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03/03/2009

Le juge Courroye et l'amitié du Président

bilger.jpgLa procure dans l'âme

Au Manioc on n’aime pas l’euristique carcérale de M. Bilger, faite de codes prescrits à l’avance, pénal de préférence, de bâtons, de règles, de carreaux, de barreaux… Une bizarre inclination pour la rigueur, l’orthopédie, la coercition. Est-ce une altération de l’hédonisme naturel? Est-ce dû, qui sait, à une enfance qui ne fut pas des plus tendres? Serait-ce une revanche à prendre sur ses petits galopins de camarades voleurs de billes? Le goût pour la police a toujours une lointaine raison. Avec son regard inquisiteur, ponctuant chacune de ses phrases de mots qui claquent comme l’écrou des portes de prisons, Philipe Bilger a le bagne pour «architectonique sociétale», pour parler genre les experts invités de l’andouille quotidien de France 5, Yves Calvi. On ne sait pas ce que pense Bilger de notre projet de société civilisée visant l’enfermement des nourrissons. On se doute que derrière un bureau acajou et austère de sa procure, il sentence « au gnouf ! ». Brrrr! Nous concédons au manioc qu’à toute société il faut des Bilger, il y eût bien Pasqua et Hortefeux pour faire d’un reître au socialisme l’exégète romantique de l’identité nationale, cette névrose de n’aspirer à chaque fois qu'au même, preuve de l’inutilité dispendieuse des psychanalystes. Si Monsieur Bilger voulait bien loger ces derniers dans leurs asiles, ça rendrait service à tout le monde. On n’aime pas le Bilger ici au Manioc, mais là, sur l’ami du Président, nous l’avouons… La classe le Bilger. Retrouvez l’esthétique de Bentham sur son blog  Justice au singulier. En attendant lisez son billet sur l'amitié présidentielle. LFDM

L'amitié du Président

« Le président de la République donne son amitié à qui il veut et il est évident qu'en bénéficier ne doit pas entraver le cours d'une carrière. En même temps, l'amitié est un sentiment intime, fondé sur l'accord des esprits et des coeurs et qu'on imagine mal publiquement exploité. En matière judiciaire, l'amitié qu'éprouve le président à l'égard d'un magistrat mérite-t-elle d'entrer en ligne de compte ? Cette question m'a sollicité à la lecture d'un article publié dans "Marianne" par Eric Decouty et Hervé Nathan : "Les gâtés du pouvoir". Est évoquée notamment la situation du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qualifié de "procureur du président". Le Parquet de Paris lui serait promis, si l'hebdomadaire dit vrai, parce que Nicolas Sarkozy a déclaré devant les représentants d'un syndicat de magistrats que Philippe Courroye "est son ami".

J'ai toujours eu l'impression, bien avant l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, que la promotion des magistrats dépendait  des coteries, des réseaux, d'appartenances et de dépendances douteuses, bien plus que de la qualité pure du professionnel. L'Etat avait son apparence qui était fondamentale pour qu'on puisse croire en lui. Mêler le subjectif et l'intime au service public, c'est offenser profondément ceux qui ont l'honneur d'administrer ce dernier, en démocratie. L'humeur du Prince fait peur. Les exclus tremblent.

Dans les coulisses, l'amitié n'a plus à se cacher.»

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