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25/02/2009

Pathétique Aphatie

Aphatie vole au secours des frasques de DSK

Stéphane Guillon énerve, c'est le moins qu'on puisse dire. Ca branle dans le landerneau médiatique. Aphatie est sorti en protection de DSK contre l'humoriste. Il a oublié de se couvrir. Le Stèfe a giclé en retour. Puisqu’on vous dit de sortir couvert…

Réponse à Jean-Michel Apathie sur France-Inter

Apathie : «Il s’agit de la chronique lue sur l’antenne de France Inter, à 7h55, par Stéphane Guillon, le mardi 17 février. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, étant ce matin là, à 8h20, l’invité de la radio publique, Stéphane Guillon lui a consacré un billet par anticipation. Un billet sans surprise, ni originalité, sur le thème «planquez-vous les gonzesses, DSK arrive.»

Question au pathétique commentateur de la vie politique française dont lui Aphatie se nourrit: les jupons, est-ce faux? Ou vrai? Point barre.

Apathie : «La particularité de Stéphane Guillon, c’est qu’avant d’être drôle, il est méchant. Ou plutôt, que son humour repose sur la méchanceté. Ces textes ne sont pas spirituels. Il ne joue pas avec les mots, ne les mélangent pas, ne les triturent pas. Il n’est pas non plus dans le non sens, ou l’ironie. Non, il est tout simplement méchant.»

Parce que la particularité de cette tête à claque d’Aphatie c’est bien sûr d’être sympathique. Mon œil et mon cul avec. Sous ses airs de moralistes, il livre sa moraline quotidienne au service des hommes de pouvoir et de préférence de la réaction, ce dont il se cache, ce qui trahit une honte contenue. Résolument populiste, lui Aphatie est méchant sous de grands principes, chez lui rendus creux, étant de grands emprunts sans substance. En dehors de la dette, et du déficit, autant dire du consensus de l’eau tiède à 37° Centigrades, Aphatie ne peut chier un éditorial. Ses obsession contre Ségolène c’est quoi si ce n’est de la méchanceté de pure mysoginie.


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Apathie : «Chez lui, les mots sont des balles, il est direct et carré, il veut faire mal, il fait mal, c’est son boulot, c’est son emploi, il le remplit. On attend, autour de lui, ce matin là et les autres, des gens rire dans le studio. Et l’on peut se demander pourquoi ils rient, pourquoi ils trouvent cela drôle.»

Et si le trait de Guillon n’était qu’un aiguillon, celui qui manque à la tradition française de la critique, à celle de l’éditorial, celui qui contrebalance le journalisme de révérence, de la propagande et des amis du pouvoir, des amis d’Aphatie? Stéphane Guillon est le signe tangible de notre décadence. Son humour eût été tout autre si, cet autre-ci ne pouvant prospérer, l’ambition de nos hommes politiques ne se résumait pas à conquérir le pouvoir pour partouzer à Saint Germain des Prés ou à Marrakech, ensuite communiquer sur les Rolex de leurs vanités, afin que des publicitaires relatent ensuite le signe d’une vie réussie et que les journalistes comme Aphatie fassent le service après-vente d’une basse exaltation. Pathétique…

Apathie : «Peut-être, au fond, parce qu’ils [les gens] l’écoutent en se demandant jusqu’où il va aller, jusqu’où il va oser aller. Et, en salarié modèle qu’il semble être, ce matin là comme les autres matins, Stéphane Guillon a été aussi loin qu’il le pouvait, violent de la première à la dernière ligne, misogyne à plusieurs passages, donc, d’une certaine façon, correct avec son employeur puisque celui ci lui a concédé un peu de temps d’antenne pour accomplir sa besogne.»

Parce que «les gens», comme dit Monsieur Aphatie, se reconnaissent dans cet humour furieux qui brocarde les violences froides de notre société décadente. Un humour qui se met à la hauteur basse, infiniment basse, de ce dont il traite. Même si ce sketche n'est pas du meilleur Guillon, il est sans concession et par les temps qui courent c'est de la balle...

Apathie : «Seulement voilà, une fois le billet lu et son auteur parti, Dominique Strauss-Kahn, à son tour en studio, s’est ému de la violence du propos. Ceci, c’est son affaire. Un responsable public a-t-il le droit de se plaindre, ou doit-il accepter la critique sans mot dire, comme une contrepartie du pouvoir que lui reconnaisse ou lui confie les citoyens? Vaste question qui ne sera pas ici tranchée.»

Précisément c’est ce qu’il aurait fallu commenter et ce, avant la nomination de DSK ainsi que l’a fait Quatremer. «Il ne faut pas s'étonner, relevait à cet égard Daniel Scneiderman, de l'impunité dont bénéficient ces dérapages (des humoristes). Elle ne tient qu'à l'éternelle réinvention du bouffon. Plus la Cour tremble devant les princes, les principes et les principules, plus le bouffon boufonne. Si davantage de journalistes sérieux, lors de la nomination de DSK au FMI, avaient, comme Jean Quatremer sur son blog, soulevé le problème que risquait de poser son domjuanisme compulsif dans une grande institution anglo-saxonne, alors on n'aurait pas besoin du défouloir Guillon. Plus s'étendent les conformismes, les formatages, et les autocensures, plus le bouffon sera débridé, et intouchable.» On ne peut passer son temps à immaculer les turpitudes des hommes politiques et conclure au moment de considérer la manière avec laquelle ils exercent leur mandat, qu’on ne peut trancher. Sinon on s’expose au tranchant de la caricature. En démocratie, on ne vote pas pour les sex-shops. Pour ce genre d’activité point d’élection, les érections suffisent. LFDM.

Source des propos d'Apathie, le blog d’Apathie.

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