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12/03/2009

Le strapontin Cluzel, Stéphane Guillon au rencart?

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Cluzel en rémission des péchés pour la vie éternelle
Selon le Point, le PQ hebdromadaire des néo-cons germanopratins, boit-sans-soif c’est à voir, cons c’est sûr, «le patron de Radio France prend ses distances avec Stéphane Guillon». C’est que Sarkoléon n’est pas content et l’a fait savoir. C’est ainsi en général lorsque l’Homme fort de l’Elysée, veut qu’une commission soit faite par d’autres. Il sonne les sherpas du Château chargés de la cagade et ça fuite dans la presse, qu’importe la propriété ultra absorbante de la Pamper’s.

Dans sa livraison du mercredi (04.03.2009) le volatile enchaîné nous couine que le Maître de l’Elysée, entre autres multicasquettes, VPCA (Véritable Président du Conseil d’Administration) de l’ORT-France télévision et de Radio France, n’aurait que très peu goûté aux photos adonisiennes du patron de la Pravda précitée. C’est que le Cluzel a posé torse nu, tatouage à l’air et masque de cuir dans le calendrier gay d’Act-Up: «Ce n’est pas digne d’un patron de service public. Ce type est fou. Il se croit tout permis. Sa vie privée, c’est sa vie privée. Il en fait ce qu’il veut, mais il n’a pas à s’afficher comme ça» a fustigé le Chef de l'Etat. Ou encore, «c’est du n’importe quoi. Cluzel n’en fait qu’à sa tête et il se laisse manipuler par la gauche et les syndicats.» Soit à peu près par une moitié des français. Passons.

Pour ce qui est du Manioc Sarkoléon n’a pas tort sur cette affaire-là surtout que s’il venait à quiconque de commenter cette exhibition, l’accusation d’homophobie ne serait aussitôt brandie pour estourbir l'hétérosexuel pratiquant qui oserait. «J'ai insisté pour ne pas apparaître comme président de Radio France et donc posé avec un masque en tissu coloré». Et le fouet c’est en supplément? C’est un peu gros et court à la fois. Tout cela est connoté comme il faut, et de l’assumer ne nous gène d’ailleurs pas. Nous sommes en République! Nous au Manioc on est pour la cohabitation, et radicalement pour le suffixe, à condition qu’elle soit apaisée. On a bien écrit a-paisé gros cochon!. Là où la morale de Sarko faite genre, c’est qu’elle semble voler au secours d’une marque du FMI, le DSK et accessoirement sur ses vacances au Mexique... On n'est jamais mieux servi que par soi-même.


L'aiguille et la cible

La vraie cible de la sortie du Roi, VPCA des media de Frônce et de Nôvarre, n’est-ce pas, serait l’aiguillon Guillon, le Stéphane qui plante non des aiguilles mais des banderilles de marottes, et non dans le cul des poupées vaudou, mais bien dans celui des puissants piétinant le bas peuple. C’est que l’aiguillon qui a déjà harponné quelques figures parisiennes semble incontrôlable; que beaucoup côté UMP le soupçonnent de rouler en loucedé pour la Madone Ségolène; qu'ils sont nombreeux à suspecter, un mot dont nous préférons le préfixe, que Cluzel jouit secrètement des saillies d’un des derniers vrai Fou du Roi d’un pays où les humoristes font la révérence au pouvoir pour passer le Dimanche chez Drucker.

Rappelons pour la Grande Histoire, que Guillon s’en était violemment pris au serial fucker du FMI de passage à Paris. Sarkoléon selon le Canard enchaîné aurait alors fustigé la satire: «c’est injurieux, c’est vulgaire, c’est méchant. Vous vous rendez-compte de ce qu’il a dit à l’heure de la plus grande écoute, sur la vie privée de Strauss-Kahn ou sur le physique de Martine Aubry. Mais dans quel pays vit-on?» Mais le vôtre, Majesté! Et puis Sarko qui se soucie soudain des hommages rendus à Aubry, ça ne fait pas tout à fait sincère.

Nos liens à ce propos, succulents, truculents et culents tout court...
Selon Piroska Nagy, DSK serait inapte à diriger le FMI
Le FMI et la crise financière, une affaire de seins-bols
Triste omerta parigote
Stéphane Guillon: Suites du libre-échangisme au FMI

D. Schneiderman @si: La cour et ses bouffons

Pathétique Aphatie

La fin du fou?

C’est donc dans ce contexte que le PQ des néo-cons, des Imbert et autres, fait le point sur le cas Guillon, et rapporte que «bousculé par l'Élysée, le patron de Radio France, Jean-Paul Cluzel, s'explique mercredi matin, dans un entretien accordé au Figaro, sur les remous qui ont secoué la Maison Ronde ces jours derniers. Il prend ses distances avec les chroniques de l'humoristique Stéphane Guillon, lesquelles ont vexé Dominique Strauss-Kahn et ont irrité Nicolas Sarkozy. "Dans impertinence, il y a pertinence. Quand la pertinence manque à l'impertinence, le rire ne fait plus rire, déclare-t-il dans les colonnes du Figaro. Je ne voudrais pas que cela arrive à Stéphane Guillon, qui a par ailleurs du talent (...) Je ne suis pas heureux quand une personne est blessée» Source du PQ.

Au-delà de cette tempète dans un verre d'eau, la Feuille de Manioc souhaite rappeler à l’esprit citoyen la place que tient la satire et l’emploi du fou depuis le Moyen-Âge dans le gouvernement du peuple, plus encore en période absolue lorsque les contre-pouvoirs sont battus en brèche à l’image du Palais Bourbon qui semble s’être mis à l’heure de la godille. Selon Shakespeare «C’est un métier aussi ardu que l’état de sage, car la folie dont il ne fait montre que sagement est ingénieuse ». Qui sont ces fous du roi? Et quel est leur rôle? Nous vous invitons à relire une interview (31.05.2006) de Gilles Lecuppre, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure qui a publié «L’imposture politique au Moyen-Age» aux Presses Universitaires de France. Source.
Bonne lecture! LFDM

«Dès le XIème siècle, on trouve des « fous à gage » dans les cours féodales. Il s’agit de monstres, de fous pathologiques ou de comédiens qui simulent la folie pour couvrir leurs pitreries. Peu à peu, des fous « professionnels » s’installent de façon fixe, en Angleterre notamment. En France, c’est en 1316, qu’est créé le premier office de bouffon. Geoffroy, le fol de Philippe V, devient en quelque sorte le premier fou fonctionnaire! […] Dans ce cadre, le fou jouit d’une position privilégiée : sa folie, réelle ou supposée, l’autorise à intégrer dans son discours les choses qui déplaisent et que les autres courtisans ne peuvent se permettre de dire. Sans atteindre le rôle de conseiller, il a le privilège tortueux de remettre le roi à sa place. En un sens, on peut aussi considérer qu’il représente une certaine opinion publique, même si tel n’est pas son rôle. Il exerce donc bien une influence... même si elle reste subliminale. […] Aujourd’hui, plus personne ne joue donc ce rôle Les fonctions de gouvernement sont devenues trop sérieuses pour accepter des fous au sein même des palais. Même si la satire, elle, se porte bien ! Cela dit... Prenez George Bush : lors d’une cérémonie officielle récente à la Maison Blanche, il est apparu le mois dernier accompagné d’un sosie. Toute la soirée, ce dernier s’est ri des travers du Président - y compris de ses gaffes commises lors de déplacements à l’étranger. On retrouve bien là l’idée du «double du roi»!»

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