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19/08/2009

Des intellectuels se penchent sur les traites négrières de l’Islam

glissant2-1039c.jpgPassé inaperçu, mais grossier...

Il est relevé un article qui fera assurément jaser, et pour cause, à juste titre. «Des intellectuels nous est-il annoncé, se penchent sur les traites négrières de l’Islam». A la Feuille de Manioc nous adorons cet adjectif "intellectuel" qui prédispose une indiscutable autorité sur la vérité émanant on ne sait d’où. Mais passons, ce n’est qu’une des permanences de notre manière, somme toute très culturelle, d’appréhender l'ordre et donc, la vérité. L’autorité de ces travaux, semble nous suggérer l’article ci-dessous, ne vaut pas tant à leur contenu, c’est accessoire dans la présentation qui est faite. L'autorité se réfère à  ceux qui énoncent la vérité en question qu’on présente tout de suite comme étant «taboue» ou plus loin, «sensible». En l’occurrence, s’agissant des véridiciteurs autoritaires, on compte l’Edouard Glissant, «poète martiniquais, et philosophe de la complexité créole». A tes souhaits… Comme si la philosophie était seulement possible sans complexité à dénouer, sans pelote à simplifier. Donc notre martiniquais Edouard, on aurait aussi pu préciser le «noir Edouard» tant l’idée traîne en filigrane du texte, donc le «noir» est flanqué de deux «arabes» pour consolider cette autorité, et redonner de l’épaisseur aux thèses de devinez qui? Aux âneries d’Olivier Pétré-Grenouilleau. Et revoilà l’universitaire de province.

A s’en tenir là, il conviendrait d’admettre que cette vérité dont on ne nous a toujours pas avoué de quoi elle est l'enjeu, et de quelle  immondice elle est le tabou qu’il ne faudrait à aucun prix remuer, cette vérité-là serait donc, il faut l'admettre, essentiellement statutaire, le sort de la chose dite étant fonction du poète nègre et de l’islamiste arabe et repenti qui l’énoncent de conserve. Ouf! Vertu de statut qui donne au recyclage paresseux de la thèse idiote de la Grenouille de Province, une valeur probante. Allons boire un coup de jaja ça vaut mieux… On vous a déjà expliqué que concernant la névrose raciale et les pathologies qui en émanent, le fait d'être noir ne préparait pas, par principe à l'intelligence, ce dont il faut conclure que le fait d'être arabe n'absout pas de conneries sur les arabes. Au contraire. Prendre un noir pour taper sur les noirs et un arabe pour casser de l'arabe a en soi une efficacité ustensile dans le champ politique.  La gadoue ci-dessous interroge-t-elle pas , in fine, les effets escomptés d'une représentation tronquée de cette histoire-là sur nos banlieues? "Quels sont les effets de ce silence mémoriel sur les société arabes et sur les hériter de cette histoire dans les banlieues d'Europe?" Au détour d'une phrase, les dessien de petites conspirations de fumiers...

Louis Sala Molins, un philosophe, un vrai, libre et qui n'a rien d'un esclave, vous a déjà la différence juridique entre ces statuts.

La bêtise crasse

Comment peut-on à ce point confondre contour et alentour. En quoi la Traite arabe, et plus précisément la traite islamo arabe serait-elle taboue? Elle n’est pas suffisamment étudiée, donc établie, c’est un fait qu’il convient de corriger. On ne voit pas le tabou. Dans le volume? Entre 17 millions et 20, 30 et 50 et plus pourquoi pas. De toutes façon ça fait une belle jambe à ceux qui sont morts. Le problème n’est  évidemment pas dans l'arithmétique macabre. Le problème est dans la différence qui se trahit y compris dans le texte ci-dessous malgré son auteur. Il est dit en dérapage, que la Traite arabo-musulmane fut «une entreprise massive d’asservissement des non-musulmans». Tu l’as dit bouffi! Ca n’excuse rien, cependant c’est fondamentalement différent de La traite Atlantique qui fut une entreprise de réification du nègre parce que non-humain, et parce que noir. On ne naît pas musulman, on naît noir. On peut changer de religion et adopter celle des vainqueurs, la preuve, ce milliard de noirs chrétiens et musulmans, on reste cependant enfermé dans sa couleur de naissance dès lors que le connard d'en face décide d'écrire l'histoire à partir de la race, depuis Christophe Colomb jusqu'au discours de Dakar en passant par Rousseau, Hegel et tous les autres connards qui  ont noirci  des pages entères sur ce nègre à civiliser, une fois qu'on lui avait reconnu un peu d'humanité. Tu piges? Non c’est trop compliqué pour être entendu de la haine de soi, et au surplus, il fait décidément trop noir là-dedans pour y voir quelque chose. On va donc tenter une explication pour les neu neu qui votent la Grenouille de Province. Mettons,que par extraordinaire, e bloc occidental avait massivement asservi l’URSS au nom des idées capitalistes. Il n’y aurait eu aucune différence fondamentale entre la Traite arabo-musulmane et cet asservissement idéologique. Pigé? Toujours pas? Dans ce cas va te gratter. Tu es perdu pour l'esprit...

