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31/01/2009

Ghébali, au-dessous de l'affaire Lumbroso vs De Carolis

ghebali_lumbroso2.jpgDaniela LUMBROSO a le Potin bien balancé

Au départ une affaire de potins : Daniela balancerait sur la direction de France Télévision. Jean-marc MORANDINI s’est fait une spécialité de concurrencer la Feuille de Manioc, dans le reniflage de ce qui sulfure au ras la moquette des fachos qui s’ignorent mais nous dirigent. Entendez les partis politiques, les femmes et hommes politiques, les media PRAVDA et les journalistes du politburo, les dirigeants d’entreprises, les franc-maçons, les opus-dei, les ex-maoistes-chrétiens reconvertis dans la banque, les golfeurs, les entomologistes asexués, les hétérosexuels pratiquants, sans oublier les noirologues mulâtriciens du CRAN et leurs homologues pro-sectaires de SOS Racisme… Bref, sur toutes ces personnes et toutes ces choses-là, MORANDINI, disions-nous, qui s’essaye à cafeter et potiner comme nous, rapporte que «dans le prochain TV magazine, Daniela LUMBROSO se confie dans une interview vérité.» Arrive alors cet éclair intrigant à rendre pistache, le vert de notre feuille:

«Quand l'hebdomadaire [TV magazine] lui demande pourquoi elle est si rare à la télévision, l'animatrice ne joue pas la langue de bois: "J'ai fini par poser la question à mon président, Patrick DE CAROLIS: "Je t'aime beaucoup et j'aime beaucoup ce que tu fais mais il y a un problème : c'est ton mari". (NDLR: le mari de Daniela LUMBROSO est très engagé en politique. Il est fondateur de SOS Racisme et proche de Ségolène ROYAL)» Source

Quelle mouche a donc piqué notre MANDARINO fayot? Un râteau mal digéré de cette jolie fille de parents italiens? Quelque chose à voir avec son enfance passée en Côte d’Ivoire? Une jalousie pour sa maîtrise de sociologie, ou bien son parcours médiatique d’une qualité incomparable au sien, un tantinet médiocre ras des pâquerettes? Car question compétence, y a pas photo même si POLAC l’a mouchée en la traitant de «nunuche méchante» cf lien suivant clash à la 5.10 min.) C’est étrange on dirait qu’une main invisible tient la plume et les audaces du Mandarin. Récidiviste, il assène le lendemain:

«selon nos informations, la phrase exacte, tenue par Patrick DE CAROLIS le 16 décembre dernier est la suivante: «Je t'aime beaucoup, j'aime beaucoup ce que tu fais, mais il y a un problème c'est ton mari. Il faut qu'il arrête de se promener dans les couloirs de France Télé en insultant ou en menaçant les collaborateurs, et de penser que ses réseaux politiques, de droite comme de gauche, sont un sésame à France Télé.»

C’est bien les poux de son GHÉBALI d'époux qu’on cherche et non le chignon à crêper de la belle Daniela. Une telle persécution cathodique n’a évidemment rien de catholique et ressemble plutôt à un règlement de compte à OK CORRAL. Le Manioc ne prenant pas parti dans les guéguerres des réseaux, il se contente de compter les points pour ses manioqueurs qui se marrent. Toutefois, une question nous turlupine, terme que notre luxure apprécie des deux bouts. Pourquoi ce rejet revendiqué? Pourquoi maintenant? Alors on va enquêter sur le GHÉBALI, juste pour voir qui donc pourrait lui en vouloir.


NKVD.jpgQui roule pour qui?

askolovitch.jpgAbordons l’affaire du côté des media PRAVDA. Eric GHÉBALI est réputé proche de plusieurs journalistes influents dont Claude ASKOLOVITCH, ex de Radio Shalom, ex-Nouvel Obs, devenu rédacteur en chef du Journal du dimanche, autant dire de la PRAVDA, et assurera chaque matin l'éditorial politique d'Europe 1, deux médias du groupe LAGARDERE. Et nul sur la place n’ignore que LAGARDERE ne fourbit aucune arme contre SARKOZY.

