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17/04/2009

Sarkozy pâtit d’un Chirac chou-chou des français

chirac1.jpgNicolas Sarkozy, mauvaise séquence ou début de la fin d'un règne?

Nous vous donnons à voir et à lire une vidéo tendant à expliquer pour quoi Sarko chute dans les sondages et pourquoi, mécaniquement, surtout niquement, on revoit la pomme de Chichi celui qui nous avait vendu du cidre frelaté («mangez des pommes») grimper au firmament du cœur des françoises et des françois. Le Che doit être ravi, lui qui avait fixé cette mission à Dominique de Villepin fraîchement nommé Premier Ministre : «il faut tailler le bonzai», entendre ratatiner «Naboléon». Villepin s’est ramassé et ce ne fut pas le moindre des échecs d’un septennat et demi ratés. Il reste que le Chi ou le Che c’est selon a, à partir du milieu des années 90 vu son image changer radicalement. L’éloignement du pouvoir ramène ces références au premier plan. La Feuille de Manioc a sa propre analyse là-dessus et nous y reviendrons. Pour l’heure nous nous contentons d’observer…

Les sondagiologues Ô-pineurs du moral des français, rémunérés par les amis du pouvoir, déploieront à n'en point douter des trésors d’imagination pour expliquer à coup de contorsions et de circonlocutions, sur les ondes de radios et les écrans dont ils font le siège, que le désamour de leur créature médiatique dans les études n’est pas en réalité imputable à sa «politique de réformes nécessaires», ni à sa manière personnelle et omnisciente d’avoir un avis hâtif et court, en toutes choses et une loi ou un décret en perpétuelle instance pour y répondre, de préférence répressive pour les plus jeunes, les plus faibles et les plus démunis, que cette altération d’image est irréductible à l’absence d’orientation claire d’un gouvernement touche-à-tout qui semble agir en amateur et se précipiter à toutes occasions.

Ce pouvoir improvise sur tous les fronts en même temps pour donner l’illusion du mouvement. Or au-delà des faux chantiers entamés, et jamais poursuivis, il est fondamentalement conservateur et immobile, et donne l'impression du désordre en dehors de la seule ligne claire qui s’en dégage; baisser le niveau des prélèvements collectifs sur la part de la richesse nationale, détacher les entreprises des contraintes liées à leurs responsabilités sociales, sociétale et même industrielles, remettre en cause les instruments de péréquation au principe de nos économies «sociales de marché» lesquelles, après avoir été honnies, taxée d'archaïsme et de soviétisme par les prélats de la science économique, les Nicolas Beytout, les Jacques Marseille et tous les olibrius irresponsables de leur espèce, nos vieux instruments de protection d'après-guerre ont montré leur supériorité dans à la crise face au modèle anglo-saxon en pleine débâcle. Ce qui n'empêche pas les médias de sollicité l'avis des mêmes idiots qui se trompent et trompent les français depuis 20 ans.


La bérézina des classes moyennes

Pour comprendre la chute de l'Empereur dans les sondages il faut fouiller les bourses des classes moyennes. Elles ont pris un sacré coup de pied dans les couilles. Il se trouve que les dernières victimes en date de ce démantèlement qui ne profite qu’à une minorité de fortunés et de gens aisés, ce sont précisément elles. Ce gros des troupes sociales enclin ces dernières années à s’enivrer des sirènes sécuritaires et individualistes d’un discours politique réactionnaire, prônant le démantèlement progressif de l’État, la réduction drastique de son périmètre d’intervention, la pénalisation des comportements juvéniles etc. pour, espérait-elle, payer moins d’impôts et jouir de petits privilèges, mon pavillon, mon Audi TT, mon écran plasma, mes vacances en Grèce, mes enfants à Sainte-Marie-de-la-dernière-pluie, et la racaille au gnouf... C’est court mais le trait est juste. La crise fait redécouvrir à ces égoïstes les vertus du modèle français de redistribution, eux qui hier encore, ne juraient plus que par les retraites par capitalisation. Ils se sont fait enfiler leur pognon par leurs maîtres faux-monnayeurs dont ils assuraient le Service après-vente de  la maltraitance sociale, qu’ils ne viennent donc pas jouer les pleureuses.

