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12/03/2009

Durban II, épître du Mollah Ban Ki-Moon

nations_unies.jpgDurban II passera par là

Du Département de l’information du Secrétariat général de l’ONU, autant dire, aux yeux de BHL, du djihadisme international, BHL, cette autre marque frelatée de la pensée de faible intensité germanopratine, de l’ONU donc, un message du Mollah Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, célébrée le 21 mars. Pendant que le débat sur le renouvellement des normes sur le racisme éculées comme elles ont enculé le monde, on peut l'écrire, pendant que la querelle trace les lignes de partage en tous points étrangères à l’humanisme, ou l’universel que les discours justifient, les aigreurs d’un fiel mal digéré taraudent le microcosme qui avait fait du racisme un fonds de commerce.

Comme une réponse aux falsificateurs de tous poils, l’ayatollah de l’ONU, Ban Ki-Moon rappelle que tous les pays sont confrontés au racisme et qu’ils doivent y faire échec. Peu importe leurs moulinets, Durban II aura bien lieu. Le centre de gravité du Monde a changé, il s’est dispersé et les critères névralgiques de la pensée aussi. Le racisme ne se distingue pas du libéralisme marchand, du capitaliste financier si l’on veut ou encore de la bourgeoisie, autant de manifestations dont il sert les intérêts depuis 1492. Il n’est donc guère étonnant que l’émergence d’un monde à polarités multiples, multiplie les guichets de ce produit-là comme de toute autre manifestation de notre modernité de civilisés. L’Occident n’étant plus le centre global, les haines monothéistes qui structurent notre morale  millénaire et la justifie sont remises en cause. C’est de ce débat-là dont la crispation parisienne est le déballage. Ci-après le message du Mollah Ki-Moon… Bonne ingestion. LFDM

ban_kimoon.jpgHallali épistolarisé du Mollah Oussama Ben Ki-Moon

«Le 21 mars 1960, dans le township de Sharpeville en Afrique du Sud, 69 personnes étaient abattues par la police alors qu’elles participaient à une manifestation pacifique contre la loi d’apartheid imposant la présentation de laissez-passer. Beaucoup d’autres, y compris des femmes et des enfants, étaient blessées. Une vague d’horreur a alors submergé le monde. En faisant du 21 mars la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, l’Assemblée générale a souhaité honorer la mémoire de ceux qui avaient été massacrés et condamner le racisme.

Le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud a depuis lors été supprimé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons créé un cadre international de lutte contre le racisme se fondant sur la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette convention va bientôt être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d’individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l’injustice et des préjugés causés par le racisme.

Le mois prochain, des représentants de gouvernements et de la société civile se réuniront à Genève pour examiner les progrès réalisés depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, tenue en 2001 à Durban. Au cours des années qui se sont écoulées depuis, le monde a été le témoin d’une augmentation inquiétante des informations faisant état d’actes de haine et d’intolérance liés en partie au terrorisme et à l’accroissement des migrations. La Conférence d’examen vient à point nommé pour permettre aux pays de mettre en commun leurs expériences, d’identifier les meilleures pratiques et de réaffirmer l’engagement qu’ils ont pris de lutter contre le racisme. Le racisme existe dans tous les pays et je demande instamment à ces derniers de se concentrer pour y faire échec.
L’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale nous rappelle que nous avons la responsabilité collective de promouvoir et de protéger cet idéal. Il nous faut ensemble redoubler d’efforts pour mettre un terme à la discrimination raciale et à la xénophobie, où qu’elles se présentent.
Source, ONU, Service des informations et des accréditations New York

