDOPHILIE!

Écrit par : CHINA | 09/10/2009

Belle photo, bien choisie, bien objective, le monde est éclairé !

Écrit par : Hoops | 09/10/2009

est-on toujours obligé d'écouter ces prophètes des temps moderne? nY en a marre de ces gens

Écrit par : karl | 09/10/2009

Bourdieu, reviens!

Écrit par : Caligula | 10/10/2009

Finkielkraut est catastrophique, mais il faudrait commencer à apprendre à expliquer les choses, avec beaucoup de sang froid, et arrêter d'hurler car hurler est toujours une preuve d'absence d'arguments.
Vous n'avez jamais remarqué que le calme et l'ironie (dont a fait preuve Y Michaud dans cet échange) sont le signe de la confiance et la victoire assurée. C'est en raison de ce calme olympien d'Yves Michaud, des questions qu'il a su renvoyer à Finkielkraut que ce dernier a perdu complétement les pédales.

Écrit par : Boggio | 14/10/2009

Votre portrait de ce dérangé-de-soi-disant-haut-rang de Finkielkraut est extrêmement juste et mesuré, bravo. Je parle du portrait écrit, parce que la photo est au-delà du réalisme et c'est dommage vu la qualité du texte. Petit point de vue sur le photo-journalisme: Finkielkraut est suffisamment grimaçant de nature, c'est précisément en le flashant en pleine prononciation qu'on perd de vue qu'il porte une grimace permanente; et c'est justement à des moments un peu plus neutre qu'il apparait clairement que cet homme est incapable de neutralité, une photo d'1 seconde avant ou après aurait mieux servi toute l'objectivité et le sérieux de votre propos.

Écrit par : Ekieh?! | 15/10/2009

J'ai entendu le commentaire de François Mitterrand sur cette question. Son ton sententieux et moralisateur, c'est un comble.
Evacuant, pour ne pas y toucher dans son exquise délicatesse, profondément heurtée et blessée dans son honorabilité délicatement hautaine, propre elle et riche et belle et sompteuse. Etre ainsi avili à ne serait-ce que par sa voix, avec sa bouche, obligé de dire le viol de la fillette droguée sodomisée à 12 ans, "Une question qui ne veut rien dire". Il s'en tire avec les honneurs. Il ne dit même pas une histoire. Celà devient un concept, quelque chose d'abstrait. Finnkelkraut lui parle de 13 sans doute encore pour tenter d'atténuer si celà pouvait être possible l'obscénité des faits. Ces gens sont des mandarins, évidemment partisans,comme dit Mitterand dans son livre ah oui, il s'y livre sans détours applaudissons ! la prostitution de ces jeunes ephèbes, le sexe et l'argent, je suis bien là dans mon univers. Evidemment ce sont des porcs.
Qu'est-ce-ce que celà donne au bout du compte. La maladie du pouvoir, Salo ou les 120 jours de Sodome. Pourquoi pas tuer et torturer. Le cycle de la merde, celui du sexe et celui du sang.
Des faschistes, des tyrans, des bourreaux.

Écrit par : geraldine lagadec | 19/05/2010

il y en a marre d'eux !

Écrit par : Titan Poker | 06/05/2011

certains auraient besoin de massages aux huiles essentielles comme l'huile de neem pour se sentir un peu plus en harmonie avec le monde ambiant...

Écrit par : huile de neem | 01/08/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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