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15/04/2009

Durban 2, Danny Glover interpelle Barack Obama

glover_dany.jpgDanny Glover tire la tronche

Danny Lebern Glover a choisi le grand déballage et tire la tronche. Il ferait mieux de déballer le bordel et tirer autre chose. Le personnage est connu du grand public pour être le coéquipier de Mel Gibson dans la série de films L'Arme fatale. Ce fut aussi l’un des soutiens pipole durant la campagne de Barack Hussein Obama. Dans une opinion postée sur le site «The Nation», il rappelle le candidat de l’espoir à ses engagements, et le met quasiment au défi de prendre ses responsabilités à l’occasion de la Conférence de suivi de Durban II. Nous vous proposons une traduction alambiquée dont seul le trilinguisme et non la trilatérale, de la Feuille de Manioc a le secret. Ci-dessous donc, la version françoise d’un très large extrait, non sans vous recommander d’aller lire le propos de l’acteur dans le texte en amerloque. Parce qu’au Manioc nous sommes décidément meilleurs en cunnulingus (où nous sommes déjà réputés mauvais) qu’en langue tout court. Nous ne garantissons donc pas l’intégrité du propos.

Jouissance crépusculaire des faux monnayeurs

Rappelons pour verdir le décor, que ce forum Durban II qui se tiendra à Genève, a sombré dans de curieux atermoiements d’épiciers pour accoucher d’une bouteille d’eau tiède jetée à la mer, un océan à 37°. Ce qui doit plaire à la bande des tréfonds obscurs, le Val (Philippe) vide au neurone creux-caverneux, et la Fourest (Caroline) demeurée en lisière de l’esprit. Eux font partie, avec d’autres, du dispositif de sabotage de Durban II mis en place en France avec les moyens du service public des media et des réseaux bizarres. Bientôt, par le fait du Prince, le premier des imbéciles de Charlie Hebdo qui a, comme fait d’armes, d’être le sacrificateur d’un octogénaire, l’halluciné Siné, tiendra les rennes de France Inter. La bande à Val pourra donc nous jouir aux oreilles à loisir le temps d’une piètre fin de quinquennat, de cette petite victoire-ci comme des autres toutes aussi basses à venir, qui ne sont que des batailles masquant la grande débâcle promise, inéluctable. Les suces-primes annoncent le crépuscule des faux monnayeurs. La fin des maîtres des paradis financiers qui, tenant les Etats, les media et se branchant sur les ressources du monde pour les cancériser par le marché et en exploiter les profits, ont jusqu’ici fait de la croisade militaire le principe de leur civilisation et l’identité de leur développement. Leurs jours sont comptés, le Falun Gong vaincra la franc-maçonnerie, c’est à la fois arithmétique et physique. Les prostituées de cette dernière devront alors se recycler ou périr. Quant à nous au Manioc qui nous nous tenons à égale distance des uns et des autres, nous feront encore la chronique de ceux qui niquent et des autres qui se font farcir. Poursuivons…


Nulle démocratie ne peut être condamnée par nature, par statut...

Nul ne peut condamner une démocratie, qu’importe le sang dont son honneur et son humanisme se couvrent. C’est a priori une démocratie. ce qui suffit politiquement et juridiquement à écarter toute condamantion. Telle est la limite des valeurs de notre droit de civilisés entrés dans l'Histoire, ce dont il n'y a aucune morale à sangloter. Lorsque les benêts auront compris ce postulat ils auront appris leur première leçon de géopolitique et de droits de l'homme, entendu du droit de celui qui domine. Durban II bute sur un écueil. La conférence hésite à appeler un chat un chat, un raciste un raciste, un colon, un colon. Israël est cet écueil qui en cache un autre: les réparations dues à l’esclavage. Israël sert donc d’écran à la problématique de fond de Durban et est ravi de servir son rôle. C’est sa fonction, sa raison d’être qui arrange tout le monde. Lire notre article à ce propos «Il ne faut pas déserter Durban II» par Caroline Fourest. » Lien.

Lorsqu’il s’agit de fustiger Amaninedjab ou Hugo Chavez, aucune propagande ne manque. Les principes, démocratiques sont assénés avec force, les droits de l’homme et les libertés, toutes ces choses qui font rire jusqu’aux gorilles apprenant le martien, sont temporairement érigés comme critères non négociables tant ils sont inséparables de notre identité. Israël, cette théocratie qu’on dit démocratique comme s’il y avait place à la contradiction (allez donc organiser un scrutin au Vatican, vous constaterez aux suffrages soviétiques si l’idéologie chrétienne n’y est pas démocratique) cette théocratie rétrograde disions-nous, vient d’élire, démocratiquement donc, Benyamin Netanyahu, un être fréquentable qui, c’est bien connu, milite pour la paix, est un modèle de l’humanisme universel, un exemple de la charité monothéiste, une icône de l’altérité apaisée.

