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27/07/2009

Les Parrains de SOS-racisme en eaux troubles

dray3.jpgLa Causa Nostra antiraciste et les journalistes

En fouillant les dessous maculés des Parrains de Sos Racisme, «Parrains», leurs procédés ne pouvaient guère mieux les désigner, la Brigade Financière aurait, entre autres curiosités, découvert une épidémie passionnelle pour les montres Rolex et les stylos Mont-Blanc chez les militants de l’injonction, «aimez-vous les uns les autres». Seuls les couillons pouvaient croire que les humanistes autoproclamés de l’antiracisme luttent pour l’égalité. Ceux-ci comme les autres qui pullulent en ce domaine, les Licra, Mrap, Cran et consorts, ont fait de la «race», l’instrument d’une existence politique pelliculaire qui serait réduite à néant sans le fond de commerce des droits de l’homme en France. Il reste que s’agissant d’un sujet aussi tranché que la lutte contre le racisme, la neutralité clinique avec laquelle la presse germanopratine rapporte cette actualité-là est répugnante. Les media témoignent en l’espèce de leur complicité avec le système dont ils se nourrissent. Pour relater l’affaire Dray, la presse dans son ensemble a oublié les vilipendes habituelles dont elle se gargarise lorsqu’il s’agit de personnages censés figurer le mal absolu, les Mugabe, Le Pen, Ahmaninejad, Dieudonné, Chavez, hier encore Assad, Arafat... Les mots sont choisis.

«Les fonds sortis des associations peuvent-ils constituer un détournement de fonds publics?»

La question mièvre que pose Libé-Pravda atteste de la bienveillance de la presse parisienne pour les délinquants issus du système  qui mêle indistinctement toutes sortes de réseaux des plus visibles aux plus obscurs, francs-maçons, Opus Dei, scientologues, proxénètes… «Des missions fictives sont-elles à l’origine des versements à Julien Dray?» s’interroge benoîtement les bobos de gauche tarama. «Nathalie Fortis et Thomas Persuy auraient reversé 74 050 euros à Julien Dray. Les avocats ont jusqu’alors soutenu que cet argent ayant été régulièrement versé par les associations, Fortis et Persuy étaient libres d’en user à leur guise. La brigade financière a des doutes

Admettez qu’on a connu ce torche-cul beaucoup moins indulgent vis-à-vis des exactions du Front National et de Le Pen qui méritaient certes l’indignation. On est en droit de s’étonner de la normalité avec laquelle la presse accueille l’hypothèse d’une malversation, et même d’une gestion douteuse, ce qui ne serait pas moins grave s’agissant de lutte contre le racisme. Car c’est cela qui est moralement en cause.

Les commentateurs parisiens veulent croire à un simple «abus de confiance», sinon à des chefs de «détournements de fonds publics» ou encore d’«abus de bien social». «C’est le point dur des soupçons commente ainsi Libé-Pravda. L’enquête de la police s’est orientée sur un «abus de confiance» présumé au détriment des associations, elle n’est pas remontée sur l’origine des fonds. Or une partie de cet argent est publique. SOS Racisme et ses satellites sont subventionnés par les pouvoirs publics à hauteur de 90 %Source Libé.

Or le fonds de commerce ici est la lutte contre le racisme. Or encore, c’est un fait que ces machins, les Sos-racisme, Mrap, Cran et Licra, ne servent à rien, si ce n’est à entériner dans le discours politique et la réalité sociale, les notions exclusives de l’identité nationale, et en faisant vainement miroiter l’espoir d’une égalité à venir pour, finalement, rendre acceptable des dispositions inacceptables. Or enfin, hormis les réseaux ségrégationnistes, nul parmi les intéressés n’a élu ni missionné ces opérateurs autodésignés de la vertu antiraciste, ni les victimes du racisme et des discriminations dont ils ne sont pas les représentants, ni le peuple français qui apprend au détour des possibles malversations financières, qu’on lui pompe son fric à travers les impôts alors qu’il se fait traiter de raciste par ceux-là même qui exacerbent ledit phénomène. Pire! On a appris, par la voix de Dominique Sopo que Sos-Racisme agissait en milice de maintien de l’ordre dans les manifs étudiantes et que l’actuel locataire de l’Elysée a plusieurs fois fait appel  aux services de cette officine lorsqu’il n’était que Ministre de l’Intérieur. On avouera que c’est fort de café!

Mesdames et Messieurs les antiracistes, les citoyens vous saluent bien mais vous demandent de mettre vos actions là où vous pensez et le fion est l’endroit le plus approprié pour vos déjections. LFDM

La gestion opaque des associations proches de l'élu
Le Monde.fr le 24.07.2009

«Pas la moindre comptabilité à la FIDL et une singulière gestion à SOS-Racisme. L'argent affluant sur les comptes de l'association Les Parrains de SOS-Racisme, distincte de SOS-Racisme, était utilisé en toute opacité : "Pour ces actions, pour lesquelles nous ne pouvons avoir de justificatifs, nous utilisons les fonds privés des parrains de SOS-Racisme, a reconnu Martine Guillaume, la directrice financière de SOS-Racisme. Ces actions sont le ménage au black, les petites dépenses comme les billets de train et petits achats divers, des pots à des militants, des bombes de peinture."

A la suite des investigations policières, elle a eu ce commentaire : "Nous allons faire en sorte de rentrer dans la légalité, mais c'est Dominique Sopo (président de SOS-Racisme) qui décide de l'affectation des fonds." Sur 280 849 euros collectés entre 2005 et 2008 par les Parrains de SOS-Racisme, avec des donateurs tels que Pierre Bergé ou Arte, seuls 10 000 euros ont été officiellement versés sur les comptes de SOS-Racisme. L'ordre des chèques adressés à l'association principale était souvent retouché, et l'argent était ainsi versé sur le compte support des Parrains.

Les enquêteurs trouveront d'autres irrégularités. Comme ces sept fausses factures imputées à la société Cdiscount, sans qu'il y ait jamais eu la moindre prestation en faveur de SOS-Racisme. Plusieurs factures vierges à l'en-tête de sociétés étaient même découvertes dans le bureau de Mme Guillaume.

Les policiers ont eu d'autres surprises. Il y a ainsi le cas Assane Fall, compagnon de Nathalie Fortis. Licencié par SOS-Racisme, il touche 5 800 euros d'indemnités le 12 septembre 2008. Trois jours plus tard, Mme Fortis signe un chèque de 5 300 euros en faveur de M. Dray... Ou encore l'affaire des tableaux. Le 16 septembre 2008, l'association de la 10e circonscription, dans l'Essonne, créée pour faire connaître l'action politique de Julien Dray, vend des tableaux à SOS-Racisme, pour une somme de 9 000 euros. 7 000 euros sont ensuite reversés au député, propriétaire des oeuvres d'art. Les policiers s'interrogent : pourquoi M. Dray n'a-t-il pas vendu directement ces oeuvres d'art, en son nom ? "Il n'y avait pas de volonté de cacher quoi que ce soit, a déclaré M. Dray, mais pour Sopo et pour moi-même, c'était mieux comme ça."

La délicate situation financière de l'association de la 10e circonscription n'a pas empêché M. Dray de débiter 7 000 euros de ses comptes pour acheter une montre Rolex en or à sa suppléante, Fatima Ogbi. Il a indiqué avoir reversé à l'association la même somme.

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