Avertir le modérateur

02/02/2009

Discrimination, rejet du pourvoi en cassation d'Aéroports de Paris

adp_logo.jpgUne prune et 4 points en moins pour excès de maquillage
Dans le silence général des media, la société Aéroports de Paris vient de mordre la poussière en voyant sa condamnation confirmée par un arrêt de la Cour de cassation dans une affaire de discrimination raciale. Les dirigeants de cette entreprise détenue à 70% par l’Etat, et présidée par M. Pierre GRAFF, le père du permis à point, viennent d’être pris par les juges suprêmes pour excès de vitesse dans une sombre tentative de maquillage d’une discrimination. ADP avait licencié les quatre salariés qui avaient invoqué une discrimination prétextant un refus de ces derniers de déménager leurs bureaux de quelques mètres. Avouez que ça fait un brin neu neu comme motif. Pis, ils viennent de se reprendre une prune et une belle !

Les notables de polytechnique, avaient imaginé se pourvoir contre quatre arrêts atomiques pris le 5 juillet 2007 par la Cour d’appel de Paris, ordonnant la réintégration dans leurs emplois de Thierry BADJECK et de ses trois collègues, Pascale POUILLON, Didier CANIZARES et Thierry SCHAFFUSER, témoins d’une discrimination solidairement dénoncée en mai 2005, et qui leur avait valu d’être congédiés en représailles à partir du 16 juin 2006. Pourvoi aventureux d’autant plus facile que les intouchables qui agissent de la sorte émargent grassement aux bonus, stock options et autres avantages y compris par ces temps de crise, et font néanmoins payer par l’entreprise les coûts exorbitants engendrés par leurs facilités judiciaires. La condamnation à réintégrer les quatre gais lurons a dû leur rester en travers de la gorge. Ils l’ont désormais dans le fion…

Les indignations à géométrie variable et la diversité des gogos

Cela étant dit, lorsqu’il s’agit pour les rentiers du racisme en France qui vivent d’agiter le chiffon rouge de fausses discriminations, en criant au loup blanc à tout va, quitte à en dégoûter les français, nul ne manque au défilé, ni la LICRA, ni SOS Racisme, ni le CRAN, ni le MRAP et tout le toutim. On n'a entendu ni Dominique SOPO, ni Patrick LOZES, ni Patrick GAUBERT, ni Moulloud AOUNIT. Pourquoi? Parfaitement informés de cette affaire qu'ils contribuent à étouffer de leur silence, il leur appartient de dire pouquoi il font semblant de regarder ailleurs pour se taire... Voir ci-après un extrait de l'arrêt de la Cour de cassation que le Manioc s'est procuré


sosracisme.jpgIdem pour les partis politiques et les élus qui s’empressent d’habitude de s’indigner, la main sur le cœur, en fonction de l’origine raciale ou confessionnelle de la victime d’une discrimination. Et les ondes de radio de s’ouvrir toutes ouies à ces racismes qu’on peut entendre, seulement s’ils sont sans conséquences pour leurs auteurs; les colonnes des PQ parisiens peuvent s’étirer sur la moraline à peu de frais de la diversité; les écrans de télévision s’ouvrir telles des prostituées laissant suinter les exaspérations feintes à propos de faits qui ne peuvent prospérer en justice. C’est facile de militer contre la pluie et la fièvre… A la fin, c’est la France qui est perdante, c’est son peuple dont on bafoue les lois, et c’est la République dont on sape les bases.

En l’espèce la victime est noire et les auteurs présumés de la discrimination étant des notables, le prestige d’une Grande Entreprise est en jeu. On fait donc corps pour étouffer une affaire qui semble extrêmement grave à en croire les éléments d’information en notre possession. Par ces temps obamaniesques ça ferait désordre. Justement parlons-en!

Retour sur des faits troublants

Les ennuis d’ADP ont commencé avec l’arrêt prononcé le 5 juillet 2007 par trois hystériques du droit. Des magistrates de la chambre sociale de la Cour d’appel de Paris que les réseaux d’ADP n’effraient visiblement pas. Les trois Catherine, eh oui! elles se prénomment toutes Catherine, reines de justice s'il en est, ont eu le mauvais goût d’une lecture diamétralement opposée à celle rendue par le 16 janvier 2007 par les prud’hommes de Paris, tenus par les syndicats de patrons et de salariés. Ces derniers s’étaient délibérément aveuglés de la cause pour faire fi des dispositions en matière de discrimination et débouter les trois «justes» et la victime impétueuse de leur demande de réintégration.