palestine_1946.jpg

L’avènement de cet assassin à la tête de l’Etat hébreu n’a écorché la morale de personne. Faisons court: le processus de suivi de Durban II se heurte au projet condamnation des exactions d’Israël, dont les relais  internationaux exercent des pressions efficaces auxquelles l’administration Obama a cédées. Or le sionisme est invariablement un racisme et le contraire est indémontrable autrement que par l’anathème. Israël c’est incontestable, pratique une politique d’épuration ethnique et d’éradication de la population arabe (voir ci-haut les cartes des différents stades de la colonisation sioniste depuis la création d'Israël). Ceci au nom d'un droit divin sur une terre que 3 milliards de fous et d’illuminés se disputent parce qu'il la tiennent pour sainte, un desert laid en soi, et à la grâce duquel Dieu, qu’il soit juif, musulman, chrétien c’est le même imposteur ou la même névrose, on tue, faisant des torrents de vrai sang, on massacre de vraies chairs, on viole de vrais corps, et ce à travers le monde entier. Tout ça non pas au ciel, chez Dieu, ça nous conviendrait, mais sur terre pour l'heure la seule que nous ayons, et que  nous devons partager avec des fous…

On s’en tape que la Terre soit sainte pourvue qu’elle ne soit plus cruelle

Alors nous à la Feuille de Manioc, on s’en tape le coquillard de leurs croyances et on se torche de ces fadaises. En bons bâtards que nous sommes, non pas métis comme le bavardent les diversitologues racistes du Cran, mais des corniauds, de vraies fin de races s’il en est, et puisqu'il en faut, des mécréants inconvertibles, des athées c'est connu, des anticléricaux nous n’aimons qu’une sorte de robe, celle des femmes à dévoiler, vomissant les religions, des nostalgiques du panthéon grec et romain avec qui on pouvait négocier, rêvant du 7ème ciel pharaonique ô suffixe, surtout de la nique nous sommes adeptes, et avec capote n’en déplaise à Ratzinger, nous à la Feuille de Manioc, non seulement on s’en tape mais on le fait savoir. Allez tous vous faire bouillir. Lorsque votre compassion aura fini de faire couler le sang et de faire souffrir le monde on vous envisagera comme nos semblables. Pour l’heure, nous ne faisons pas partie de la même espèce.

Mais revenons donc au fatal armé Danny Glover en bon noir américain comme son président, qui doit être croyant, chrétien évangélique (remarquez, c’est un signe; on ne dit pas évangéliste comme on dit islamiste, cet «iste» qui stigmatise est réservé à ces autres-là. Mais on dit évangélique comme pour évoquer angélique et en il y a Eve comme au début de leur fable. Mon ange et mon cul avec…). Glover interpelle donc son Obama, mais ne s’interroge pas sur le point de savoir quelles religions monothéistes, quelles pensées intolérantes, quelle percée épistémique, quelle disposition cosmogonique a fait de lui nègre, comme de ses ancêtres, des humanoïdes certes éligibles au baptême, on n’est pas à une controverse près, mais seulement dans les marges des cieux. Déjà les bannissements qui ne sont pas sans rappeler nos banlieues…

Souvenons-nous. Glasnost et Perestroïka étaient supposées refondre le bloc de Varsovie et sauver l’Union Soviétique. L’Empire des mâles avait cédé bien avant Brejnev sans que les intelligents et les experts s’en aperçoivent. Alors l’humanité qui se joue à Durban II, c’est le souvenir d’une puissance déchue qui braille sa grandeur. Les convulsions faillitaires d’un soupir las, l’extrême onction pour parler leur langue d’une décadence qui mettra une décade à se manifester à ceux dont la merde ceint encore les yeux. LFDM

« Race and Obama administration

En 2001 je me suis rendu à Durban, en Afrique du Sud, rejoindre les dizaines de milliers de personnes venues participer à la conférence des Nation-Unies contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance. Plus de 2.000 participants sont venus des Etats-Unis, un arc-en-ciel de populations franchissant toutes les lignes -race, ethnie, nation, langues, immigration, religion et beaucoup plus- pour former une foule aussi diverse que le monde. Ce fut une occasion extraordinaire de se réunir, discuter, et d’élaborer des stratégies sur la façon débarrasser le monde de ses vieux démons.

