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05/10/2009

Banques, où est passé notre argent?

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Les banques et la démocratie des benêts

Vous auriez tort de vous gêner à nous raconter des carabistouilles puisque le citoyen consommateur, cette espèce de «tout pour ma pomme» dort. Tant que ce désastre ne parlera pas à son nombril de jouisseur, l’hédoniste en résidus congédiera la pensée. Et le pouvoir capitalistico-médiatique dont nos gouvernements ne sont que des ersatz à vocation répressive, l’a très bien compris qui achète la domestication de l’électeur-consommateur en mal de misères à jouir.

Tenez! Avez-vous appris que la BNP souhaitait rendre son argent à l’Etat? Bigre! Un banquier qui paye ses dettes cela devrait inquiéter y compris la crédulité du moine. En général l’usurier est là pour vous taper et non pour vous enrichir. Est donc avisé le grincheux qui comme La Feuille De Manioc pense qu’il y aurait maldonne à voir des rapetouts pressés de rembourser les créances de l’Etat. Qu’est-ce que ça cache?

Souvenons-nous d’une n’info puisque nous pensons à froid sur les choses chaudasses: «Les banques françaises peuvent désormais se financer sans garantie publique» titrait avec autorité Le Figaro le 16 septembre dernier. «Les banques françaises n'ont plus besoin de béquille. Elles peuvent désormais se financer par elles-mêmes. C'est le message que Baudouin Prot, le nouveau président de la Fédération bancaire française (FBF) et directeur général de BNP Paribas, a fait passer ce mercredi lors d'une audition devant la commission des finances du Sénat.» SOurce Le Figaro.

Pour un message, le gogo s’est fait masser en douceur. Outre la fonction répressive, le gouvernement, doit faire semblant de gouverner. Christine Lagarde a donc fait savoir sur Radio Classique qu'elle demanderait la «reconduction [du dispositif de surveillance] pour une période d'une année» ajoutant qu’«il faudra en temps opportun sortir doucement du système dès lors que les banques sont, un, suffisamment recapitalisées et, deux, dès lors qu'elles financent l'économie.» Attention! Il ne faut pas se fier aux apparences. Dans ces milieux délicats, une escarmouche publique équivaut à une bataille sanglante dans la rue.


Des Banques qui jouent à qui perd gagne

Où se situe l’enjeu? Pour y répondre il faut savoir ce qui a mis nos banques sur des béquilles, puis ce qui leur permet aujourd’hui de se sauver en se débarrassant des mêmes béquilles. Réponse toute simple: c’est d’un côté la dette des banques refinancée par l’Etat, c’est dire par vous et moi, puis de l’autre, l’endettement de vous et moi pour combler les déficits. En plus vulgaire, ça s’appelle la double pénétration.

Remises sur pattes, les banques veulent recommencer à nous enfiler tranquillement à l’abri des regards et leurs managements se verraient bien retourner à leurs bonnes vieilles recettes qui ont conduit l’économie-monde dans le trou. Pour les questions gênantes ce sera prout, disent en substance les banquiers à l’image de Baudouin Prot un brin agacé. Il suffit de lire Claire Oriane dans Slate pour deviner avec clarté le fil d’Ariane de leur pensée : «Baudouin Prot s'est empressé d'expliquer que l'activité de la SFEF n'avait pu lieu d'être: «dès le mois d'octobre, les grands réseaux bancaires devraient pouvoir se financer sur le marché sur leur propre signature sans passer par la garantie de l'Etat.» Le secteur financier regretterait-il le temps béni où tout se calculait dans leur monde virtuel et en secret?  Les banquiers français ont donc beaucoup à attendre du G20: que rien ne se passe et ne se décide au niveau international.» Ils ont été vernis, au G20 hormis les rodomontades de notre Empereur décimétrique, la montagne a accouché d’une souris. Source Slate.

Explication: pour soutenir l’activité de crédit au plus fort de la crise, urgence de l’économie d’urgence, les banques se sont refinancées à hauteur de 0 ou 1% grâce à l’intervention des Etats notamment via les banques centrales. Les usuriers ont ensuite prêté cet argent à 4 ou 5% à qui? Aux gogos qui leur avaient prêté les sous pour se refaire un matelas puisque l’Etat c’est vous et moi. Les banques ne sont pas des magiciennes. Même Toto comprendrait qu’avec 3 ou 4% de marge sur le crédit, n’importe gougnafier se referait une santé financière en moins d’un an. On n’est pas loin de l’usure. Certains qui avaient vu juste, des gauchistes forcément, préconisaient l’entrée dans le capital de ces ayatollahs de la finance, de façon à avoir un droit de regard sur ce qui s’y viole et pourquoi pas, à l’avenir, éviter les débandades économiques qu’on a connues. Au nom de l’idéologie de l’économisme de marché cela n’a pas été fait. Fafa de La Rose (Fabius) qui n’est jamais loin de sa calculette perfide estime le manque à gagner pour l’Etat à 20 milliards cette année. Le Gogo consommateur rapprochera la somme du trou de l’assurance maladie pour lequel la hausse des prélèvements et la baisse des prestations semblent inéluctables. Dormons en paix maintenant que Secret Story a clôt ses conneries. On s’occupe de tout. LFDM

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