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22/04/2009

Elections en Arfique du sud, l'apartheid et le sionisme

apartheid.jpgMessieurs Aphatie & Confrères, fermez vos gueules!

Pour vous, la Feuille de Manioc met en rapport aujourd’hui quelques éléments d’information apparemment disparates. Ils permettent de mettre en perspective les brailleries des capitales occidentales et des media, suite au discours du Président iranien à Genève. et de les replacer  dans le contexte de désinformation engagé autour de Durban. Une relation à des repères de notre histoire récente, qui aidera à sursauter entre deux somnolences instillées par les media de propagande. Nous sommes toujours à la recherche de la traduction officielle de l’ONU de l’allocution, oups pardon! La pensée normative exige de dire la «diatribe» du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Dès que nos amis suisses nous l’auront transmise, nous la mettrons à disposition de nos lecteurs. Les versions françaises se font curieusement rares. A croire les francophones à ce point stupides qu’ils ne peuvent se faire leur propre opinion en ayant accès au texte intégral d’un discours qui n’aura duré que 35 minutes. Les sites des mass media n’offrant qu’un court extrait assorti de deux tonnes de fariboles en guise de commentaire.

Nous maintenons donc qu’il est éminemment étrange et suspect que ce texte ne soit pas à la disposition du public français sur les sites des grands media. En attendant, les plus motivés d’entre vous pourrons aller se faire leur opinion de la demi heure d’«horribles horreurs horrifiantes» supposément racistes et antisémites que ce Satan de Mahmoud Ahmadinejad aura donc prononcées… sur le site de France 24. Vous verrez, vous n’en reviendrez pas tellement le sort de l’humanité s’y est joué. Prenez-nous pour des cons, vous avez raison…

Démêler les noeuds de la propagande

L'agence de presse de propagande de la future première puissance mondiale, Xinhua nous dit qu'on vote à Johannesburg. Vous savez! Ce pays de l’apartheid avec lequel nos âmes bien disposées aux droits de l’homme firent commerce cependant que le régime abject de Pretoria, tuait, massacrait, et violait des populations entières parce que nègres. Oh! Le père la morale fétide Jean-Michel Aphatie, l'aurait-il oublié? On se charge de rappeler les glorioles de notre Europe foyer des droits de l’homme à ce «Fouché du Sarkozysme».

A quelles conditions faisons-nous la leçon au leader iranien? A la condition de n’avoir tiré aucune conséquence de nos abominations d’Etat. A la condition précise que les valeurs que nous entendons voir appliquer aux autres se fondent sur le fait initial que nous conservons en tout droit, la possibilité nécessaire de le violer pour qu’il soit effectif. Il nous a semblé, à la Feuille de Manioc, que c’était le sens du propos de l’illuminé de Téhéran à Genève-DurbanII. Illuminé car il faut bien le dire, il a commencé son allocution en faisant des tonnes à Allah et à Dieu qui est grand et tout le toutim, des arias à faire frémir… Heureusement que leur projet de «diffamation des religions» n’est pas passé dans la résolution finale! Brrrr!


Vote à Johannesburg et ce n’est pas grâce à nous, M. Aphatie!

«Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC) est presque certain de remporter les élections du 22 avril, mais fait toujours face au plus grand défi depuis son arrivée au pouvoir en 1994 à la fin de l'apartheid, selon les derniers sondages. La question clé est de savoir si l'ANC peut conserver la  majorité des 2/3 au parlement qu'il détient depuis 15 ans qu'il est à la tête de l'Afrique du Sud. En tant que parti au pouvoir, l'ANC s'est toujours focalisé sur la réconciliation, la stabilité et le développement; la résorption de façon appropriée des problèmes ethniques; l'amélioration des  situations économiques et politiques de la population noire. Certains sondages ont montré que l'ANC domine toujours la  politique en Afrique du Sud et devrait obtenir 60% des suffrages aux prochaines élections.»  Source Xinhua, 21.04.2009.

Les sud-africains ne nous doivent pas leur démocratie. Jacqueline Dérens nous le rappelle dans un livre à lire: «Nous avons combattu l'apartheid» L’ouvrage de cet «angliciste de formation a été un des acteurs de la mobilisation de l'opinion publique française contre le régime d'apartheid.» nous ramène à sa «passion pour l'Afrique du Sud et la lutte de son peuple contre le régime d'apartheid est au cœur de ce livre. Mêlant travail de mémoire, mais aussi analyse sur la réalité de ce système qualifié de crime contre l'humanité, l'auteure brosse les portraits des militants et responsables de l'ANC et du SACP, en particulier celui de Dulcie September, assassinée à Paris en mars 1988, au côté de laquelle elle a milité. Des souvenirs, des photographies, mais aussi des documents inédits montrent comment, pendant la guerre froide, les pays occidentaux, et la France en particulier, ont soutenu aveuglément un régime raciste et meurtrier qui se prétendait le dernier rempart contre le communisme et le terrorisme sur le continent africain.» Nous avons combattu l'apartheid, 149 pages paru le 24 mai 2006, Editions Non Lieu.

Le régime d'apartheid, «un terrain privilégié de coopération avec l’Occident»

Un article du Monde Diplomatique permettra aux plus curieux de revenir sur notre coopération avec ce régime abject, expliquant comment grâce à nous, l’Afrique du Sud a pu mettre au point «sa» bombe nucléaire. L’Afrique du Sud d’alors c’était l’apartheid, le racisme et la discrimination, mais aussi «un terrain privilégié de coopération avec l’Occident». Et nous faisons la leçon à l’Iran? Retours aux faits… En août 1977, le régime sud-africain s'apprête à procéder à son premier test nucléaire. Les capitales occidentales font mine de s'indigner. Ca nous rappelle les 23 délégations qui ont quitté la salle de l’ONU sous les huées de l’assemblée. Pour l’arithmétique des participants, 173-23=150… Un pet de none. Mais relisons donc cet extrait du Diplo de 1977.

