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11/04/2009

On a décoloré l'armée à la Libération de Paris!

Gi's_noir_enfant_blanc.jpgLibération de Paris, déjà la diversité chez les troufions

Un document de la BBC revient sur le sort fait aux nègres de la coloniale au moment de la libération de Paris. Il apparaît que la 2ème Division Leclerc a été blanchie sur ordre du Haut commandement Allié; que pour la priver de ses soldats trop noirs pour la photo, trop noirs pour des héros, trop noirs pour le triomphe de la Nation, on leur a substitué des espagnols.

Selon votre Feuille de Manioc, le premier intérêt de ce document est qu’il repère dans notre histoire récente, les manifestations identiques aux discriminations racistes spontanées, qui se perpétuent aujourd’hui cependant qu’on prétend les combattre, et que le personnel politique et médiatique se paye le luxe d’une morale de chiens: «la diversité». Si le ridicule n’a jamais tué pourquoi y renoncer… En relevant d’abord que le racisme subsiste dans la guerre, à ce moment de fraternité nue où, face à la mort on aurait pu penser de telles catégories congédiées. Le deuxième intérêt de ce document se situe dans le rapprochement qu’il autorise avec l’ordinaire de nos formations politiques, de nos entreprises, de nos syndicats, de nos media. En dépit de la violence raciale de leurs expériences, l’histoire se dit volontiers Outre-manche et Outre-atlantique, ce qu’on cache à tout prix, en diversifiant les maquillages humanistes et humanitaires en France. Là est le rapprochement avec l’actualité.

elkabach2.jpgIl y a une différence évidente entre les anglo-saxons et les latins, dans les manières d’affronter notre passé boueux. Les premiers, plus décomplexés sont conduits à aborder les questions délicates de l’esclavage, de l’indigénat, de la colonisation voire de la guerre avec beaucoup plus de lucidité que les seconds, plus enclins à falsifier l’histoire pour se donner le beau rôle. On se demande dans quel intérêt. L’accueil national fait à la déjection d’Olivier Petré-Grenouilleau, en témoigne: Prix d’Histoire du Sénat assorti d’une promotion Pravda par les orthopédistes de la pensée que sont Jean-Pierre Elkabbach et d’Alain Finkielkraut. Qui ne se souvient de la saillie de cet abruti achevé que ses idiots homologues tiennent pour philosophe: «Les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole, mais passons...». Il tient toujours sa bave sur une radio publique. C’est à ce type de mansuétude qu’on mesure la responsabilité des Media-Pravda dans le racisme en France.

finkie.jpgOr l’Histoire des Traites Négrières de la grenouille mal lèchée est une réécriture de la réalité, percluse d’inexactitudes et de contradictions et en mauvais français de surcroît. Le vomi d'un historien de province sans épaisseur, sujet de psychanalyse s’il en est qui, d’une encre de haine satisfait à son insu une libido altérée au lieu de se taper une négresse. Or cette issue ferait du bien à tout le monde et à ses frustrations en premier. A défaut d'une belle négresse dont ses dénis ont les violeurs en héritage, un oléagineux ou du simple savon peuvent y palier. S'agissant des chiures de Grenouilleau qui embaument ceux qui l'ont soutenu, les Manioqueurs se réfèreront pour s'en faire une raison, au verdict d'un intellectuel, un vrai. Un esprit d’une toute autre ampleur que ces ânes, inaccessible à la médiocrité qui fait du journaliste Pravda-Paris ce qu'il est, ce pourquoi il est posté-là, voué à ânonner des bêtises. Louis Sala Molins qui s'exprime ci-dessous sur l'entreprise de falsification de l'histoire sait de quoi il parle. Il a montré en quoi le Code Noir régla la part française de la traite, la déportation et l’esclavage atlantiques, adossant sur le juridique l’infamie de l’Etat. Internet permet désormais de contourner les agences TASS-aèfepé et la censure de la Pravda germanopratine.

Barack Hussein Obama aux States contre Ramatoulaye Yadé en Frônce!

