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09/05/2009

Commémoration du 10 mai: noirs de France?

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De l'esclavage à la servitude volontaire

Chaque année le 10 mai, on commémore ceux que la Nation réduisit à l’état de biens meubles, cessibles et pour peu cher la vie. Le philosophe Louis Sala-Molins a établi avec brio et de manière irréfutable, en dépit de la bêtise crasse de Pétré Grenouilleau que les racistes-humanistes plébiscitent, combien cette relégation juridique en deçà de l’humain est sans équivalent dans l’histoire de l’humanité. Concurrents victimaires courez comme vous voudrez, votre fabrique à fonds ne parviendra jamais à sonder cette limite aux tréfonds du non-être. En ce jour où la République se souvient, l’esprit est las, et n’a même pas envie de dire aux compétiteurs victimaires qu’aucune expérience ne fut plus abjecte. Aucun intérêt à la course au plus malheureux. Caliméro ça suffit! Il ne sert à rien d’être au top de l’inhumanité, à se disputer une place entre la basse-cour et les matériaux de construction. Seuls les vainqueurs de l’histoire ont quelque motif d’orgueil ou de satisfaction… Tant qu’on survit à ce qui a fait de notre expérience quelque chose de monstrueux.

Non! Décidément il n’y a aucune gloire à être un perdant de l’histoire sauf, pour les faux perdants, à en tirer prébendes. Or c’est indéniable que les descendants d’esclaves noirs ne tirent de leurs positions discriminées, aucun avantage du fait que leurs ancêtres furent traités en biens meubles au titre du patrimoine domanial. Ca se saurait, ils seraient puissants, ils seraient visibles, non pas à la mode de la fumisterie du Cran, par la couleur de la peau, ils n’en ont que foutre de se savoir noirs, ils n’ont pas envie de compter comme tels, ne demandent pas à être comptés comme tels, surtout par des félons qui ne rêvent que de les vendre au moins disant, ils sont tout court des êtres semblables aux autres. Comme noirs, ils ne se réveillent pas le matin avec cette propriété en tête. Une obsession de racistes. Seuls les racistes et leurs miroirs utiles, les Patrick Lozès, Dominique Sopo et consorts leur rappellent qu’ils sont noirs. Ils se réveillent et se couchent. Se réveillent et se couchent. De nos jours surtout se couchent… Si ceux-là restaient debout à l’image de ceux qui vainquirent l’esclavage, Delgrès, Toussaint Louverture, Solitude…, s’ils restaient debout sans abdiquer la dignité de leurs ancêtres, ceux-là qui se prévalent et qu’aucun mandat n’autorise, alors ça se saurait.

Les noirs seraient puissants, les noirs seraient visibles, non pas comme noirs, mais comme quiconque, parce qu’ils occuperaient l’espace dû à chacun à raison de ce qu’il fait. Or les noirs sont faibles, battus, exploités, faméliques, mendiants, prostitués. Ils sont faibles c’est pour cette raison que dimanche 10 mai, jour consacré par la République en mémoire de l’esclavage, les noirs commémoreront dans la dispersion, leurs ancêtres auxquels on dénia jusqu’à l’humanité.  Leurs prétendus leaders à Paris sont occupés à entrer dans une loge maçonnique pour être enfin des parvenus. LDFM.

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