Levy_Val.jpgA savoir aussi qu’ASKO, Philippe VAL, Caroline FOUREST et d’autres sur lesquels nous reviendront amplement et techniquement, constituent une clique de journalistes engagés sur des thèmes, disons manioquement «délicats», et qui s’est fait une réputation dans la police de la pensée et l’orthodoxie du discours public. Ils gardent la place parisienne par divers moyens d’intimidation en tenant en respect les personnalités qui, selon eux, pensent différemment c’est-à-dire anormalement. La cabale abjecte et idiote contre SINÉ est le dernier exemple édifiant de leur art. Etre pote avec cette version germanopratine du NKVD (milice politique soviétique, logo ci-contre) témoigne en soi de solides appuis.

A l’instar de tout lobbyiste, et bien qu’ancré à gauche son réseau de relations et donc d’influence, est difficile à cerner. Rendons à César le Manioc qui est à César, le Nouvel Obs a eu à se pencher sur les lobbies et parrainages haut placés au cœur des media, traitant tour à tour des amicales, de la planète Gay-friendly, du lobby franc-maçon…

roselmack.jpg«Les vedettes de l'écran savent bien que tous les réseaux ne sont pas hertziens... Voici les plus puissants d'entre eux, ceux dont il vaut mieux avoir l'appui pour rester en haut de l'affiche.» On y retrouve nos protagonistes, De CAROLIS et GHÉBALI : «Réseaux politiques : «Aujourd'hui, à France Télévisions, nul n'ignore que Daniela LUMBROSO est amie avec Michèle ALLIOT-MARIE, et que son mari, Eric GHÉBALI, a de solides accointances à gauche et le coup de fil facile, mais pourtant cette rentrée, l'animatrice est nettement moins en cour auprès de l'équipe Carolis «très UMP» Et les liens peuvent être complexes. «Ainsi, poursuivait le Nouvel Obs, Harry ROSELMACK fait partie du Club Averroès, un cercle militant pour la promotion des minorités dans les médias, en théorie apolitique, mais créé par Amirouche LAЇDI,» frangin d’Ali, et élu de l'UMP, proche de SARKOZY. Ca s’élucide. «C'est donc avec la bénédiction du ministre de l'Intérieur, que TF1 a décidé de faire un exemple d'intégration en embauchant le journaliste antillais.» Ben ça alors! Harry a un ami qui lui veut du bien! Les amicales sont ensuite abordées par le Nouvel Obs, et le Manioc de relever que «certaines montent en puissance comme le club informel des «anciens de La Cinq», qui règne aujourd'hui sur France Télévisions (Patrick DE CAROLIS, le président, et Patrice DUHAMEL, son directeur général, en sont les étendards) » Source.

Eric GHÉBALI, un passé bien rempli

Halter.jpgBonne entrée en matière n’est-ce pas? Poursuivons donc… Le mari de LUMBROSO est ancien secrétaire national de SOS Racisme. Il fait irruption sur la scène médiatique le 16 juin 1985, sur le journal d’Antenne2 (France2 actuelle) en direct de la Place de la Concorde où devant 400.000 jeunes, se déroule la fête anti-raciste organisée par l’association des potes à la baudruche jaune. La première mise en scène médiasphérique de la moraline antiraciste parisienne. A ses côtés déjà, pour porter en pompe sur les fonds baptismaux la PMI rentière du racisme de France, des parrains d’envergure. Les mêmes qui à ce jour sont encore les Manitous de la thématique communautariste sous prétexte d’antiracisme: Marek HALTER (photo ci-contre), Bernard Henri LEVY. Tous prennent part avec Jean-Jacques DUFOUR, à un duplex manipulé comme le fut l’entière histoire de ce mouvement dès son origine.

Le défilé des gogos qui se font prendre est alors garni, Guy BEDOS (dont l’engagement, sincère, était contraire à d’autres), Jérôme SAVARY qui se défendra de faire une mise en scène, fais-nous rire Toto, Bernard PRADINAUD, que du beau monde, et le pion de l’époque qui fera une carrière de notable au PS, Harlem DÉSIR… Membre de la direction actuelle du PS d’AUBRY. La diversité éculée avant l’heure. DÉSIR figurait déjà la caution mulâtre d’un mouvement qui n’aura qu’un seul et double objet; primo, faire monter LE PEN sur les marges droitières du RPR et l’étouffer afin que MITTERRAND lui taille les croupières; deuxio, endiguer l’audience grandissante des revendications beurs.

sosracisme.jpgL’antiracisme d’opinion, de spectacles et de provoc

C’est à cette période hiver- printemps 1985 que l’UEJF, ayant la mainmise sur la dernière née des grandes associations antiracistes, fera de SOS Racisme un instrument politicien ancré dans l’orbite socialiste. Il leur aura fallu très peu de temps pour rôder les méthodes de manipulation encore efficaces actuellement : la polémique, la diabolisation, la captation de la parole publique ou l’allumage de contre-feux sur la thématique explosive du racisme. Assurée grâce à ses relais influents du soutien de politiques, de stars, de journalistes et d’universitaires, la machine pouvait dérouler. Ici Jacques JULLIARD signe un éditorial dans le Nouvel Obs, là Yves MOUROUSI porte un badge de SOS et l'ôte en plein journal de TF1 trahissant l'instruction d'avoir été sommé de l'enlever, POLAC qui le portera en provocation aussitôt après son émission, la polémique fait vendre... Jean-François DENIAU, François DOUBIN, Olivier STIRN, Dominique BAUDIS, Georgina DUFOIX, Bertrand DELANOE des vedettes, Philippe NOIRET, COLUCHE, et Marie-France PISIER, les universitaires, Emmanuel Le ROY LADURIE... Tout le monde sera alors «antiraciste mais… Il n’y a pas de mais» selon le slogan imaginé par l’UEJF.

«Le 28 mars, l'UEJF et SOS-Racisme organisent un meeting à l'université d'Assas dans le fief de l'extrême droite étudiante devant une salle de plus de 2.000 personnes autour d'un débat avec Jean IMBERT, président de l'université d'Assas, Bernard-Henri Lévy, Marek HALTER, Philippe SOLLERS, Ivan LEVAЇ, André GLUCKSMANN, M. DENQUIN et Harlem DÉSIR. Le lendemain la presse insistait sur le caractère symbolique d'un meeting antiraciste à Assas et sur la présence de SOS-Racisme qui tendait à éclipser celle de l'UEJF, pourtant principal organisateur (p.33). Le lendemain, une bombe explosait dans le cinéma Rivoli-Beaubourg qui programmait un festival du film juif en faisant 20 blessés. Même si l'enquête n'a jamais aboutit et si l'hypothèse n'a pas été avancée par la presse dans les jours qui suivirent, Eric GHÉBALI fait aujourd'hui un lien entre l'attentat et le meeting à Assas. Selon lui l'explosion du cinéma aurait été une riposte à la «provocation» de la veille. (P.24) Le congrès de Noisiel verra aussi s'affronter Kaïssa TITOUS et la direction de l'association sur la «question du Proche-Orient»: SOS-Racisme doit-il prendre officiellement position dans le conflit israélo-arabe ? Julien DRAY et les membres fondateurs de l'association ne veulent se couper ni des beurs de l'association ni des militants juifs et de l'UEJF. Jusqu'à présent SOS-Racisme s'en était tenu à une position neutre exprimée par le slogan «on ne résout pas les problèmes du Jourdain sur les bords de la Seine». Mais durant le congrès, Kaïssa TITOUS voudrait que l'association prenne une position officielle plus nette. Elle s'oppose à Eric GHÉBALI, secrétaire général de SOS et ancien président de l'UEJF, qui ne veut pas d'une motion condamnant la politique d'Israël ou demandant son retrait des territoires occupés. Après plusieurs heures de discussions un texte est voté qui indique que l'association exprime sa «solidarité avec les victimes de la répression dans les territoires occupés» et que «chacun des deux peuples doit se voir reconnaître le droit à l'existence». Ce «texte de compromis» est lu par téléphone à Arie BENSEMHOUN, président en exercice de l'UEJF dont l'organisation n'avait pas voulu être présente au congrès, pour qu'il donne son accord. (P.42) » Source.

sosracismeLibe.jpgL’antiracisme exclusif de captation

Il faut pour saisir ce rapt sur la morale publique et sur ce thème sérieux du socle républicain, relire avec attention le témoignage du cher Addi de la défunte Union Française pour la Cohésion Nationale :

«vers la fin de l'année 1991, à Belfort, nous étions quelques jeunes français de référence afro-maghrébine à avoir déjà une longue expérience de travail associatif dans la Cité, dans le domaine périscolaire, culturel, sportif, économique. Certains d'entre nous avaient même participé à la fameuse marche des beurs de 1983, puis à celle, motorisée, de Convergences 84 et son slogan «La France, c'est comme une mobylette, pour avancer il lui faut du mélange». SOS racisme (créé en octobre 1984) avait commencé à vendre ses badges à notre arrivée en mobylettes à Paris, en décembre 1984. […] Le mouvement de base fut très rapidement récupéré, à coups médiatiques, par les créateurs de SOS Racisme : Julien DRAY, Harlem DÉSIR, Eric GHÉBALI (ancien président de l'Union des Etudiants Juifs de France -UEJF-), parrainés par Bernard Henri- LEVY, Marek HALTER, Simone SIGNORET etc.  et ce fut l'occasion pour eux de fournir des bataillons d'électeurs, à peu de frais, pour le Parti Socialiste.» Source.

Nous vous le disions, dès le départ, SOS Racisme fut une escroquerie de la morale publique, une gigantesque manipulation, le vol institutionnel d’une cause par des spécialistes en détournements de suffrages… Rien n’a changé entre-temps et l’aveuglement pour ne pas dire l'obsession monomaniaque de SOS Racisme a eu plutôt tendance à s’aggraver. SOS Racisme ne cessera plus d’être l’outil de la lutte exclusive contre l’antisémitisme, ce qui, pour louable, nécessaire et fondamental, n’en est pas moins abject lorsque l’antiracisme résulte d’une instrumentalisation au détriment d’autres causes du même ordre. Dominique SOPO se fait aujourd’hui le gardien sourcilleux de cette conception confessionnelle et raciale de la lutte antiraciste telle qu’institutionnalisée en France, pourvu qu’elle garantisse la préséance à l’antisémitisme comme socle, référence et norme de toutes les discriminations et à l’exclusion duquel aucun autre fléau du même ordre ne saurait être considéré. Ses prises de position partiales et régulières le trahissent. A l'occasion de Rire contre le racisme 2005, l'UEJF a recueilli le sentiment de Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, lequel a confirmé sans détour l’objet de cette association tenue par ses relations originelles avec l'UEFJ:

«1°Comment a commencé la collaboration de SOS avec l’UEJF ?
A la création de SOS Racisme, l’UEJF a été la seule personne morale à participer à l’aventure. Très vite, des dirigeants de l’UEJF (notamment Eric GHÉBALI) ont intégré l’équipe dirigeante de SOS. Cette collaboration a démarré sur un même constat et sur une même conception de l’antiracisme.»
(Source UFJF 10.05.2005)

SOPO_DATI_GAUBERT.jpg

Dominique SOPO reste donc attaché à cette conception réductrice de l’antiracisme à l’antisémitisme exclusif. Dévoiement qui ouvre à cet individu sans épaisseur les portes de la complaisance et un strapontin sous les caméras et sur un coin de table de salons. On se demande encore à quel titre, ou plutôt pour quelle contrepartie, le Barreau des avocat de Paris, alors dirigé par REPIQUET, a invité cette marionnette sans consistance à l’un ses raouts de bavardages… Cela étant tout l’intérêt de cette situation de rente s’élucide et se comprend avec par exemple la signature de deux convention-cadre entre le Ministère de la Justice, SOS racisme et la LICRA dans le cadre de la lutte contre le racisme. Pourquoi pas avec le MRAP, ou les Indigène de la République par exemple? En quelle qualité? En vertu de quels résultats? Ces deux associations défendent l’idée qu’il y a, par principe, une échelle de gravité dans la haine et les discriminations; l’antisémitisme d’abord et le reste peut-être, s’il reste du temps et de l’espace. Ce qui revient à discriminer à l'intérieur même de l'antiracisme. Or il s’agit d’argent public et les français sont en droit de savoir comment il est utilisé s’agissant d’un sujet au cœur de ses valeurs. Au Manioc nous détenons les preuves concrètes que concernant plusieurs affaires d’une extrême gravité, impliquant de Grandes Entreprises et des personnalités ayant pignon sur rue, sollicitées, SOS racisme et la LICRA ont botté en touche. Pourquoi bénéficient-elles de subventions en plus des dons de leurs généreux parrains? Cette question s’éclaircira plus vite qu’on ne le croit. La liste d'Horus y travaille...

GHÉBALI, homme clé de réseaux

On le retrouve aubriste : d’après le site bakchich.info, GHÉBALI «est depuis toujours un homme clé des réseaux de Pierre BERGÉ, lui qui finance Ségolène, notamment pour son QG. Quand l’association mitterrandiste se déchire entre pro et anti guerre au moment de la première guerre du Golfe, en 1991, GHÉBALI est dans le camp des premiers. Il quitte à cette occasion l’association.» Source. Martine AUBRY parlons-en… GHÉBALI était conseiller de l’ex-ministre des affaires sociales, laquelle avait alors dans sa caravane, la sous-ministre ROYAL (cf l’article de Maurice SZAFRAN de 08.06.1998). En mai 1996, l’hebdo réactionnaire Le Point balançait sur la «galaxie AUBRY». On y retrouvait GHÉBALI:

«Il y a des réseaux qui ont la belle cohérence d'un organigramme. Le réseau AUBRY, lui, est à l'image de son inspiratrice. Il joue sur des combinaisons multiples en associant patrons et syndicalistes, intellos et technos, associatifs et élus [...] Le système AUBRY est à ce point complexe qu'il nécessite des intermédiaires. Entre la Rue de Solferino et les groupes d'experts, Claude ALLÈGRE, l'ami de JOSPIN, est l'un de ceux- là. Dans un autre registre, un ancien de SOS-Racisme, Eric GHÉBALI, joue les intercesseurs.»

C’est dire la force de frappe de l’intercesseur. Est-ce à cette période qu’il a rencontré Ségolène? L’alliage de la fidélité en politique étant aussi tendre que sinueux, on le dit toujours proche de ROYAL depuis que les deux dames ont troqué le fleuret pour la hache avec néanmoins cette déclaration tout en tempérament à propos de Ségolène durant la campagne présidentielle: «c’est dingue, cette femme ne répète même pas ses textes avant de monter sur l’estrade. Elle ne bosse tout simplement pas». Laconisme d’une fin de meeting résumant le fiasco du gymnase Japy le 12 mars 2007, où il avait officié en MC. Même le bienveillant Pierre BERGÉ y alla de sa sentence désespérée: «Avec Mitterrand, on avait une Rolls. Avec Ségo, on a hérité d’une 2CV…» Source Les « people » déçus du ségolisme 3.04.2007. En tous cas, le Manioc a retenu de tous ces potins que c’est bien dans l’appartement du 17è arrondissement de Paris de Daniela et Eric que SEGO et GACCIO, l’ex harmoniste des Guignols de l’Info de Canal+, auraient lié plus que d’amitié.