Revenons donc à nos connards. La permanence de la falsification d’un côté et la réhabilitation de l’histoire de l’autre expliquent certainement les deux manières d’envisager le présent et l’avenir. En grande Bretagne ou aux Etats-Unis, on ne bavarde pas tous les jours et surtout pour ne rien dire ni faire, sur la diversité. Là-bas, on aborde les questions racistes, dans les media, à l’école, à l’université. Ca fait plus de 20 ans qu’un noir tient la vedette du journal télévisé de la BBC sans qu’on nous bassine sur le noir de Bouygues, parvenu-là davantage par le biais du Club Averroès que par le mérite. Un réseau d'influence auquel il doit sa place comme noir, choisi d'entre les noirs pour incarner la diversité, ce qui revient à une diversion insidieuse, et même à prostituer une liberté. La première victime c'est lui car qu'importe alors son talent pourtant immense et réel. Chez nos potes anglo-saxons, il n’y a pas de ministères stupides du métissage à marche forcée, ni de Comité pour l’hybridation de l’espèce. Il n’y a que chez nous en France, que les têtes à claques de francs-maçons, de rosicruciens et d’Opus Dei, issues de l’ENA, de l’IEP, HEC et QQQ, qui nous dirigent et se bouffent le mou dans une compétition sectaire, qui exercent une mainmise obscure sur les partis politiques, les media et les entreprises, il n’y a que chez nous en France qu’on entend et voit autant de conneries dans ce genre. Après on fera semblant de s’étonner du phénomène Le Pen ou sur l’ascension de De Villiers, produits objectifs de ces merdeux. Attendez, bientôt on va faire un décret pour qu’il pleuve métis.


C'est sûr, l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire de la 2nde guerre mondiale

C’est ce qui explique le retard pris par la France dans ce domaine alors qu’elle était encore considérée comme une terre d’asile pour les noirs américains au lendemain de la guerre; qui explique le renversement opéré dans la seconde partie du 20ème siècle, et les Etats-Unis passer du contexte de violence ségrégative la plus abjecte qui était la leur dans les années 60, à l’élection d’un noir à la Maison Blanche. Election non pas sur le mode compassionnel, du don, de l'humanitairerie qui caractérise nos discours et la posture de nos femmes et hommes politiques, mais sur le terrain de la tactique, de la rigueur intellectuelle, de la modération, de la perspective politique, toutes choses en quoi Obama fut objectivement et de très de loin, le meilleur des candidats même si en France nous n’avons voulu voir que le symbole lacrymal du noir élu. Ici on se gargarise des Ramatoulaye Yadé qui se flattent de figurer sur la couleur du tableau. On les aime mendiants, les plus corrompus d’entre eux savent flatter notre fausse générosité. Les uns et les autres nous jouons à donner corps à ce cirque. Pour le pire…

Pour l’heure, voici un peu de notre histoire à lire attentivement. Celle de ces noirs ôtés de la fraternité au principe de la République. Ces noirs que nos habitudes méprisent jusques et y compris dans l’amour. On peut pourtant savoir compter jusqu’à deux et n’être pas obstinément hémiplégique. Célébrer Guy Môquet, et de concert regarder autrement ces résidus qui contribuèrent à faire de chaque française et chaque française, d’origine hongroise, polonaise ou malienne, une femme et un homme libres. On préfère aller faire le kéké à Dakar. Ce pourrait être la fierté de notre Nation, c’est son sabot.

«Whites only», la libération de Paris réservée aux blancs Par Mike Thomson BBC 06.04.2009

«Des documents inédits d’archives révélés par la BBC indiquent que les commandements britannique et américain se sont assurés que la libération de Paris le 25 août 1944, soit vue comme une victoire de troupes uniquement composées de blancs. La plupart de ceux qui ont combattu l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale l’ont fait pour vaincre l’abject racisme qui causa la mort de plusieurs millions de Juifs. Toutefois, le document de la BBC apporte la preuve que des soldats noirs des colonies françaises - qui représentaient environ les deux-tiers des Forces Françaises Libres - ont été délibérément écartés de la colonne qui a conduit la marche des alliés sur la capitale française.