Une pétition contre l'ONU

Le 8 août, dans la torpeur de l'été 2008, des saltimbanques de la moraline publiaient une tribune dans le monde qui  ouvre d'usage large ses colonnes à de telles billevesées comme une protituée, ses charmes, lançaient une pétition intitulée "L'ONU contre les droits de l'homme, signez la tribune". L'ONU rien que ça! Au nombre des premiers signataires la liste affichait alors sa belle allure. Il semble que depuis ce soit un pèt de none et  un pétard mouillé: Elisabeth Badinter, Adrien Barrot, Patrice Billaud, Pascal Bruckner, Jean-Claude Buhrer, Chala Chafiq, Georges Charpak, Christian Charrière-Bournazel, Bernard Debré, Chahdortt Djavann, Jacques Dugowson, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Patrick Gaubert, Claude Goasguen, Thierry Jonquet, Liliane Kandel, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Claude Lanzmann, Michel Laval, Barbara Lefevbre, Corinne Lepage, Malka Marcovich, Albert Memmi, Jean-Philippe Moinet, Jean-Claude Pecker, Philippe Schmidt, Alain Seksig, Mohamed Sifaoui, Antoine Spire, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Michèle Tribalat, Michèle Vianes,Elie Wiesel, Michel Zaoui.


finkie.jpg"L'ONU contre les droits de l'homme, signez la tribune" Source

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.

A Durban, en Afrique du sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations Unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa « Commission des droits de l’Homme », l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau « Conseil des Droits de l’Homme » (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière Déclaration des droits de l’homme, la mise à mort de l’universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent systématiquement les démocraties occidentales. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain.

Une « triple alliance » composée de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) représentée jusqu’à ce jour par le Pakistan, du Mouvement des Non Alignés où Cuba, le Venezuela et l’Iran ont un rôle central, et de la Chine - avec la complaisance cynique de la Russie – œuvre ainsi à la mise en place d’une véritable révolution prétendument « multiculturelle ». Ainsi, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme Doudou Diène déclare d’ores et déjà qu’énoncer une critique contre le port de la Burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé « islamophobie occidentale ».

La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. C’est une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train d’être cautionnée par l’ONU. En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de l’islam, parce que supposée relever d’attitudes néo-colonialistes, les porte-paroles de cette nouvelle alliance serrent un peu plus le garrot qu’ils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements d’une civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion.

En septembre 2007, la Haute Commissaire aux droits de l’homme, Mme Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux « droits de l’homme et la diversité culturelle ». Portant le voile, comme la loi de la République islamique l’exige, la Haute commissaire a été le témoin passif de l’énoncé des principes à venir ainsi résumés : « offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste ». Bien pire, c’est dès le lendemain de cette visite que 21 iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël, pays membre de l’ONU créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la Haute Commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne auquel, en tant que juriste, elle s’estimait tenue et par souci de « ne pas offenser ses hôtes ». Charbonnier est maître chez soi… c’est le Docteur  Gœbbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la SDN (Société des Nations) en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante mais dont les principes n’étaient au moins pas dévoyés comme ceux de l’ONU aujourd’hui.

Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se  légitimer. La parole annonce le passage à l’acte. De Mein kampf  à radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de l’ennemi du peuple au nom de la race, au nom de l’émancipation des masses laborieuses, ou au nom d’un ordre supposé divin. Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues «d’avenir radieux », ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis.

Face à cette stratégie, les démocraties, d’abord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve d’une extraordinaire passivité. Que pèse le sort du peuple tibétain face aux enjeux des exportations vers la Chine ? Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néerlandaise, menacée de mort, après l’assassinat en 2004 de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé d’avoir blasphémé l’islam dans le film Soumission ? Les exemples s’additionnent, qui de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que l’intégrisme islamiste impose sa loi par la terreur. Combien d’algériens, de femmes au Maghreb, au Proche-Orient, en Turquie, au Pakistan ont déjà payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à l’obscurantisme religieux ?

Si par malheur, l’ONU devait consacrer l’imposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s’inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n’a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue. L’Assemblée Générale de décembre 2007 a déjà entériné des textes condamnant des formes d’expression considérées comme diffamatoires de l’islam. L’enjeu est clair ; il est mondial : c’est de la défense des libertés de l’individu dont il est question. Soit les démocraties se ressaisissent et, à l’exemple du Canada qui vient d’annoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant qu’elle risquait d’être « marquée par des expressions d’intolérance et d’antisémitisme », cessent de s’abstenir ou de voter des résolutions contraires à l’idéal universel de 1948, soit l’obscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront sous les bons auspices des Nations Unies. Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire « nous ne savions pas ».

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