Le Nouvel Obs le trace en temps popereniste : autre occurrence d’une maîtrise des réseaux, le magazine de gauche-tarama bien renseigné mentionne le rôle actif de GHÉBALI au moment de la convulsion du CIP:

«Le CIP est mort, le dimanche 27 mars, jour du second tour des cantonales, dans un immeuble bourgeois de la cité Vaneau, à deux pas de Matignon. Cet après-midi-là, vers 16 heures, ils sont cinq chez Nicolas BAZIRE. Le directeur de cabinet d'Edouard BALLADUR a prêté son salon. Il est, en quelque sorte, le taulier et le greffier de cette réunion secrète dont les entremetteurs s'appellent Georges-Marc BENAMOU, directeur de l'hebdomadaire mitterrando-balladurien «Globe», et Eric GHÉBALI, directeur de la revue poperéniste «Vu de gauche». Source

Bigre! Un hebdo mitterrando-balladurien, autant dire le mariage de la carpe et du lapin! On en apprend des choses au détour des potins…

En 1999, l’Express l’Elf-aquitainiste : on retrouve ce membre du Conseil national du Parti socialiste et proche de Martine Aubry en 17è position sur la «liste des 44» personnalités mentionnées, dans l’affaire ELF.

«Il a reçu très récemment sa lettre de mise en examen, pour recel d'abus de biens sociaux. Il a en effet perçu, au cours de l'année 1993, via EAI, 15000 francs par mois en Suisse. Mais, depuis 1989, l'ancien alter ego d'Harlem DÉSIR touchait aussi 30.000 francs par mois d'une autre filiale, française cette fois-ci, Elf-Impex. Enfin, il avait à sa disposition une carte de crédit suisse d'Elf. […] Un emploi fictif? C'est au terme d'une carrière militante bien remplie qu'Eric GHÉBALI est embauché par Elf. Ancien président de l'Union des étudiants juifs de France et candidat PS aux élections législatives de 1993 en Indre-et-Loire, il entre tout d'abord à la fondation Elf. Mais, après quelques mois, il quitte cette structure présidée par Fatima BELAЇD, à l'époque épouse de Loïk Le FLOCH-PRIGENT. A la suite de dissensions avec Fatima, il devient chargé de mission à la direction internationale du groupe, où il rencontre de temps à autre Alfred SIRVEN. S'agit-il d'un emploi fictif? Eric GHÉBALI assure qu'il a rédigé pour l'ex-no 2 d'Elf des notes, en particulier sur l'opposition dans certains pays africains.» A noter qu’à chaque fois que la maffia française opère c’est chez les négros d’Afrique qu’elle va caguer… Après il y a des crétins pour geindre d’immigration en Gaule. «Il n'a pas pu, en revanche, justifier les 15000 francs mensuels perçus en Suisse. Cette somme était censée financer, notamment, la réception de délégations étrangères. Pourtant, aucun exemple concret n'a pu être produit par l'ancien salarié d'Elf. Il rejoint donc, aujourd'hui, la dizaine de mis en examen - de gauche comme de droite - dans une affaire d'emplois de complaisance où l'on va décidément de surprise en surprise.» Source.

Personnage multi casquettes, multi facettes

Comme tout les lobbyistes, discrètes, voire secrètes sinon inavouables, ses figures sont multiples, ses rôles divers et ses relations transcendant les clivages sont difficiles à cerner. En septembre 2002, Eric GHÉBALI est mentionné aux côtés et d’Hervé BOURGES de Rafik KHALIFA, le sulfureux homme d’affaires. Ce dernier recevait en maître des lieux, le gotha mondain à l’Hôtel Majestic de Cannes lors du pré-lancement de Khalifa TV (KTV) célébrant «les noces d’Hollywood et d’Alger» qui commençait alors à émettre, sur satellite Hotbird5.

«Dans un long aparté avec Hervé Bourges et Eric GHÉBALI, le patron du premier groupe privé algérien évoquait alors l’importance, à ses yeux, de la réussite de "Djazaïr, Une Année de l’Algérie en France", programmée pour 2003: le dialogue des cultures, c’est ce que nous voulons provoquer ce soir, c’est la vocation de notre télévision, sans exclure les américains!» Source

