Avertir le modérateur

08/04/2009

Eric Revel et le Contre-Discours de Dakar

03dd3320-22dd-11de-967b-3479ebb9b69c.jpg

C’est au nombre d’ennemis qu’on compte les nécessiteux

La sortie de Ségolène à Dakar est cyranesque. La Madone a tapé dan le mille. Nous ne nous trompons guère à la Feuille de Manioc lorsque nous qualifions les media hexagonaux d’outils de propagande à la façon Pravda. La différence essentielle avec la Pravda de l’ère soviétique est que les journalistes étaient sous la contrainte. Or les nôtres s’autocensurent pour complaire au Château. C’est lamentable. L’exemple nous est donné par ce couard d’Eric Revel qui dirige LCI, et qui a cru pouvoir s’en prendre à Ségolène Royal en réaction au «Contre-discours de Dakar». Retenez bien le concept de la Feuille de Manioc, de contre-discours de Dakar, car il fera date et s’imposera dans les consciences.

Couilles-molles

Suivons l’idiot de la réaction qui a les couilles à ce point atrophiées qu’il a retiré son audace de son blog peu après sa publication: «Je suis outré par votre démagogie et votre populisme. Vos déclarations au Sénégal, pays de votre naissance, revenant sur les propos de Nicolas Sarkozy qui avait dit que «l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire», sont dangereuses.» Au-delà de la vocifération, où est l’argument? Où est la critique? Lorsqu’on imagine que l’ignare qui tient la plume n’est rien d’autre que le patron de LCI, on a de la peine pour la hauteur intellectuelle de l’ensemble de cette chaîne. Même Si Eric Revel doit son siège à des qualités en tous points étrangères au mérite, on peut supposer que comme dirigeant, il n’est pas des plus cruches de ce robinet à propagande de Bouygues qu’est LCI.


C'est bien connu, les colons ont toujours aimé l'Afrique... pour la violer!

Il enchaîne sur un propos d’un colonialisme éculé qui n’échappe à aucun poncif: «l’Afrique que je connais et aime a besoin de considération et d’aide». Touche-toi et aide ton cul. L’expérience petit couillon, démontre que s’agissant de la françafrique, "considération" et "aide" sont des termes antinomiques. C’est vrai que le postérieur malodorant posé sur un siège du bord de Seine permet toutes les fadaises. L’aide, n’est-ce pas ce qu’octroie, dans sa magnanimité qui date de 1492, l’Occident entré dans l’histoire? Au bilan, il devrait sembler, même pour un cerveau de yaourt que tant d’aide suffit. Eric Revel ne résiste pas à l’habituel réflexe du déni des responsabilités de l’Occident dans la situation actuelle de l’Afrique: «lorsqu’on parle de l’Afrique [c’est] sur le fond éternel de la «mauvaise colonisation». Parce qu'il y en eût de bonnes? Montre-les nous andouille! C’est sûr et ça crève les yeux qu’on y a laissé des chemins de fer, des ports, des usines, des routes, des hôpitaux et des écoles, bref des infrastructures à n’en plus finir, que ces putains de race de nègres de merde se sont patiemment employés à détruire et à dissimuler sous le sable pour vivre «de misère, de famine et de maladie» et se plaindre. Lorsqu’on songe que ce crétin a été à l’école, ses profs devraient être poursuivis pour pollution.

Et de renchérir sur les dogmes économico-fascisant du genre, «L’Afrique n’est pas assez mondialisée». Va donc lire sur les effets des politiques d'ajustement structurels, sous l'empire du FMI et de la Banque Mondiale que nous avons délégués pour la rançonner, et qui ont ouvert l'Afrique au monde comme une prostituée se soumettrait à une partouze. Elle est trop exposée à la mondialisation, mais c'est déjà trop complexe pour ton neurone. Ouverte et exposée à toutes les corruptions maffieuses, aux fortunes d’ici souvent bâties là-bas grâce au sol et au sous-sol du continent prétendument le plus pauvre. Doit-on rappeler pour fermer son caquet à ce produit de l'incurie, le pétrole du Gabon, du Congo, du Cameroun, du Tchad, la bauxite, le tentale, le bois, l’uranium, le manganèse, etc. On y passerait la nuit tant notre niveau de vie s'est gavé d'Afrique. En son vieux fonds maurrassien, la droite française réactionnaire comme elle est cryto-raciste malgré des recyclages sémantiques qui ne trompent guère est chaquée? Qu'elle aille se faire bouillir! A la Feuille de Manioc, nous qui n'aimons guère Pierre Bergé son Berger, nous faisons des bisous à Ségo, une fois n'est pas coutume! Les paroles de la Madone sont lucides. Ce "pardon" n'a rien de la repentence mais tout de l'honneur de la France, de sa fierté, de l'apaisement. LFDM

Pour finir, sur le Post on pouvait lire ceci:

«Ce mardi soir, le billet n'est plus disponible sur le blog d'Eric Revel. Dans un communiqué, la direction de TF1 déclare avoir «pris connaissance des déclarations de Monsieur Eric Revel, Directeur de la rédaction de LCI, concernant Madame Ségolène Royal. Ces déclarations ne sauraient engager ni la rédaction de LCI, ni la Direction Générale de l'information du Groupe TF1. La Direction de TF1 va examiner les suites internes à donner à cette affaire.» Le service de presse de LCI affirme au Post que la décision de supprimer le billet a été prise d'un «commun accord par Eric Revel et la direction». Mardi midi, sur Le Post, Eric Revel, journaliste économique et directeur général de LCI s'explique, rappelant; «Ce billet n'engage que moi. En tous cas, je n'ai pas l'impression d'avoir enfreint les règles de la déontologie journalistique».

Vous publiez ce matin un billet sur votre blog hébergé sur le site de LCI.fr, or vous êtes directeur général de LCI...

«C'est mon blog personnel. Je connais bien l'Afrique, et les propos de Ségolène Royal m'ont outré. Effectivement, la déclaration de Nicolas Sarkozy était peut-être maladroite en 2007, mais le fait d'essayer de tenter d'exister au PS en communiquant sur l'Afrique, pour moi c'est du populisme. Rama Yade avait déjà pointé le fait que l'Afrique était devenu uniquement un terrain de communication pour les politiques français, c'est ce qu'il se passe aujourd’hui.»

Est-ce que vous comprenez que les gens puissent malgré tout faire l'amalgame entre votre avis personnel et LCI?
«Non, car c'est une réaction épidermique d'un citoyen à une actualité. Peut-être que j'aurais dû attendre avant de publier ce papier. Mais en télévision, il n'y a pas de place pour l'édito, ça n'existe pas. Eric Fottorino ne se gène pas non plus pour dire ce qu'il pense quand il écrit un édito pour Le Monde. Moi, je donne mon opinion sur ce blog. Mais en France, le problème, c'est soit on est contre, soit on est pour. Il y a quelques temps, je me suis accroché avec François Bayrou lors d'un Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, et tout le monde m'a alors considéré comme un anti-Bayrou. Pourtant, personne ne sait ce qu'on s'est dit hors antenne! Dès qu'un journaliste participe à un débat, on tente de savoir pour qui il roule.»

Editorialiste, simple citoyen, ce n'est pas vraiment la même chose. N'y a-t-il pas un risque de confusion des genres?
«Vous soulevez un problème qui pour moi n'en est pas un. Ce billet n'engage que moi. En tous cas, je n'ai pas l'impression d'avoir enfreint les règles de la déontologie journalistique».

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu