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12/07/2009

Obama au Ghana, un nègre à Paris

2009-07-11T183724Z_01_APAE56A1FQE00_RTROPTP_3_OFRWR-OBAMA-GHANA-ESCLAVAGE-20090711.JPGChronique d’un nègre à Paris

La Feuille de Manioc aurait pu vous recommander un billet intempestif d’Alain Korkos repéré sur le site arrêt-sur-image de Daniel Schneiderman, @si pour les intimes. Une survivance de l’émission éponyme débarquée du service public pour excès d’indépendance. C’est dire si on tolère la liberté d’expression sachant le regard plutôt modéré de l’intéressé. Malheureusement l’accès à ce texte est payant. Heureusement, l’abonnement à ce site est accessible, 30 euro par an. Une broutille si on considère les conneries des networks corrompus par les sectes et les intérêts financiers. Il est y dit d’«Alain Korkos qu’il a animé pendant plusieurs années le blog «La boîte à images». Sa manie irrépressible: explorer les résonances, dans le fonds imaginaire que partagent beaucoup d'entre nous, des images d'aujourd'hui. Rythme de la chronique: chaque samedi.» Avec ses grands écarts la Feuille de Manioc relève qu’Alain se penche sur un nègre à Paris, cependant qu’Obama élève l’Afrique à son avenir, l’œil rivé sur les berges de l’histoire de la Traite Atlantique. Qu’en pense la bien-pensance maçonnique et anthropophage?

Nous nous étonnons à chaque fois de voir des noirs dans les syndicats. C’est drôle ce que la naïveté peut faire. Nous avions ici même prévenu qu’une fois les élections prud’homales passées, la CGT se torcherait le fion avec ses sans-papiers de galerie. Les voici qui se font bastonner par la milice de l’internationale des travailleurs. Morts de rire et bien fait pour leur gueule. Nous ne les pleurerons pas. Nous ne cessons de le dire ici tant aux esclaves nègres du Cran sous hypnose rêvant de la compassion de leurs maîtres, qu’aux imposteurs du doigt de l’homme d’en face. La lecture lacrymale de l’histoire nègre est une tare franco-française sinon européo-centrique, dont la conserve tient à la prédation permanence du sol et du sous-sol africain par les sectes. Cependant, on ne niera pas longtemps 1,5 milliards d’humains. Ce sera, très bientôt la population du continent noir, et les chinois dont la puissance peut déjà s’appuyer sur un marché intérieur de cet ordre se sont fait une raison de l’histoire, bonne celle-là, tout comme les américains qui leur emboîtent le pas. Vivement qu’on se fasse jeter du continent tant notre relation, ou plutôt la prégnance de nos sectes et de nos intérêts financiers, maçonniques, et religieux, est à la cause de l’ensemble de ses problèmes structurels.

La Raison hégélienne égarée dans l’histoire de Dakar

Il faut que quelqu’un confisque ses livres à Henri Guaino, le Méphisto de Sarko qui mal écrit ses discours dont le moins notoire n’est pas celui de Dakar. Souvenez-vous, «quelqu’un» était allé leur dire à Dakar, quelqu’un qu’une plume hâtive et sommaire, certes vénéneuse mais surtout stupide inspira. Dire aux sénégalais, qui se sont tout de même laissés dire on se demande pourquoi, que les africains ne sont pas suffisamment entrés dans l’histoire. C’est alors qu’une fois le ressentiment refroidi, «Bécassine» pour les uns «Choupette» pour les autres, y alla, une défaite présidentielle plus tard, de son refrain dire ses excuses: «Pardon pour ces mots qui vous ont blessés…» Les autres ont pissé de haine, Jack Lang en tête.


original.16489.pngQue nenni! Le chroniqueur raciste germanopratin, pénétré de sa supériorité naturelle, «nous c’est nous, et eux de la merde…», cet apologue du viol au nom des droits de l’homme identique, c’est le Ministère confié à identité nationale, au nom de la démocratie et des autres billevesées usées comme le cul des culottes, l’apologue du viol désapprouva. Forcément, Bécassine est une femme, et le raciste qui se nie est souvent un sexiste qui s’ignore. «Ca suffit avec cette manie de la repentance» a-t-on délicatement entendu vitupérer ci et là. La taille de la talonnette était alors le plus grand des écarts du dissensus parisien. Sur le sujet, il n’y avait pas de quoi glisser une feuille de discorde entre les chroniqueurs, ou plutôt les gros niqueurs, de gauche et ceux de droite, les francs-maçons et les opus dei, les homos et les hétéros. Une majorité d’entre nous, ces hommes supérieurs, pensions ouvertement comme le décati Jack Lang, que le «pardon» de Dakar était indu. Nous avions raison. La compassion est cette autre manière de nier non seulement la réalité historique de la Traite Atlantique, à l’image du plébiscite que l’intelligentsia, les media et les hommes politiques firent à la déjection de l’historien raté qu’est Olivier Pétré-Grenouilleau, mais aussi de nier l’actualité et la permanence de ce viol de l’Afrique par la françafrique et dans notre intérêt. Le défilé anthropophage à Libreville à l’occasion de la mort de la pourriture de Bongo en témoigne.

«La repentance ça suffit!» Nous sommes d’accords. Mettez-là où vous savez, comme le doigt de l’homme, et lubrifiez comme il vous plaira à la vaseline, ou à la graisse de phoque si ça vous chante et afin que ça chante en vous, mais gardez votre repentance dont les descendants de ce viol n’ont que faire. Qui leur a réclamé la fausse contrition? Les voleurs eux-mêmes, cautionnés pas quelques serfs comme Léopold du Dard Senghor le fut avec éclat, et comme les Patrick Lozès, Louis-Gerges Tin, Guershon Nduwa, sont les résidus.

Les descendants du viol ne réclament pas la compassion y compris par métissage. On ne copule pas par décret, on baise par désir et accessoirement par amour, entre deux désirs. Ceux-là réclament justice, et surtout que nos francs-macons et nos évangélistes leur foutent la paix. Le discours de Dakar restera donc un moment d’égarement de la raison dans l’histoire. Révélateur d’une pensée non seulement petite mais basse, il a toutefois ce qu’il faut de hauteur pour coller au quinquennat, talonnettes comprises. Si les nègres ne sont pas suffisamment entrés dans l’histoire, c’est à voir, eux qui ont bâti des pyramides et ont façonné la civilisation lorsque nous n’étions, historiquement, que des barbares, il s’agira de savoir pourquoi nous les en avons pas sortis à coup de canon, de sang versé et de viols, sur talonnettes déjà. Eh oui, la Grande armée du premier Empereur était encore bottée à talons avant qu’elle ne chausse les brodequins qu’on aime entendre claquer comme les armes. Ne serons-nous pas nombreux mardi 14 juillet aux Champs Elysées ou devant notre poste de télévision pour voir défiler ce ballet de poètes humanistes? Civilisés…

Revenons à notre nègre qui a choisi de quitter l’ombre bienveillante de son arbre pour venir errer dans sur nos terres de civilisés. Bien fait pour sa gueule puisqu’il paye pour se faire insulter et maltraiter. Vous connaissez notre position baudelairienne, il faut assommer les pauvres et les cons: «Assis sur une chaise en plastique blanc, nous dit Alain Korkos, protégé par un petit parapluie noir dégoulinant, cet homme nous regarde. Un homme parmi tant d'autres, venu de cette Afrique qu'on a longtemps considérée comme n'étant qu'un réservoir de main-d'oeuvre exportable. Un homme africain dont on nous a affirmé qu'il n'était «pas assez entré dans l'Histoire». C’est du Alain. Vous voyez bien que votre Feuille de Manioc n’est pas la seule à l’écrire!

«Manière de dire, qu'il est resté figé dans le temps d'il y a longtemps où l'on ne comptait pas le temps, embourbé dans une Préhistoire néolithique. «Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.» (Vous avez reconnu Sarko). Manière de nier les civilisations et les peuples, les combats épiques, les héros fabuleux et les royaumes étincelants. Mais peut-être sommes-nous face au descendant de l'un de ces rois déchus, victime de l'Histoire coloniale. Peut-être est-il béninois, et le roi Béhanzin du Dahomey est son ancêtre.»

Obama prêt à casser la baraque maçonnique de la françafrique?

Pendant que nous nous touchons le nombril plutôt que de nous torcher le cul, et que nous mesurons nos crimes en peccadilles, le monde change et notre imperium s’étiole. Même le très fâcheux Express délaisse un temps sa réaction et s’oblige à titrer: «Obama visite une forteresse jadis dédiée à la traite des Noirs». Le magazine a dû aussi évoquer, ne serait-ce que timidement, «l’avenir plus radieux de l'Afrique» annoncé par Barak, lequel ne passera pas par nous mais par les africains eux-mêmes. On vous avait dit que Grenouilleau finirait dans la mare à crapauds et que dans cette anonyme il aura le loisir de masturber sa haine. On vous prédit que les descendants des victimes écriront, un jour, l’histoire, c’est son cours qui l’exige.

