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08/03/2009

Guadeloupe, les réflexes colonialistes d'Yves Trheard

guadeloupe2.jpgMonsieur Thréard, Ya bon banania c'est fini!

Des journalistes Pravda semblent être mandatés pour discréditer le mouvement social du LKP. Christophe Barbier, Alexis Brézet et Yves Thréard épistolent comme s’ils étaient en mission commandée depuis plus d’un mois pour discréditer les manifestants guadeloupéens. Malheureusement pour eux, la mayonnaise ne prend pas.

Récemment le sinistre Huygues Despointes a sué la haine de ses glandes rances sur l’urgence de se reproduire entre soi et qu’importe l’inceste. Des fois qu’un métis surgisse de la queue d’un Despointes, quelle horreur! Combien de fois a-t-il sévit, mais le colon boucané peut-il l’avouer? Combien de négresses a-t-il pointé le Despointes? Il crache dans la soupe mais s'agissant du cul, lorsqu’il urge de copuler, point de nuances boticelliennes, il faut jouir et fissa avant que la maîtresse ne nous surprenne. Alors négresse ou pas et qu’on la viole ou qu’elle soit consentante, l’orbite de la patrie Despointes se préoccupe peu de ce métissage qu’il a honni avec une simplicité et un naturel qui n’ont déconcerté que les niais, donnant l’occasion aux hypocrites de feindre la condamnation.

Entre deux réactions faussement outrées, la Feuille de Manioc a relevé le point de vue de Thréard, une des figures de la réaction au sein la Pravda. Suivons : «D'abord, il y a les mots qui traduisent un climat où se confondent tensions raciales, vieille rhétorique marxiste et permanentes prétentions autonomistes». Des «tensions raciales» écrit-il. Juste cela... Un euphémisme de l’héritage colonial, ce qui permet l’air de rien d’établir une équivalence d’abruti entre le racisme colonial et la «vieille rhétorique marxiste» et de «permanentes prétentions autonomistes». Thréard nous sert un chef d’œuvre de réductionnisme qu’il faut savoir lire à l’intérieur de l’andouille car elle n’est néanmoins pas très fine: «certes, la haine raciale persiste ici ou là» mais attention on tempère aussitôt le propos: «elle est à double sens.» Source. Nous y voila. La réciprocité du «double sens» permet de nier l’héritage esclavagiste et ses permanences dans l’économie de rente. S’il faut retenir un passif, ce n'est forcément que l’antienne marxiste. Faudrait peut-être voir à se réveiller du côté des néo-cons. Le communisme est tombé et ne suffit plus à masquer les faillites criminogènes du capitalisme. Le langage de Thréard recourt à la complainte pour relever l’humanisme de M. Huygues Despointes: «Et on se dit qu'il reste du chemin à parcourir quand on entend un entrepreneur blanc de Guadeloupe affirmer qu'il veut «préserver sa race». Le roquet Thréard nous avait habitué à aboyer pour moins que ça…


Ce qu’il fait d’ailleurs s’agissant de Domota: «L'État va-t-il longtemps rester silencieux sur le comportement séditieux de quelques individus en Guadeloupe? L'ordre républicain est menacé sur cette île qui, n'en déplaise à ces derniers, est encore aujourd'hui en France. Les agissements des gros bras du collectif «contre la profitation» (LKP) et les déclarations de leur chef relèvent du droit pénal. Sous leur tyrannie, ce département est en train d'être mis en coupe réglée. Et, hier, Élie Domota a franchi une nouvelle frontière dans l'inacceptable. Interpellant les chefs d'entreprise réticents aux conditions d'entrée en vigueur des augmentations salariales, il a déclaré: «Soit ils appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe.» Ajoutant: «Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage.» Pareils propos, dignes du sinistre président du Zimbabwe, Robert Mugabe, devraient être poursuivis en justice pour incitation à la haine raciale.» Source. Gare à ces cocoricos théorique la merde aux pattes. En matière d'effectivité des droits, nous prenons le chemin du Zimbabwé à bien des égards. Et Mugabé ne grimace pas la démocratie ni les droits de l'homme ce que nous ne manquons aucune occasion de faire.

Pour le chef d’incitation à la haine raciale, c’est une galéjade. Attendons ce qu’en dirons les tribunaux qui censureront lamentablement cette information. Comme d’ici là les citoyens auront oublié les abrutis qui vocifèrent aujourd’hui, les Thréard s’en tireront bien… Le 8 février 1999, une horde d’agriculteurs qui n’avaient rien de marxiste ni de la haine réciproque des noirs, ont saccagé le bureau de la Ministre de l’environnement. Source. Nous avons cherché en vain les indignations à gorges chaudes d’Yves Thréard et de ses collègues de la Pravdva qui eussent évité à Dominique Voynet de se faire huer voire bousculer au salon de l’agriculture. On sait brailler les coups de mentons de la loi républicaine avec les nègres, les faibles, les damnés. Pitoyable… LFDM.

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