Comment est-ce possible alors que la loi n’offre pas d’alternative au juge? Soit dit en passant, au regard du scandale de l’UIMM, et tant qu’à bavarder sur la réforme judiciaire, il serait opportun que Madame DATI et l’UMP s’interrogent sur les pouvoirs attribués à cette juridiction d’inspiration échevine que sont les prud’hommes. Compte tenu du sous financement des syndicats qui y siègent et de leur représentativité hypothétique, est-il légitime qu’on abandonne à des formations tenues en laisse, la possibilité de statuer sur des délits d’ordre public d’une part, c’est le cas des discriminations qui portent atteinte aux principes constitutionnels, et dans une certaine mesure, sur des litiges relevant d’importants préjudices financiers? Car toutes les magouilles sont alors possibles et envisageables.

Deux françois et une françoise qui croient aux lois

En mai 2005, Thierry BADJECK a prétendu que sa candidature à un poste d’encadrement avait été rejetée en raison de ses origines. Camerounais par sa mère et français par son père, il est de ces mulâtres que la bande à LOZES aiment à célébrer pour dissimuler l’indigence d’un antiracisme de salon. Contre toute attente, il reçoit le soutien inattendu de ses collègues, apparemment non concernés par la discrimination, puisqu’ils sont blancs depuis longtemps par leurs pères et encore plus longtemps par leurs mères! Bref, que des gens bien de chez nous là-dedans, du bon françois et de la bonne françoise comme pensent certains. Fichtre de sapristi! Là où on trouve une foultitude de noirs et de métis prêts à vendre corps, âmes et frangin pour un strapontin ou juste pour passer à la télévision, nos gais lurons ont décidé que les lois de la République avaient un sens et ont refusé les avantages qu’on leur proposait en contrepartie du bannissement de leur collègue. Tous quatre ne cesseront de dénoncer de graves irrégularités dans le processus de pourvoi d’un poste de cadre: «constitution de faux, selon eux, contrats d’intérim illicites, infractions aux dispositions légales régissant le nombre et la durée des contrats temporaires, infraction au statut du personnel», des moyens frauduleux qu’ils affirment établis dans l’unique but d’évincer par avance la candidature de Thierry BADJECK. Trop noir ou pas assez blanc, pour le curseur c’est LOZES et le CRAN qui voient…

timbre_choisi_adp.jpgL’employeur fera subir aux trois témoins solidaires un sort identique à Thierry BADJECK. Il procédera à leur licenciement collectif à partir du 16 juin 2006, pour «exercice abusif du droit de retrait». Pour affranchir sa lettre de licenciement, un cadre de l’entreprise choisira un timbre sur l’esclavage, or comme toute grande entreprise, ADP utilise habituellement un tampon automatique. Le goût des autres alors… Même votre Feuille de Manioc est verte! Sur le fond, l’employeur prétendra, sans rire, avoir sanctionné le refus des salariés de «déménager leur bureau de quelques mètres» (Dixit les lettres de licenciement!). Un argument qui a, tenez vous bien, convaincu les prud’hommes de Paris! Ils ont dû avoir au moins une crampe du neurone pour admettre pareille idiotie. S’agissant de salariés ayant 5, 15, 17 et 18 ans d’ancienneté, c’est tout sauf sérieux! C’est ce prétexte que la Cour d’appel a anéantit par les réintégrations, arrêt qui vient d’être consacré par la jurisprudence de la Cour de cassation.

enveloppe_badjeck.jpg

sos_graff.jpgL’impunité des dirigeants d’Aéroports de Paris et la victime pas assez blanche

L’affaire serait à ce point grave que Thierry BADJECK accuse le PDG d'ADP, Pierre GRAFF d’avoir délibérément opposé une contrevérité dans une lettre adressée au printemps 2007, à Jean-Pierre BLAZY alors Député de la Nation, pour dissimuler l’invocation d’une discrimination à l’origine de leur licenciement. Il rajoute que diverses pressions ont été exercées sur le CS4, le Comité de Soutien aux 4 Contre ADP, qu’une plainte pénale contre X pour diffamation a été déposée par ADP uniquement a cet effet; qu’à la suite d’une enquête menée par le BEFTI une brigade de police d'élite qui pourchasse entre autres les KERVIEL, un sympathisant à leur cause qui hébergeait gracieusement le site www.4contreadp.com a dû fermer le site relatant cette affaire. Vérification faite, le site n’est plus accessible! Bonjour la démocratie et la liberté d’expression s’agissant des libertés fondamentales! Où va-t-on ?

Contacté par la Feuille de Manioc, Thierry SCHAFFUSER affirme que l’employeur a de nouveau tenté de les licencier malgré de multiples condamnations. Il s’emporte: «ADP a été condamnée en appel le 5 juillet 2007, déboutée par la cour de cassation le 27 janvier 2009, condamnée par le JEX du TGI de Paris le 9 janvier 2008, condamnée au fond par les prud’hommes le 16 février 2008, condamnée par les prud’hommes le 10 septembre 2008 à me reclasser avec Thierry (l’autre, le noir) hors signalétique! ADP a fait appel puis s’est désisté le 17 décembre dernier. Ca fait cinq condamnations sur lesquelles ADP s’assied!» Selon lui ADP agirait autrement si ses dirigeants n’avait pas l’assurance d’être au-dessus de lois et d’autre part «parce que la victime est métisse». Non sérieux? Titi on espère que tu as des potes et que tu es en règle avec tes impôts et tes prunes. Sinon tu vas dérouiller.