Les classes moyennes payent au prix fort leur aventure réactionnaire et c’est bien fait pour leurs gueules. Elles expliquent le changement de tendance dans l'opinion qui devrait donc durer. Elles comprennent à nouveau par l’explication de fait, des subprimes et de la chute de leurs revenus et de leur placements de merde, ce que solidarité veut dire dans une société. C’est bien. A force de prendre les pauvres et les damnés pour des trou-du-cul, on finit par oublier qu’on en est doté soi-même et que notre corps, même social en dépend, constipation oblige. Au fait, c’est quoi la crise économique et financière sinon un dysfonctionnement dans la régulation du système entraînant une congestion, ou une constipation, de son fondement c’est-à-dire de son trou du cul? Vu d’en dessous, du point de vue des bâtards, des pauvres, des fins-de-race, des athées, des jouisseurs, des damnés, bref vu de chez nous à la Feuille de Manioc sise aux tréfonds du monde civilisé, l’économie ou plutôt, la constipation est simple à expliquer. Pas besoin d’aller à HEC. LFDM

A voir, une chute qui tient aussi à la crédibilité : États généraux de l’Outre-mer, les sincérités successives du Château

A lire, capté sur les Blogueurs associés (16.04.2009) «Pourquoi Sarkozy est moins populaire que Chirac» Par Juan.

«Taper sur les doigts de ses ministres n'a pas suffi à décolérer le président. Nicolas Sarkozy est bel et bien dépassé par une crise qui le prive de son activité favorite : réagir à l'actualité. […]

États Généraux de l' Outre Mer : Sarkozy ira, ira pas ?
Jean-François Achilli l'avait annoncé sur France Inter mercredi matin. Comme prévu, Nicolas Sarkozy a "recadré" ses ministres. Et comme prévu, il l'a fait savoir après son Conseil des Ministres. Son porte-parole Luc Chatel a ainsi expliqué mercredi 15 avril que "le chef de l’Etat a considéré que les positionnements ou les états d'âme dans la presse ces derniers jours apparaissaient comme ridicules et décalés aux yeux des Français".  Le président français n'a pas apprécié les confidences publiques de certains de ses ministres dans les médias, comme Nadine Morano ou Hubert Falco. Sans parler des autres. […] L'énervement présidentiel s'est trouvé renforcer par une cascade de récents sondages : selon le baromètre BVA, Les Echos, France Info, BPI pour le mois d’avril, 55% des Français interrogés estiment justifiées les attitudes de radicalisation sociale de ces dernières semaines comme la séquestration de cadres dirigeants; et les deux tiers pensent que la justice ne doit pas poursuivre leurs auteurs. Près d'un sympathisant de droite sur deux serait de cet avis. Un désaveu pour le président qui s'était personnellement prononcé contre ce type d'actions il y a 10 jours. 60% des Français estiment également "mauvaise" ou "très mauvaise" la politique économique du gouvernement. Un autre baromètre, de Paris Match cette fois-ci, place le président loin derrière Jacques Chirac en termes de popularité. Seul motif de satisfaction, il devance Ségolène Royal. Un sociologue, président de Mediascopie, explique que Nicolas Sarkozy est devenu "inaudible". Effectivement, Nicolas Sarkozy semble coincé dans la gestion d'une crise qui l'empêche de maîtriser l'actualité et l'agenda collectif. Il a ainsi préféré annuler sa visite promise aux États Généraux de l'Outre Mer, qui ont démarré cette semaine. Luc Chatel a confirmé les hésitations présidentielles... Le LKP a décidé de ne pas y participer non plus. le climat de méfiance est revenu, au grand dam de l'Elysée.[…] En métropole, le coup de sang des pêcheurs du Nord a surpris le gouvernement. Les ports de Dunkerque, Calais et Boulogne sur Mer sont toujours bloqués. Lors du même Conseil des Ministres le 15 avril, Christine Lagarde a présenté un projet de loi relatif à la fusion des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires. Quand Luc Chatel décrit le projet, il ne mentionne pas le nom de François Pérol, l'actuel président des deux banques entendu par la police il y a 8 jours. En métropole, le coup de sang des pêcheurs du Nord a surpris le gouvernement. [...] A bon entendeur...
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Commentaires

Chichi show

Faire un best off des échecs de l’ancien président de la République relèverait plus du règlement de compte enfantin – peut-être justifié – que de l’explication mécanique responsabilisante. Il n’y a rien de pire qu’un fanatique déçu.
La postérité change et je ne suis pas sûr que la nouvelle mort des ex-grands de ce monde nous procure ces compléments d’information en forme d’exutoire ou un quelconque rétroviseur sur une époque révolue.
Ce qui est intéressant avec Jacques Chirac se sont ses satellites ou plutôt comment il a mené de paire une gestion managériale des appareils et des hommes et sa gestion familiale du dogme et du souvenir, sans jamais être acteur.
La grâce mémorielle en temps réel accordée par les sondés, ou les muets, permet à la popularité de devenir la complémentaire retraire de l’égo présidentiel.
Concernant ce qu’il restera de l’action politique d’un homme, au regard de l’histoire, Jacques Chirac a servi de lien entre la figure et la figurine.
La suite :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/10/notice-avant-utilisation-–-post-jacques-chirac/

Écrit par : walkmindz | 17/04/2009

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