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15/02/2009

Une bloggeuse: "il faut supprimer la Halde!"

marianne2.jpg«La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon coeur. J'y suis né, j'ai bu aux sources de sa culture. J'ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux». Marc Bloch, l'Étrange défaite, septembre 1940.» Nos flâneries sur le ouaibe nous ont conduit sur les pas d’un amour de terre en exergue d’un texte aux accents protestataires. Le Manioc aimant les apostats qui ne plient pas, il a fouiné. Sous l’incidente, l’émouvant appel à première vue salutaire: supprimer la HALDE! Vu le CV au passif de ceux qui la dirigent on pourrait penser que ce serait là une bonne idée. C’est d’abord méconnaître que la HALDE est l’émanation d’une obligation contenue dans la directive EU n° 2000/43.

Rendons donc à César ce qui est à Jules. Croire qu’il serait venu dans l’esprit de quelque responsable d’un de nos partis de gouvernement, de mettre sur pied un organisme qui lutte efficacement contre les discriminations raciales c’est croire au Père Noël. On peut. Et pourquoi pas, pendant qu’on rêve, se tirer une balle dans le pied? La HALDE est le résultat de la transposition en droit interne de la règle communautaire en son article 13, CHAPITRE III, disposant des «Organismes de promotion de l’égalité de traitement». Avant elle, nous avons eu droit aux vanités du GELD, à son tristement célèbre numéro 114 et au testing du non moins célèbre Jean-François Amadieu, démissionnaire de la HALDE suite à une étude foireuse à 500 mille euro commanditée par Louis Schweitzer.


legrinche_intact.jpgLes discriminations doivent être traitées par les juridictions déjà existantes

Notre bloggeuse, Malika Sorel est très remontée: «Pour assurer sa propre existence, la HALDE n’a d’autre choix que de voir des discriminations partout, quitte à les imaginer, comme le suggère l’intervention de Jacqueline Costa-Lascoux. Comment des hommes politiques s’insurge-t-elle «responsables» ont-ils pu concevoir un organisme qui crée chaque jour son propre travail, comme d’autres fabriqueraient leur pain quotidien?» D’autant plus que le propos de Costa-Lascoux qu’elle relève ne manque pas de pertinence: «Les rapports de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE) et plusieurs enquêtes soulignent à juste titre le caractère inadmissible des discriminations dans le monde du travail. Il n’est pas question d’en nier la réalité. Toutefois, pourquoi analyser le refus d’embauche ou de stage sous le seul angle de la discrimination raciste ou ethnique?» Source.

Nous sommes ici les premiers à dénoncer manioquement les agitateurs en racisme de tout poil, les SOS Racisme, MRAP, LICRA, CRAN etc. Ces liges de partis politiques en quête de clientèle ou d’intérêts communautaires obscurs qui ont fait de ce fléau une rente de situation alors que le phénomène prospère. Le fait est que la discrimination raciste prévaut dans les deux éléments de l’intégration sociale que sont le logement et l’emploi, et qu’il «n’est pas question d’en nier la réalité.» Or si l’on suit jusqu’au bout Costa-Lascoux, «l’ignorance des codes sociaux et culturels au travail est l’obstacle le plus évident à l’embauche. Au lieu de crier immédiatement au racisme, il serait préférable non pas de raisonner en termes de catégories de populations mais en termes d’analyse de situations». Et le discernement entre les «situations» oblige à désigner les univers où la discrimination par la «race» supposée ou le genre est la norme; ce sont les lieux de décision et de gouvernance, sociaux, économiques et politiques.

Or la HALDE a été confiée à un homme du sérail, ancien PDG de Renault, une entreprise prise les doigts dans la confiture de la discrimination et siégeant encore au sein de plusieurs conseil d’administration. Figurant au surplus au Conseil de surveillance du journal Le Monde en vertu de quoi ce papier, et Laëticia Van Eeckoutt qui y sévit, ne traiteront jamais des véritables discriminations, de celles qui confond la caste de son patron dont elle louange le mérite au creux de ses chiffons : «Les tribunaux n'ont pas fait preuve, jusqu'à présent, d'un grand volontarisme en matière de lutte contre les discriminations. Chaque année, ils prononcent moins d'une vingtaine de condamnations, pour des centaines de plaintes. Depuis son lancement en mai 2005, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) offre toutefois une autre voie de recours: la médiation. Plus qu'ils ne se concurrencent, ces deux modes de résolution des conflits se complètent. D'ailleurs, la Halde ne s'interdit pas de saisir elle-même la justice : depuis 2005, elle a saisi 90 fois le parquet…»

Alors la question est comment se fait-il que les citoyens commencent à s’exaspérer de cette problématique alors même qu’elle est maltraitée par les organismes et les associations chargées d’en promouvoir les outils et que des sommes considérables sont dépensées chaque année sans résultat? Prenons bien garde à cette réaction de Malika Sorel: «Est-il un tant soit peu responsable d’avoir créé une structure telle que la Halde, financée par le contribuable, qui s’ingénie à diviser le corps social de notre pays en dressant des catégories de personnes les unes contre les autres et en injectant, chemin faisant, haine et ressentiment des uns envers les autres?»

On l’a souligné la HALDE est une obligation européenne. Cependant, si elle communiquait moins vers le public et davantage auprès des groupes qui discriminent, si elle agissait plus contre les véritables cas de racisme et devant les juridictions, car le racisme reste un délit gravissime, nous n’aurions probablement pas entendu ce type de reproche et les réactions qui le suivent. Il reste que s’agissant d’un délit, la solution est d’abord judiciaire à en croire l’un principe primal de l’Empereur. Alors entièrement d’accord avec Malika lorsqu’elle conclut que «Les discriminations, lorsqu’elles sont avérées, doivent être traitées par les juridictions déjà existantes, et jamais par une structure dédiée!». Au gnouf! Il reste que le regard de cette dame est teinté, et qu’on ne peut s’empêcher de deviner une disparité dans son analyse de l’intégration. A quelles fins? Elle seule le sait…

Nous avons maintes fois prévenu les apprentis sorciers de la haine raciste en France. La crise est devant nous et avec elle le métèque, le juif, l’arabe, le musulman et le nègre de chacun. En cas de débordement désinhibé des philoxènes devenus xénophobes, nous ne manquerons pas, comptez sur nous, de rappeler aux pyromanes d’aujourd’hui qui se feront pompiers demain, les SOS machin, la LICRA, le CRAN, le MRAP etc., qu’ils ont trop longtemps joué avec le feu. Et certaines sectes proches des partis politiques ne seront pas en reste. Horus veille… LFDM

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