Au moment de la capitulation en juin 1940, 17.000 soldats noirs de l’armée française principalement issus des pays colonisés d'Afrique occidentale, connus sous le nom réducteur de «Tirailleurs Sénégalais» furent tués. Bon nombre d’entre eux furent tout simplement abattus peu après s’être rendus aux troupes allemandes, qui le plus souvent les ont considérés comme des sauvages sous-hommes. Pour eux l’occasion de prendre leur revanche s’est présentée en août 1944, quand les troupes alliées s’apprêtaient à reprendre Paris. Mais en dépit de leur nombre écrasant, ils ne devaient pas l’obtenir.

bbc_liberation_paris.jpg

«Plus souhaitable»

Le chef des forces françaises libres, Charles de Gaulle, avait clairement indiqué que des Français mènent et figurent en tête de la libération de Paris. Le Haut commandement allié accepta mais à une seule condition: la division de De Gaulle ne devait en aucun cas comporter de soldats noirs. En janvier 1944, dans une note frappé du sceau «confidentiel», le chef d’état major d’Eisenhower, le Général principal Walter Bedell Smith,  écrivait: «il est plus que souhaitable que la division mentionnée ci-dessus soit uniquement constituée de soldat blancs. Ceci désignerait la Deuxième Division Blindée, qui ne compte qu’un quart de soldats coloniaux, comme la seule formation Française opérationnellement disponible pouvant être rendue cent pour cent blanche.» A l’époque l’Amérique discriminait ses propres troupes à raison de barrières raciales et ne permettait pas aux GI’s de se battre aux côtés de leurs compagnons d’armes blancs aux étapes ultimes de la guerre.

Division Marocaine

Du fait que la Grande-Bretagne ne pratiquait pas de discrimination au sein de ses troupes, qu’elle était composée d’une grande et valeureuse armée indienne, on aurait pu s’attendre à ce que Londres s'oppose à une disposition aussi raciste. Pour autant ceci ne semble pas avoir été le cas. Un document écrit par le général britannique, Frederick Morgan, au Commandement suprême des force Alliées indique: «Il est regrettable que la seule formation française à 100% blanche soit une division blindée au Maroc.»[…] «Toutes les autres divisions françaises sont composées de seulement 40% de blancs environ. J'ai dit colonel de Chevene que ses chances d’obtenir satisfaction seraient nettement améliorées s'il pouvait produire une division d'infanterie blanche.» Or il était tout simplement impossible de disposer d’une division uniquement blanche du fait de l’énorme contribution des conscrits africains à l’armée française. Le Commandement Allié a néanmoins insisté afin que tous les soldats noirs soient retirés et remplacés par des blancs d'autres unités. Lorsqu’il est clairement apparu qu'il n'y avait pas assez de soldats blancs pour combler les troupes, des soldats originaires d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont remplacé les soldats noirs.

Retrait des pensions

Au total, chacun trouvait son compte. De Gaulle avait obtenu qu’une division française soit aux avant-postes pour conduire la libération de Paris, en dépit du fait que le manque de troupes françaises de souche ait conduit à ce que plusieurs de ses hommes soient en réalité des espagnols. Anglais et Américains ont obtenu leur libération de «whites only» même si nombre de soldats des troupes impliquées étaient en réalité, des nord africains ou des syriens. Quant aux Tirailleurs d'Afrique occidentale de la France, ils n’avaient rien à célébrer.
Malgré qu’ils aient formé 65% de forces françaises libres et qu’ils soient morts en nombre pour la France, ils ne devaient bénéficier d’aucun accueil triomphal à Paris. Après la libération de Paris, la plupart ont été immédiatement dépouillés de leurs uniformes et renvoyés à leurs colonies. Pour rendre l’histoire encore plus cruelle, en 1959, leurs pensions d’anciens combattants ont été gelées.

Agé aujourd’hui de 87 ans, l'ancien de la Coloniale, le sénégalis Issa Cisse jette un regard empreint d’une tristesse et d’un ressentiment évidents. «Nous, les Sénégalais, avons été commandés par les chefs français blancs,» dit-il. «Nous avons été colonisés par le Français. Nous avons été forcés d'aller à la guerre. Forcés d’obéir aux ordres «faites ceci, faites cela», et nous l’avons fait. La France n'a pas été reconnaissante. Pas du tout.
» Source BBC

Traduction amidonnée et donc hypothétique de la Feuille de Manioc. Rendez-vous à l'original.

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