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16/07/2009

Aubry Valls, missiles à longue portée

manuel-valls1.jpgLe roquet du PS s'est fait taper sur les doigts

Casse-toi. C’est en substance ce qu’a voulu dire Martine Aubry à Manuel Valls qui pavoisait encore le 14 juillet à la petite sauterie du Château organisée par «Mon mari» de Carla. Du côté des Méphisto franc-maçons, de la loge Infini, comme des autres sectes, on s’est persuadé que les idées de la réaction ont définitivement contaminé l’opinion française. Pour s’assurer du pouvoir, il faut vérifier que toute alternative à Sarkozy soit un clone de gauche du même Sarkozy. Remarquez, ces conseillers obscurs n’ont eu aucune peine à convaincre l’ego du Maire d’Evry, et l’inciter à déborder le PS sur sa droite pour concrétiser le destin national dont il rêve de nuit comme de jour.

Les milieux d’influence ont donc décidé de propulser sur orbite cet homme si neuf, aux idées et aux pratiques si neuves qu’il fut ancien conseiller de Michel Rocard à 27 ans, déjà un prote, puis chargé de la communication de Jospin lors du gadin de cet autre protestant, c’est dire si le bonhomme a du jugement. Vous souhaitez perdre choisissez Valls. Cet homme du sérail est tout à la fois un looser politique et une girouette éthique qui a toujours su faire le mauvais choix. Lorsqu’il rejoint Ségolène Royal sur le tard, mais le très tard alors, Besson avec lequel il aurait pu partager la loge jusqu’aux chaussons, monte dans le «bon» wagon. Valls reste à quai et se console en tapant sur sa famille politique. Valls croit comme Lang, comme Kouchner, comme Boeckel, qu’il est socialiste. Ce sont peut-être des opportunistes, mais des faux derches c’est sûr…

A la faveur des connivences médiatiques germanopratines, franc-maçons et journalistes germanopratins étant, au moins, dans des rapports incestueux, les colonnes des PQ et les fenêtres de télés se sont donc offertes dans les grandes largeurs à l’exercice de dénigrement du PS par le petit Maire d’Evry. Depuis le Congrès désastreux de Reims, le roquet d’Evry applique la seule chose qu’il sache faire de mieux, parler creux, maquiller l’idiotie politique et l’incurie intellectuelle par les mots valises dont les media ont labouré le terrain: «mettre l’individu au centre de la politique». Autant dire un doigt au centre de l’individu. Tu parles d’une foutaise! Son projet de société? Rebaptiser le PS.

Le parrain de Gaston Kelman, le noir aspirant blanc et ex-camerounais bassa, qui abhorre le manioc et pense devoir le vitupérer pour susciter l’attention, se revendique blairiste. Manuel Valls peut se faire l’héritier de Blair et même de Thatcher, qu’importe le désastre, d’autant qu’aucune complaisance journaliste parisienne ne le confrontera à l’échec cuisant de la lune sociale-démocrate telle qu’elle se manifeste actuellement sur les bords de la Tamise, car c’est bien du bilan de Tony Blair dont les britanniques font les frais en temps de crise.

Vient l’essentiel. Dans Libé-Pravda du 16.07, Paul Quino dit volontiers du Maire d’Evry qu’il «partage (avec Ségolène Royal) le goût de prendre le PS à rebrousse-poil. Notamment sur la question de la sécurité, centrale pour lui depuis son élection à la Mairie d’Evry en 2001.» C’est qu’alors la sécurité est l’euphémisme de la question raciale. Manuel Valls est fils d’immigré mais, persuadé d’avoir un destin présidentiel, il flatte la fange populaire qui se satisfait de voir en l’étranger les sources de nos misères sociales, et dans le discours sécuritaire les solutions aux défis posés à la Nation. On l’a vu récemment dans une provocation vidéo savamment préparée, puisque Manuel Valls portait un micro couplé au dispositif qui le filmait dans les allées du marché d’Evry. En France, la race est un matériau politique qui se cisèle en prévision des échéances. Car il faut faire du Le Pen sans Le Pen, dire la haine de l’autre, sans s’exprimer comme Le Pen. Il est vrai que le leader frontiste tient à notre langue et préfère dire «les français d’abord». Il ne lui viendrait pas à l’esprit de dire, les «blancos d’abord». Ca change tout… On suivra la lutte des éléphants du PS car Manuel Valls qui est tout sauf un rénovateur est, et depuis bien belle lurette, un jeune vieux croûton du parti socialiste. LFDM.

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