«Cape Coast, Ghana - En visite au Ghana, le président américain Barack Obama s'est rendu en compagnie de sa femme Michelle et de leurs deux filles dans une ancienne forteresse utilisée pour la traite des esclaves à partir du XVIIe siècle.» Source lexpress.fr. Vient un parallélisme surprenant auquel nul n’aurait songé avant-hier encore sans se voir coller un procès au cul pour antisémitisme, avec le Parquet plus entreprenant que jamais, unicité de la souffrance humaine oblige… L’Express se montre audacieux: «Cette visite faisait écho à celle du camp d'extermination nazi de Buchenwald en Allemagne le mois dernier. "Cela doit nous rappeler que les êtres humains sont capables de commettre d'immenses atrocités", a-t-il dit.» Quelle mouche les a piqué? Une visite chez les nègres ferait écho à Buchenwald? Vous n’y pensez pas! Si si! «Le premier président noir des Etats-Unis a visité la forteresse de Cape Coast transformée en monument à la mémoire des millions d'Africains qui furent victimes de la traite des Noirs."Aussi douloureux cela soit-il, je pense que cela nous enseigne que nous devons faire tout ce que nous pouvons pour combattre ce genre de maux qui malheureusement continuent d'exister dans notre monde, et pas seulement sur ce continent mais dans toutes les parties du globe", a déclaré Obama.» Bien… C’est dans un magazine de référence de la Gaule. Il va pleuvoir de la merde!

original.16490.demi.jpgAlain Korkos est donc bien dans la gamme avec ses évocations faussement intempestives. A propos d’un de ces nombreux rois d’Agbomey qui résistèrent, non celui qui déjà vendait ses frères comme d’autres au Cran: «Fils du roi Glèlè, Kondo devient roi du Danhomè (Dahomey) en 1890. C'est alors qu'il prend le nom de Béhanzin ou Gbêhanzin. Il règne en sa capitale d'Abomey, quand les Français construisent en 1891 un port à Cotonou. Devant le refus du roi d'accorder à la France un droit sur cette ville, la marine française la bombarde. Le traité de 1863 est rompu, Béhanzin entre en conflit avec la France. Soucieux d'éviter une guerre meurtrière, il envoie des émissaires à Paris. Mais rien n'y fait, Sadi-Carnot ne daigne pas les recevoir. «Ces Dahoméens étaient venus à Paris certains d’être reçus par M. Carnot, peut-on lire dans Le Petit Journal du 2 décembre 1893. (…) Et voilà que personne n’a voulu faire attention à eux. (…) Ils sont repartis emportant le bâton-récade du roi Béhanzin. Nous n’avons pas voulu les laisser s’en aller comme cela ; c’est pourquoi nous offrons leurs très ressemblants portraits à nos lecteurs. Que notre attention les console. C’est à peu près tout ce qui restera de leur éphémère passage à Paris.» Au fait, Sadi Carnot n’était-il pas franc-maçon? Enfoiré… «Béhanzin fera d'autres tentatives de conciliation auprès du gouvernement français, en pure perte. La colonisation avance à coups de canon, les troupes du roi du Danhomè résistent vaillamment, et ses quatre mille Amazones ne sont pas les dernières à combattre. Toutefois, après deux ans de lutte, Béhanzin se résigne à baisser les armes. Il prononce un émouvant discours d'adieu le 20 janvier 1894, signe sa reddition cinq jours plus tard en échange de la promesse qu'il va rencontrer le président de la République à Paris. Il embarque donc, croit-il, pour la France. Et se retrouve… exilé à la Martinique. Il sera ensuite transféré en Algérie, où il mourra le 10 décembre 1906. Aujourd'hui encore, la lutte du roi Béhanzin demeure en Afrique le symbole de la résistance à la colonisation. Cet homme est-il l'un de ses descendants? Pourquoi pas. À moins qu'il soit griot sénégalais : musicien, porteur de parole ou mémoire généalogique de tout un peuple. Griot sérère assis devant la librairie L'Arbre à Lettres, rêvant d'être inhumé dans le tronc creux d'un baobab multi-centenaire.

Arrière-petit-fils de roi déchu ou griot en exil, manoeuvre du BTP ou nettoyeur du métro, un homme est là, aujourd'hui, qui nous regarde sous la pluie. L'Afrique prend l'eau à Paris.

Ainsi s’écrivent les pages glorieuses de notre histoire. Il leur faut la négation de ce viol-là toujours présent dans ce que nous sommes. A bientôt! LFDM

Commentaires

Amusante vision d'une Afrique Vierge souillée par le Blanc, intrinsèquement mauvais. C'est sans rappeler que la colonisation, malgré tous ses maux, est le propre de tous les peuples.

J'ajouterais que l'esclavage ne si limite pas à l'Afrique, ni aux Européens. Le raz-le-bol général provient du fait que vous oubliez une partie de votre histoire, par exemple la traite Orientale organisée par les Arabo-musulmans contre les Blancs et surtout les Noirs, déportés en plus grand nombre que n'importe quelle autre traite, si cela vous dit quelque chose.

De même, votre fantasme sur un prétendu complot maçonnique me fait sourire, pourquoi pas un complot judéo-maçonnique afin d'être complet ?

Écrit par : Peter | 12/07/2009

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