Pourquoi un tel acharnement? Thierry SCHAFFUSER pense que la direction d’ADP lui fait «payer» d’avoir été le témoin de la première heure dans cette affaire et d’avoir cristallisé la solidarité de ses collègues en dénonçant ouvertement les stigmatisations dont était victime Thierry BADJECK dès 2003. Il en veut pour preuve que l’employeur leur réserve un sort différent à tous les deux dans le cadre de la réintégration en ayant tenté de les replacer en proies à la hiérarchie mise en cause, ce qui les a conduits à saisir une fois de plus les Prud’hommes en référé. Sollicitée, l’inspection du travail resterait sourde alors qu’elle est parfaitement informée des multiples violations de l’employeur. Elle aurait pourtant tout moyen d’agir. «Tout le monde s’aplatit dans cette affaire» selon Thierry SCHAFFUSER qui s’interroge : «qu’est-ce qu’il faut faire en France pour faire respecter les lois de la République?». Il fustige les propos de Louis SCHWEITZER au député Lionnel LUCA. Interrogé sur cette affaire, le Président de la HALDE aurait prétendu dans une correspondance adressée au Député des Pyrénées Atlantiques, «qu’après enquête, [l’institution] aurait conclut à l’absence de toute discrimination» dans cette affaire. Or Thierry SCHAFFUSER soutient que la HALDE ment puisqu’elle n’a tout simplement pas enquêté! «Je n’ai jamais été contacté par la HALDE. Ni moi, ni mes deux autres collègues témoins. Comment la HALDE a-t-elle pu conclure sans entendre les principaux témoins de l’affaire? C’est une machination! Je leur ai écrit en leur demandant de me fournir les éléments du dossier en leur possession puisqu’ils sont d’ordre public et que je suis partie prenante. Aucune réponse». Thierry a appris à interpréter la morgue des puissants face aux classes populaires.

Dernièrement la Feuille de Manioc relevait ce propos d'une magistrate du parquet sur le site de Rue89: «C'est vrai que ces procédures sont très difficiles, notamment parce qu'il y est difficile d'apporter des preuves. [...] Mais il y a en effet un manque de volonté. Les parquets sont toujours très timorés en droit pénal du travail: nous sommes encore dans une justice de classe. Certains contentieux sont traditionnellement délaissés. Ça a longtemps été le cas du harcèlement moral, et c'est toujours le cas de la discrimination. Du côté des parquets, on préfère poursuivre à tout crin la petite délinquance et sanctionner les réunions dans les halls d'immeuble plutôt que de s'atteler à la discrimination.» Lien

La diversité, Barack OBAMA, le Préfet Pierre NGAHANE, les limites de la propagande

Alors que selon les sondages d’opinion, 80% des français ont plébiscité OBAMA, on s’aperçoit avec ce cas typique, de l’état de la propagande sur la diversité. Comme si un sort poursuivait l’affaire ADP, Thierry BADJECK se trouve être, selon nos informations, un ami d’enfance à Yaoundé de Pierre NGAHANE, le Préfet issu de l’immigration à la promotion duquel la presse s’est unanimement gaussée jusqu’à faire oublier son parcours d’universitaire. Il n’était plus que noir… Une enfance commune deux fortunes diverses, mais le rapprochement ne s’arrête pas là. Thierry BADJECK a suivi une formation pluridisciplinaire en trustant les diplômes et qualifications pour plusieurs honorés de mentions, en architecture d’intérieur; il est aussi diplômé de l’ENSCI Paris, un institut membre de la conférence des Grandes Ecoles françaises qui forme en cinq années après le bac les acteurs de la Création Industrielle; il est titulaire d’une maîtrise en histoire à Paris VIII, puis d’un DEA d’épistémologie; il a ensuite été doctorant dans la même discipline… Au total plus de dix années d’études supérieures.

Or selon un document produit par Aéroports de Paris, le candidat BADJECK «n’est pas prêt pour occuper des fonctions de cadre» et doit encore s’améliorer notamment en analyse et synthèse. A pisser de rire! Selon l’intéressé, il s’agit d’une défausse soutenue par un «grossier document de circonstance». Pour preuve il est supposé justifier du rejet de sa candidature prononcé le 13 juillet 2005, mais n’a été établi que le 9 septembre 2005. Il est donc postdaté. Filou est certes un métier, à ce niveau cependant c’est préoccupant. LF2M

badjeck_aeroports_de_paris.jpg

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu