Avertir le modérateur

05/02/2009

Salaire des patrons : Laurence PARISOT condamne Obama

obama.jpgEt si OBAMA parvenait à changer l'Amérique?
Ce ne sont en tout cas pas les signes volontaristes ou dirigistes, c'est selon, qui manquent. Le Président américain M. Barack H. OBAMA a proposé de plafonner la rémunération des dirigeants d'entreprises qui ont failli, peu importe qu'à tort ou à raison ceux-ci aient été de bonne ou de mauvaise foi. Dans la crise les patrons réclament l'appui que lui apporte massivement l’Etat, donc la société toute entière. Ce faisant, en d'autres termes, ils redistribuent les dettes et font payer par l'impôt tout à la fois l’échec de leur modèle capitaliste, et le caractère criminogène de leur mode de vie identique à leur pensée individualiste. «Ce gel des salaires de hauts dirigeants survient en plein tollé provoqué à la grandeur du pays par les immenses primes versées aux chefs d'entreprises cherchant à bénéficier de fonds publics pour demeurer à flot.» rapporte une source de Presse Canadienne. Lien

«Ceci est l'Amérique a déclaré Barack OBAMA, nous ne décrions pas la richesse. Nous n'en voulons pas à qui que ce soit qui obtient du succès. […] Mais ce qui scandalise les gens, à juste titre, c'est qu'on récompense des dirigeants pour leur échec. Surtout quand c'est le contribuable qui subventionne la récompense.»

Mais c'est déjà trop pour les patrons-prédateurs, patrons-charognards

Alors Communiste OBAMA? Que pensent les archéoréactionnaires de droite comme de gauche-tarama qui nous dirigent de ce volontarisme politique en matière économque qui fait fi des dogmes hier encore inaliénables? C’en est déjà trop que ne peuvent supporter Madame PARISOT et les sangsues du MEDEF pour lesquels les pauvres ne sont utiles que lorsqu’ils sont irrémédiablement doublés de misérables. Ce qui suppose parallèlement et sous leurs yeux que les riches offrent le spectacle odieux de s’étouffer en se gavant et gaspillant les biens arrachés à la société. Il n'y a pas de science économique qui vaille, juste de l'économie politique. Les charognards l'ont théorisée depuis la naissance des espèces. Ne reculant devant aucune indignité dans le contexte actuel, Mme PARISOT s'est obligée à une sortie remarquée. Elle inflige la sentence suivante au visage de la France qui souffre, assurée de la complaisance abjecte des media tenus et détenus par les mêmes puissances du MEDEF et de la déférence des journalistes pour peu que ce titre convienne:

«Nous serions très inquiets a réagit Mme PARISOT si le gouvernement devenait (...) chef d'entreprise lui-même. Il faut laisser à l'entreprise la liberté de fonctionner. C'est à cette condition qu'elle est créative et efficace». Source Nouvel Obs 05.02.2009.

Efficace pour répandre la faim dans le monde, pour organiser un génocide technologique (cf. lien) qui tue un enfant chaque seconde? Certainement! Efficace pour organiser la prédation des ressources naturelles et le crime international? Certainement! Efficace pour occasionner les guerres et vendre des armes pour en tirer profit? Certainement! Efficace pour organiser l’opacité dans la circulation de l’argent sale et de la drogue? Certainement! Efficace pour recycler les milliards d’euros détournés par patrons voyous (cf lien) alors que les travailleurs pauvres sont toujours plus nombreux, que des centaines de milliers de familles ne sont plus en mesure d’avancer les frais de de leurs soins de santé et parfois, de nourrir leurs enfants dont les seuls vrais repas se font à la cantine de l’école, la maison étant au régime pâtes... et beurre lorsqu’il y en a? Certainement! Un tel mépris pour la société, les hommes et la vie est répugnant Madame PARISOT. Vous et vos pairs patrons prédateurs, patrons charognards nous ne vivons plus dans le même monde.


parisot.jpg

La foi du mépris social n'est pas qu'une idéologie capitaliste, c'est d'abord un objet politique

Rapportant le propos de Mme PARISOT, le Nouvel Obs relève que «le patronat français n'a pas apprécié l'annonce par le président américain d'un plafonnement de la rémunération des patrons dont l'entreprise a été renflouée par les pouvoirs publics. «C'est un grand risque», commente Laurence PARISOT, la présidente de Medef, dans une interview au quotidien économique La Tribune du jeudi 5 février. «C'est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel. Mais qui sont aussi les plus compétents pour mettre en place les solutions», poursuit-elle. «C'est aussi le risque de créer un équivalent de nationalisations dont l'histoire a prouvé qu'elles provoquaient toujours à moyen terme des formes de déclin économique.»

Compétents? De quelles compétences s'agit-il? Celles des réseaux et de la cautèle? S'ils font partie du problème il sera bientôt temps pour l'opinion d'être convaincue qu'ils sont étrangers à la solution. Eux d'abord, mais aussi leurs enseignements périmés, leurs méthodes éculées, leurs réseaux pré-maffieux, leur fausse monnaie, leurs valeurs perverses... En matière d’échecs sociaux et managériaux, certes ils sont compétents. En termes de magouilles au sein de réseaux sectaires, certes. Pour la promotion de la prostitution en lieu et place de la méritocratie certes. Mais dans l’intérêt public et collectif certainement pas. Quel autre effort ont-ils fait que celui de naître au sein de familles nanties ou d'avoir des relations bien placées? Le résultat de la banqueroute mondiale devrait interdire à des personnages tel que PARISOT de tenir ce type de propos. Mais en France il n’y a plus de débat, plus de contradiction, que de la communication assortie d'excommunication voire d'enfermement de ceux qui pensent autrement. Ainsi pendant que la justice s’acharne à incarcérer des militants alternatifs comme COUPAT et Yldune LEVY, autant dire Al-qaeda, les délinquants en col blanc paradent et nous font la leçon depuis leurs marécages. C'est ainsi qu'on a revu Jean-Marie MESSIER dont le couplet sur l'éthique n'a pas suffoqué Madame PARISOT. Elle serait plus inspirée de contribuer à faire la lumière sur le scandale qui touche l’UIMM, un iceberg des pratiques patronales et syndicales, que de se préoccuper de la chose publique. Le MEDEF n’est pas un organe politique. Nous sommes encore dans une démocratie parlementaire, qu'elle le sache.

Au-delà de cette sortie hasardeuse certains naïfs croient pouvoir sommeiller en toute quiétude. Ils pensent à tort qu'il ne s’agit que d’idéologie et en seront rapidement pour leur compte. C’est à l’effet et à l’épreuve de leur propre misère et de la pauvreté à venir, cette année même et c'est déjà demain, qu’ils sauront qu’il s’agit bel et bien de politique, celle des riches contre la société, celle des puissants contre les plus fragiles, celle de l’individualisme le plus bestial contre l’humanité. A bon entendeur, dormez en paix, la politique s'occupe de vous. LF2M

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu