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13/01/2009

L'ethnopsychiatrie et mémoire de l'esclavage

Nathan_tobie.jpgL'ethnopsychiatrie pour exorciser l'esclavage et du racisme

Qui a peur des ROMANA? Une start-up associative, Veille DOM, dénonce la tentative du Délégué à l'égalité des chances ultramarines, Patrick KARAM, de faire main basse sur le Comité Pour la Mémoire de l'Esclavage (CPME). Faudrait tout de même voir à pas pousser non plus. Certes le Docteur Follamour, Serge ROMANA trépigne à la porte du minuscule cabinet de la rue Oudinot. Il prétend avoir cornaqué le vote de ses hordes de possédés mentaux, et veut sa félonie de nomination sarkozienne en retour: "mon gâteau!"... Certes encore le CPME est une opportunité d’asile appropriée où le clan ROMANA pourra transir et sévir selon la volonté de leurs seigneurs féodaux. Il n’y a qu’à voir les thématiques de leurs coutumes pour savoir ce que les descendants d’esclaves peuvent en attendre: «Psychothérapies d'Antillaises Ensorcelées», Viviane ROMANA, Thèse d'université d'ethnopsychologie. Paris 8. Chichon grave... T'en veux? C’est quoi ton gris-gris?

Christophe COLOMB n’était donc qu’un sortilège. Abarcadabra, plus d’esclavage, plus de victimes, juste un peu de diversité! On vous avait dit que même dieu n’aimait pas les noirs! Encore que, bigot ou pas, sous les soutanes, le petit chauve affectionne les femmes noires. Ca au moins, l'histoire ne peut le nier et on a des preuves! Il n'y a qu'à compter le nombre de fois où les "métis mulâtres" (catégorie issue du bestiaire) ont été utilisés par les processus d'esclavage, de colonisation, d'indigénat et maintenant par la diversité, pour taper sur les "noirs-noirs" comme disait Muriel ROBIN à sa fille dont le bon goût s'était ennamouré d'un sénèfe noir-bleu...

Mais romanons à nos oignons. Viviane ROMANA, une autre donc, a soutenu sa thèse sous l’œil approbateur d’un illuminé, Tobie NATHAN. Ci-contre la photo du Lacan chamanique, qui fait sa star. S'agissant de ce qu’il fume, c’est autre chose, il suffit de lire les textes de ses étudiantes. En tout cas ce n'est pas du chichon traditionnel. D’après ce qu’on en a pigé, ce prof élabore un genre de Vaudou frelaté, et resservi aux nègres zombies sous forme de clinique à prétention scientifique. Selon lui, il ferait fait «lethnopsychiatrie des nouveaux désordres psychosociaux». T'as vu ta race? Elle est psychosociale… La recherche française fait peine à voir. Finalement la Feuille de Manioc se demande s'il ne vaudrait mieux pas se ranger aux côtés des veilleurs tardifs de DOM malgré leur éveil tardif qui peine à dissimuler leur ressentiment. L’esprit public a en effet tout à craindre de la nomination de M. ROMANA au CMPE, à lire ses interventions à propos des conséquences de l’esclavage. Pour lui, elles sont prioritairement d’ordre psychologiques et non politiques c'est-à-dire, juridiques.


L'ethnopsychiatrie, un élément du dispositif global de la "diversité",

«En dehors de l’aspect émotif que peut générer le récit de la barbarie et de ce crime contre l’humanité que constitue de la traite la déportation et la mise en esclavage de nos Aïeux, il faut bien comprendre que notre groupe ethnique, est issu de ce crime. C’est en soi une caractéristique originale qu’il convient d’analyser. L’élément fondateur, la déportation avec tout ce qu’elle a pu comporter de traumatismes, et la mise en esclavage au nom de l’infériorité raciale, constitue une rupture de civilisation chez l’Africain victime. Il ne s’agit pas d’un peuple mis en captivité, et déporté. Il s’agit d’individus originaires de peuples différents, de culture différente, ne parlant pas la même langue, plongés dans des conditions limites de vie, incapables de trouver dans leur cosmogonie des éléments pouvant leur permettre de donner sens aux événements qui leur arrivaient.» S. ROMANA

Circoncir le prépuce africain pour circonvenir les antillais

On vous avait dit que la psyché était le fonds de commerce Romaniaque… En rupture avec la mère Afrique, les nègs-karaïb seraient condamnés à la fabrication de leur identité en dehors du fait de la déportation. Ouf! L’unicité et l'incommensurabilité du drame de l’humanité est sauve et les nègres ne lui feront pas concurrence. En contrepartie positive, le métissage est offert comme horizon de dépassement de la question nègre, post-raciale donc, dans le contexte clos des îles à sucre. Le vernis moral d’une vaste fumisterie. En contrepartie répressive, toute argumentation sur le mode de la vérité historique est forcément «victimaire» et participe de la «concurrence des mémoires». Et c'est quoi la dénonciation de la «concurrence des mémoires»? Réponse: une «concurrence des mémoires» qui va sans dire, et travaille à anéantir la mémoire des autres. Alors ta gueule...

Ce monsieur et ses acolytes sont demande de soins… Cependant, là où le bât blesse c’est que leur mauvais roman est national. Il faut relire ce psychodrame à la lumière d’autres soubresauts, et l'interpréter à l'intérieur de la thématique globale de la «diversité», cette prostitution intellectuelle de la discrimination, de l’esclavage, de la colonisation, de l’indigénat et du racisme… Des matières vouées non plus au droit, à l’histoire ou aux réparations, mais à «l’ethnopsychiatrie des nouveaux désordres psychosociaux» et aux enjeux de société. Nous y voilà, en plein dedans ! Et on connaît les farcis ! Ca fait 1492 que ça dure ! Imagine-t-on la question de la Shoah traité par des biais de cette sorte?

wieviorka.jpgHistoire de l'esclavage, la fabrique de la diversion

Au-delà de la méprise intellectuelle, c’est un pan du Grand Opus communautariste français, théorisé par le Méphisto d’EHESS, Michel WIEVIORKA, qui se dévoile à travers la convulsion ultramarine sur fond d’ethnopsychiatrique des ROMANA. Parallèle à d'autres enjeux de société, on comprend mieux la tentative d’insérer la «diversité» dans l’espace des sciences sociales comme voulu par le rapport commandé par Valérie PECRESSE. On comprend encore mieux l’architecture d’ensemble en suivant l’activité de la diplomatie française en matière de dépénalisation de l'homosexualité à l'ONU à travers l'engagement de 66 pays. La Feuille de Manioc n’a rien contre. Elle veut simplement rappeler que ce résultat a été obtenu à l'instigation de M. Louis-Georges TIN du CRAN dont on peut imaginer les motivations, pour ce qui le concerne légitimes, en matière d'homoparentalité.

En réalité, la «diversité» est au service d’une grosse combine, une ficelle pour amalgamer l’histoire de l’esclavage et la nouer à des enjeux de société d’un côté et anéantir les questions posées par DURBAN de l’autre.

On pige la mécanique et l’intérêt de psychiatriser l’esclavage des nègres à l’université et renvoyer son traitement à une clinique de la sorcellerie pour en déposséder l’histoire, la politique et enfouir la question des réparations. Le concept de «diversité» est un fourre-tout, une fabrique à communautarismes et sectarismes. Plusieurs groupes minoritaires ont intérêts de fourrer la République par derrière. Ils veulent nous enfler au prétexte que les fossiles qui tiennent lieu de personnel politique ont échoué dans leur bavardage sur l’intégration et les droits de l’homme.

Dormez! Tout va bien... LF2M

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