Dans le cas de la Traite Atalantique, la portée de la déhumanisation est ontologique. Les négros sont exclus de l’humanité parce que noirs, limite des singes. Autre différence de taille avec la Traite arabo musulmane, les descendants de ces négros-là, où qu'ils se trouvent sur cette planète et qu'importe Obama, sont captifs de ce regard-là qui fait d'eux des êtres servile par naissance. Nos nounous, nos balayeurs, nos colonisés, ceux qui torchent le derche de nos viocques qu’on abandonnent honteusement dans les mouroirs de banlieues, ces négros sont encore pris dans le vaste mouvement de domination philosophique, donc juridique, économique et culturel qui a façonné notre civilisation, autant dire ce que nous sommes toujours et encore. Or, on a peine à rappeler à ces véridiciteurs de sous-préfecture que le Califat n'existe plus et que les noirs plus sous le joug arabe. Cela suffira-t-il aux apprentis intellectuels qui réfléchissent à temps partiel? Non leur dégoût de soi qu'il reconvertissent en haine de l'autre pour lui survivre est trop fort. Il continueront... LFDM.

Des intellectuels se penchent sur les traites négrières de l’Islam

Le poète martiniquais, et philosophe de la complexité créole, a co-signé La Déclaration de Tozeur avec deux historiens tunisiens. Pour rappeler que les pays arabo-musulmans ont leur part d’ombre et d’horreur dans les traites négrières, avec 17 millions de déportés.

Du VIIème au XXème siècle, La « traite orientale » (pays arabes) aurait déporté, au bout du compte, 17 millions d’esclaves Noirs. Est-ce le trafic en volume le plus important du commerce négrier ? La « traite Atlantique » (Europe), celle qui concerne la déportation des Noirs en Amérique, la plus connue aussi par sa planification et sa logistique pré-industrielle, aura déporté 15 millions de personnes. Les traites internes à l’Afrique pré-coloniale quant à elles seraient responsables du déplacement forcé de 14 millions d’esclaves. L’orientaliste Bernard Lewis le notait déjà : « l’esclavage en terre d’islam reste un sujet à la fois obscur et hypersensible, dont la seule mention est souvent ressentie comme le signe d’intentions hostiles. » Les temps changeraient-ils ?


Quelques années après les travaux de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau sur l’esclavage, violemment controversés par le collectif DOM, et l’écrivain Odile Tobner, qui l’accusaient de négationnisme, et de minorer la Traite occidentale en la diluant dans cet ensemble de trafics africains et arabo-musulmans, nulle polémique, ni collectif identitaire ne sont venus troubler cette fois l’initiative, pourtant spectaculaire, du poète et philosophe martiniquais Edouard Glissant.

Il a signé en mai dernier, La Déclaration dite de Tozeur, à l’occasion du colloque international sur «les interactions culturelles entre l’Afrique et le monde arabo-musulman», sous tutelle de l’UNESCO et son programme de recherches «La Route de l’Esclave». Les deux autres signataires sont historiens, Abdelhamid Larguèche (faculté des Lettres de la Manouba) et Salah Trabelsi (Lyon II).

«Nous avons abordé un thème longuement tabou, relégué dans l’ombre de l’histoire du monde arabe, celui de la traite et de l’esclavage des Noirs. Jusqu’alors, on se concentrait surtout sur la traite Atlantique, raconte Edouard Glissant. Or, fait peu connu, la Tunisie, dès le XIXe siècle, a fait aboutir sa décision d’abolition, en 1846 (décret d’Ahmed Bey/Ndlr). Notre déclaration de Tozeur condamne l’épisode dramatique de l’esclavage et demande que «cette trace soit acceptée et reconnue dans nos livres d’histoire . (Lire document en Repères).

L’heure des questions

Lors de la rencontre, le chercheur Salah Trabelsi indiquait les enjeux de ce travail historique : ««On n’a jamais autant parlé des esclaves. Mais on n’a jamais aussi peu exploré leur histoire en terres d’Islam (…) sur l’ensemble des recherches historiques consacrées au monde arabo-musulman, l’étude de l’esclavage constitue, encore, un thème peu exploré. Ni la violence de la traite, ni le rôle imparti aux multiples couches serviles ne semblent avoir réellement avivé l’intérêt des historiens arabes… Ainsi, cette histoire évincée émerge de l’oubli pour prendre sens dans la mémoire collective».

À Tozeur, anthropologues et historiens comme Ibrahim Jadla, Jean Schmitz ou Esma Dorugnul ont commencé à poser des jalons et à formuler des questions à explorer autour de ce commerce structuré et international, étalé dans le temps et la géographie. Quels étaient les profils des marchands de la traite arabe ? N’y avait-il pas aussi une entreprise massive d’asservissement des non-musulmans dans la traite orientale ? Quel patrimoine culturel et musical ont légué les esclaves Noirs aux pays trafiquants? Quels sont les effets de ce silence mémoriel sur les sociétés arabes, et sur les héritiers de cette histoire dans les banlieues d’Europe? Source

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