Complices, les USA, la France, Israël, l’Allemagne, la Grande Bretagne…

«Après plus de vingt ans de coopération, entre la République Sud-Africaine (R.S.A.) et les grandes puissances occidentales dans le domaine nucléaire, que le régime de l’apartheid puisse devenir le premier pays d’Afrique à posséder un engin atomique ne devrait plus étonner personne. Pour Zdenek Cervenka et Barbara Rogers (cf. note), auteurs de l’étude la plus complète sur le programme nucléaire sud-africain depuis ses origines, les responsabilités de l’Occident dans cette évolution –qui menace d’ailleurs tout le continent africain– ne sont plus à démontrer. En effet, ils prétendent que «les Etats-Unis, Israël, l’Allemagne de l’Ouest, la France et la Grande-Bretagne ont tous aidé l’Afrique du Sud par la fourniture d’équipements divers, de matière fissile, de technologie de pointe et d’aides financières qui lui ont permis de fabriquer une bombe atomique ».  (Note: Zdenek Cervenka et Barbara Rogers, The Nuclear Axis, Julian Freedman Books, Londres, 1978, 488 p.)

«C’est un secret de polichinelle que des chercheurs sud-africains travaillaient au centre de Karisruhe où le procédé a été mis au point. En se fondant sur des documents secrets dérobés à l’ambassade sud-africaine à Bonn, les deux auteurs s’attachent à mettre en lumière le rôle particulier de chaque pays dans ce véritable axe nucléaire «dont l’épicentre serait l’Allemagne de l’Ouest. Troisième producteur mondial d’uranium et détenteur de réserves» considérables de ce minerai stratégique, l’Afrique du Sud se trouvait en position de force à l’égard des pays occidentaux.» […]

La France «la meilleure amie de la R.S.A.»

Si la France est devenue au cours des années 60 et 70, selon le mot d’un ministre sud-africain, «la meilleure amie de la R.S.A.», c’est notamment grâce à la vente massive d’armes ultra-modernes et de technologie, qui a permis à Pretoria de mettre sur pied un puissant complexe militaro-industriel. Qui plus est, Paris n’a nullement boudé les possibilités de coopération nucléaire qui allaient, par la suite, aboutir à la signature d’un «contrat du siècle» portant sur la livraison de deux centrales nucléaires à la R.S.A. Comme le soulignent les deux auteurs, ce contrat a été conclu avec la France, contre toute attente, pour des raisons hautement politiques. On croit savoir que le consortium français, avec Framatome comme chef de file, avait déjà été éliminé par les techniciens de l’Escom (équivalent sud-africain d’E.D.F.) A cause des garanties techniques nettement insuffisantes qu’il offrait. Alors que les représentants de Framatome pliaient déjà bagages, l’Escom a dû céder aux pressions venant des plus hautes sphères du gouvernement sud-africain et choisir des centrales made in France.» […]

«Depuis 1970, on a pu voir se former un axe Pretoria-Paris-Téhéran-Tel-Aviv dans le domaine nucléaire. Dans ce rapport quadrangulaire, la France et Israël fournissent la technologie, l’Iran le pétrole, et la R.S.A. l’uranium. […] L’hebdomadaire américain Newsweek rapportait l’année dernière que les services spéciaux américains soupçonnaient fort que la bombe que les Sud-Africains étaient sur le point de faire exploser aurait pu être de fabrication israélienne.» Howard Schissel Source, le Monde Diplomatique, 09.1978.

On pourra aussi se référer à l’excellent dossier préparé par une commission d’enquête sur l’apartheid et publié sous le tire La France et l’apartheid, par les éditions L’Harmattan, ainsi que l’article de Claude Bourdet: «Où serait aujourd’hui l’Afrique du Sud sans la France», dans Le Monde diplomatique d’avril 1976.

Notre ami Wouter Basson

Enfin à l’adresse de ces courtes mémoires, on pourrait rajouter pour enfoncer le couteau dans la plaie, les poésies de Wouter Basson, médecin militaire directeur de Project Coast et sa biochimie expérimentale civile et militaire qui bénéficia des mêmes complicités: Israel, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, la Suisse, l'Irak, l'Iran, la Libye (les paradis fiscaux Jersey, Luxembourg, les Iles Caïmans). Selon le Sunday Times, le Times, le rapport South African Chemical Warfare» de 1997 du Netherlands Institute for Southern Africa (NIZA) et le rapport MBA Biotechnology, Weapons and Humanity II de 1999 de la British Medical Association, Wouter Basson projetait l'extermination des populations noires en Afrique du Sud, au Lesotho, au Mozambique, en Namibie, en Angola, mais aussi, l’éradication des opposants politiques socialistes et religieux arabes, des principaux leaders palestiniens par les forces spéciales israéliennes.

C'était un petit rappel des faits, sur Israël, la France, et la morale... Monsieur Aphatie, et ses confrères perroquets de propagande devraient savoir que les privilèges liés à la morale qui ne se fondent par sur l’analyse des faits naissent de la coutume. Voilà en faits, sur quels immondices se fonde notre morale. C’est pourtant du haut de ce monticule de détritus que nous venons de surccroit contempler les élections sud-africaines pour entreprendre de disqualifier Zuma. Trop proche de la gauche de l’ANC, autant dire trop noir… I-Télé titrait: la nation arc-en-ciel délavée… Lorsqu'on n'a plus de haine à dire... LFDM.

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