Les invités, un parterre d’étoiles qui, l’argent n’ayant pas d’odeur, avait la tête dans les nuages pour ce décollage vertical, et qui ne se posaient aucune questions sur la probité de leurs hôte: Emmanuel De BRANTES, Robert De MONTESQUIOU, Jean-Louis de FAUCIGNY-LUCINGE, Saïd TAGHMAOUI, Patricia ARQUETTE, la soeur de Rosanna, Luc BESSON, Paul BELMONDO, Louisa MAURIN, Naomi CAMPBELL, Véronique SANSON, STING, Andréa BOCELLI, Cheb MAMI, Ricky MARTIN, Jack LANG, Henri GISCARD D’ESTAING, Jacques WEBER, Gérard DEPARDIEU, Catherine DENEUVE, Agnès SORAL. «Seul Guy Dutheil, du Monde, semblait bien seul à s’interroger: «Mais d’où provient tout cet argent?». Que t’importe?» Source. La question était prémonitoire. La fin ne fut pas celles des contes des Milles et unes nuits, mais de la chute d’une météorite, ce qui achève de trahir les liaisons incestueuses entre le monde politique, financier et médiatique. Khalifa Bank, Khalifa Airways, Khalifa TV allèrent à la faillite.

«Rafik KAHILFA, 40 ans, pharmacien, fils d'un ministre de Ahmed Ben Bella, premier président algérien (1963-1965), avait connu une ascension sociale fulgurante, en édifiant en quelques années un groupe qui pesait un chiffre d'affaires d'un milliard de dollars et employait quelque 20 000 personnes. Noyau central de cet empire : Khalifa Bank, première banque privée en Algérie, qui gérait des dépôts privés et institutionnels avec 7 000 salariés» Source.

M GHÉBALI est aussi auteur politique. Dans un ouvrage sur Vincent AURIOL, le Président citoyen Il plaide pour la réhabilitation de la IVè République à l’encontre de l’idée convenue, notamment par les gaullistes tel Paul-Marie COUTEAUX, suivant laquelle «ce ne fut qu'un bateau sans capitaine, soumis à tous les vents». Il reçoit à cette occasion l’insigne appui de Jacques ATTALLI ce qui n'est pas indifférent à ce propos.

Il figure parmi les 24 membres du Comité exécutif de SUEZ Environnement, l’instance de pilotage de la société comme Directeur de Développement International.

Il fait entre autres, partie de l’Association des Amis Français de l’Université BEN GOURION du Néguev, figurant par ailleurs dans l’Executive board. C’est au titre de cette association qu’il soutint le concert du violoniste Shlomo MINTZ, «Des violons pour la vie» donné le 9 janvier 2007 salle Gaveau à Paris au profit de la lutte contre la désertification. Un événement placé sous le haut patronage de Jean-Pierre RAFFARIN:

«J’ai accepté la présidence du Comité d’Honneur de l’Association des Amis Français de l’Université BEN GOURION du Néguev, avec conviction, pour une double raison. […] En entendant jouer ces violons, rescapés de la destruction nazie, nous nous souviendrons de ceux qui ont péri dans la Shoah, mais nous ferons nôtre aussi le rêve de David BEN GOURION de faire fleurir le désert. Jean-Pierre Raffarin
Président du Comité d’Honneur
» (Source p.24)

Comme quoi les rêves des uns peuvent être le cauchemar des autres dans l'indifférence de belles phrases vides d'intelligence, fussent-elles d'un Premier Ministre. Au total la citation de l'enfarineur boucle en toute pertinence notre esquisse sur la nébuleuse de SOS racisme et la LICRA qui nous a intéressé ici, s'agissant de notre objet, le Bantoustan afro-parisien, et ce bien au-delà du personnage GHEBALI en tant que tel. Invité sur un plateau de télévision à la mort de CESAIRE, sa première et seule réaction fut, jusqu'à cette occasion-là, de citer Franz FANON «Quand vous entendez dire du mal des juifs, prêtez l'oreille, on parle de vous». On avait bien compris FANON sans cette raffarinade abrutie. La question est : peut-on parler de 500 ans racisme contre les noirs sans qu'un imbécile vienne faire caguer avec une autre cause dont les agendas sont pleins? MERDE! LF2M

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