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21/07/2009

Olivier Roy a failli se croire en démocratie

parcstatue.jpgUne censure façon Securitate au CNRS?

Son prénom évoque les rameaux d’olivier, symboles de paix, autrement dit de «salut». Salut toi blaireau! Ca c’est le trivial qui sert à poursuivre le Toto d’à côté. Pour la Tata du dessus, on annonce un «Salut Ô Marie» sur un ton plus soumis s’il vous plait! Les cousins mosaïques disent Shalom à leurs frères mahométans lesquels ne s’en laissent pas compter pour si peu et répliquent un Salam de leur cru, assorti d’ «aleïqum», en gros un genre de «Salam toi-même». C’est ainsi qu’on se cherche les poux du côté des adeptes du livre depuis la nuit des temps qui vit la confiscation du verbe. Car pour que leur appartienne «le règne, la puissance et la gloire pour des siècle et des siècles», il leur faut détenir le verbe comme on fait un prisonnier. C’est aussi ainsi que vont les querelles de ce côté-là du monde dans une lutte sanglante et sans cesse recommencée pour détenir «la vérité». Ils appellent cela la foi…

Le Roy l’a appris à ses dépends. Il a eu la langue bien trop pendue à propos du Pape et gardien de la vérité s’est chargé de le lui faire savoir. Le bonhomme, le Roy, est politologue de l’islam, ce qui d’emblée, et dès la politératologie, le range du côté des matériaux suspects. Mais alors spécialiste de l’islam, quelle idée! C’est déjà trop! Olivier Roy a été mis en cause dans Libération (6.7.2009) par Joseph Illand, «fonctionnaire de sécurité de défense au CNRS» ainsi que le présente Libé du 16.9.2009. Kézako? Des miliciens au cœur même de la recherche libre et démocratique? Mon cul et mon œil avec… Ca c’est pour ceux qui pensent que la recherche est neutre, à commencer par le Roy lui-même qui proteste pour le compte des chercheurs: «il faut travailler en dehors des interférences des autorités». Le naïf! Y croit-il ou fait-il semblant? C’est le genre même d’alerte au pompier qui nous a habitués au feu. Comme la discrimination raciale, même sauce. On ne parle tant de «l’égalité des chances», de la «diversitératologie métissée» et de la «tolérance» que lorsque l’apartheid est déjà là, bien ancré dans ses «souches». Quel fou appellerait les pompiers sans incendie?

L’épître de Ratisbone

Là, il faut nous rafraîchir les neurones. Souvenez-vous, Herr Ratzinger avait prononcé un discours empreint de foi, d’amour de l’autre monothéisme, et de tolérance à Ratisbone, à la veille d’effectuer un voyage chez ses potes du salut du Grand méchant Turc, les mêmes que l’Empereur ne souhaite pas voir en Europe. Raison avancée par cette hauteur de vue géographique de 1.55 mètres talonnettes comprises, seuls 5% de la Turquie appartiendraient au continent européen, le reste étant «physiquement» en Asie mineure. C’est l’occasion de rappeler aux géographes du Château que le territoire français est lui majoré des Antilles de la Guyane, de la Réunion, de la Nouvelle Calédonie, de Saint-Pierre et Miquelon. Que tous ces confettis imprononçables ne sont pas en Europe mais en dans les caraïbes, en Amérique latine, dans l’océan indien et n’ont pas été si indigestes que cela à la République, hormis un LKP de ci et un Domota de là. Mais c’est bien connu, la géographie c’est comme les élastiques. Il y a ceux qui tirent sur les frontières et ceux qui les reçoivent dans la tronche. Choisis ton camp frangin. Revenons à l’ami Ratzinger qui se fit fort de traiter les musulmans chez qui il s’invitait à boire le thé, en gros de moitié d’arriérés obscurs et, pour l’autre moitié, de violents invétérés. Les férus de l’affaire tels le Roy appellent cet exercice de coup de pieds au cul, le «dialogue des religions» ou l’œcuménisme des culs bénis. Sauf que le même Roy a trouvé un peu pimentée l’adresse du pontife aux djihadistes jugeant qu’il était pour le moins «maladroit et fort peu diplomatique pour un pape qui s’apprêtait à faire son premier voyage en Turquie de prendre en modèle un empereur byzantin en guerre avec l’islam.» Et le Roy a tenu à le faire savoir dans une interviouh au quotidien des chaussettes rouge vermillion, La Croix.

La liberté de ton du Roy n’aurait pas été conforme à la police de l’esprit qui s’impose en France, au chercheur libre et indépendant. Nous ne sommes pas ici en Iran chez les ayatollahs. Alors par la plume de Joseph Illand, le service de sécurité a dit qu’il s’est trouvé «pantois devant une remarque incidente au détour d’une interview». En clair, la sortie du Roy a été jugée hostile au Pape et indésirable par la Sécuritate de CNRS pour faire poli. A la Feuille de Manioc on préfère pourtant l’hostilité à l’hostie.

Dialogue de (faux) naïfs

Comment ça il y aurait des censeurs au cœur de la recherche française? Question de l’interviouveur de Libé-Pravda : «Cela vous choque que le service de sécurité s’intéresse ainsi  à vos écrits?» Réponse du piqué au vif : «De deux choses l’une : ou bien le service de sécurité du CNRS épluche tout ce que les chercheurs écrivent et leur fait parvenir des rectificatifs en cas de mauvaise interprétations : nous sommes alors dans un système de contrôle de censure institutionnelle. Ou bien le service ne s’est mobilisé que sur mon interview et c’est alors la mise en cause du Saint-Père qui a suscité son ire. Il s’agit dans ce cas de la part de Joseph Illand et de ses collaborateurs de défendre une cause. C’est pourquoi j’accuse le haut fonctionnaire de défense de m’avoir reproché de traiter mieux l’islam que le catholicisme». Et si c’était les deux mon capitaine? Défendre une cause et rectifier la recherche, et accessoirement les déviants? Pourquoi se montrer ingrat? Pris les doigts dans la confiture de la censure, l’ingénieur général de l’orthopédie du CNRS aurait tempéré avoir adressé un «avis amical» à Olivier Roy en son nom propre, «en tant que citoyen». L’autre qui n’est que la moitié d’un naïf et à temps partiel a donc pris soin de rectifier le tempérament: « Un avis amical d’un fonctionnaire d’autorité, qui peut interdire une mission, enquêter sur un labo et demander des sanction est qu’on le veuille ou non, une pression. Je n’ai fait que demander une chose et je le maintiens: que les membres du «service» de sécurité du CNRS enlèvent le rangers, leur sabre et leur goupillon de la recherche en général et de ma boîte aux lettres en particulier.»

C’est clair les agents de la Securitate de l’Empereur on fâché le Roy qui a failli se croire en démocratie. LFDM.

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