La déclaration 2001 a exprimé des vérités fondamentales. Dans ses résolutions elle a énoncé : «Nous reconnaissons et regrettons profondément les immenses souffrances humaines et le sort tragique subis par des millions d'hommes, de femmes et d'enfants du fait de l'esclavage, de la traite des esclaves, de la traite transatlantique des esclaves, de l'apartheid, du colonialisme et du génocide; nous engageons les États concernés à honorer la mémoire des victimes des tragédies passées et affirmons que celles-ci doivent être condamnées quels que soient l'époque et le lieu où elles sont advenues, et qu'il faut empêcher qu'elles ne se reproduisent. Nous regrettons que ces pratiques et structures, politiques, socioéconomiques et culturelles, aient conduit au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l'intolérance qui y est associée» (Note de la Feuille de Manioc, il s’agit du point n° 99 de la déclaration de Durban I) […]

Aujourd’hui, huit ans plus tard, les Nations-Unies se réunissent à Genève du 20 au 24 avril dans le cadre de la Conférence de suivi du Processus de Durban I afin d’examiner et évaluer les progrès réalisés depuis 2001. Les pays membres ont travaillé durant deux années pour élaborer une synthèse d’évaluation et d’objectifs. Ce document -qui réclamait des mesures particulières en termes d’appui et de réparations à toutes les victimes, aussi bien les descendants d’esclaves de la Traite transatlantique que les victimes de politiques actuelles de discriminations et de ségrégation, tels que les Roms, les «intouchables» d’Inde et les palestiniens- a été rejeté par l’administration Obama.

Nous avions pensé qu’à partir de cette année les choses seraient différentes. Notre pays a pris un tournant énorme dans la longue lutte contre le racisme: nous avons élu notre premier président afro-américain. Et plus important peut-être, fut la mobilisation et l’engagement politique comme peut-être jamais dans aucune campagne auparavant, d’un nombre important de jeunes de toutes couleurs qui ont rendu possible l’élection de Barack Obama, et d'autres personnes issues de divers milieux ethniques et politiques. Ce n’est donc pas le moment de nous reposer sur nos lauriers; nous devons certainement aller beaucoup plus loin. Le temps est venu pour que notre Nation adopte une nouvelle orientation politique dans la longue et douloureuse lutte pour la justice, afin de permettre à l’organisation des Nations Unies de mieux lutter contre l’injustice et la bigoterie.

Dans un souci d’apaisement en direction certains pays, les Nations Unies ont publié un nouveau «document de résultats» dépouillé de toute référence considérée comme blessante ou controversée. Pourtant nous devons nous résoudre à la triste réalité, notre président, le premier afro-Américain à diriger ce pays, qui a galvanisé l'espoir parmi des victimes de l'injustice à travers le monde entier et les a encouragées à se dresser avec dignité pour leurs droites, n’a pas encore indiqué s'il enverra une délégation officielle ou s’il continuera à boycotter l’ensemble du processus. […]

Pendant vingt années, John Conyers doyen du Black Caucus au Congrès, a annuellement présenté une facture invitant les Etats-Unis à former une commission afin d’étudier si les réparations sont une réponse appropriée aux conséquences continûment hérités de l'esclavage dans notre pays. La conférence de suivi de Durban ne serait-elle pas un lieu de rendez-vous parfait pour l'administration pour soutenir les solutions recommandées par la communauté internationale et surmonter les effets du racisme, de l'esclavage, de l'antisémitisme, de la ségrégation et des autres formes de discrimination?

Cette conférence des Nations Unies ne serait-elle pas l’occasion appropriée pour notre nouveau président de prouver au monde que l'engagement de son administration pour le «changement auquel nous pouvons croire» (change we can believe in) consiste à rejeter l’héritage infâme de notre pays, à cesser de violer le droit international, à cesser de neutraliser les Nations-Unies et à cesser d’alléguer d’une exception américaine pour justifier notre défausse à conduire le leadership tel que le monde l’attend des Etats-Unis? N’est-ce pas l’opportunité de réaliser ce changement, en rappelant au monde que même si le document final n'exige pas de nommer chaque gouvernement responsable, les Etats-Unis pensent qu’au moins les victimes de discrimination à raison de leur identité, particulièrement les plus vulnérables, les apatrides, nécessitent l'attention particulière de la communauté internationale, qu’elles devraient être désignées et qu’une aide devrait leur être promise?

Le moment est venu pour les Etats-Unis de rejoindre la lutte globale contre le racisme, la lutte que l'administration de Bush a abandonné avec tellement d’arrogance. J'espère que le Président Obama fera en sorte que les Etats-Unis figurent aux côtés d'autres nations dans la mise en œuvre de solutions contre le racisme et les autres formes de discrimination et d'intolérance, et sur la façon fournir les réparations aux victimes. Notre pays a certainement beaucoup à apprendre; et pour la première fois peut-être, depuis longtemps, nous avons quelque chose à partager avec le reste du monde dans la conduite du monde dans la continuité de notre lutte pour surmonter nos difficultés.» Source. Danny Glover

Manioquement et médiocrement traduit en françois par Saka Saka

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