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29/11/2008

Le racisme inconscient

«Les années 1970, brisent les conventions et offrent des rôles actifs aux acteurs noirs mettant en valeur une famille noire de la classe moyenne supérieure. Changement d’état d'esprit de la population blanche. Les Noirs ne sont plus seulement des gens stupides et joyeux. Jusque-là, les noirs n’avaient pas vraiment le beau rôle sous des personnages très stéréotypés, du genre inquiétants bons danseurs, dociles. La culture qui a largement ignoré la question raciale pour mieux magnifier le tout nouveau mythe de la démocratie a permis de rendre acceptables des idées à la marge, que des personnages noirs positifs et intelligents pouvaient exister.»

Vous ne rêvez pas. Il s'agit de la réecriture sous forme de synthèse d'un article du journal Le Monde. Obamania oblige, un gratte-papier du quotidien du soir nous livre l’air de rien et sur un plateau, le tabou occidental du racisme qui vise les noirs. Lorsque les intéressés dénoncent le tabou idéologique du racisme qui les frappe, tout ce que Paris compte de sachants et de corrompus crie à la parano. Un journaliste avoue. C’est rare et ça mérite qu’on s’y attarde. Acte!


«L'homme noir a conquis le pouvoir, il est calme, réfléchi - voici Barack Obama, le 44e président des Etats-Unis. L'homme blanc habite une modeste maison dans l'Ohio, il n'a pas payé tous ses impôts, il est en colère-, voilà Samuel Joseph Wurzelbacher, dit "Joe le Plombier", l'autre héros américain de l'automne 2008. Par ce renversement des codes, la campagne électorale qui vient de s'achever a fait voler en éclats ce qui restait des stéréotypes raciaux aux Etats-Unis.».

C’est ça, l’homme noir, l’homme blanc… Alors comme ça les codes imaginaires caricaturaient les noirs ? Une perle ! De l’or en barre ! De mémoire de journaliste, le racisme inconscient a rarement vu un si bel aveu ! Le titre de journaliste accroché au collier, l’Eric, notre commentateur du Monde admet donc que la caricature est la forme de représentation privilégiée des noirs dans «l’imaginaire américain».

Ne boudons pas notre plaisir. Imaginons un instant la gueulante des humanistes outragés si un noir avait osé relever les stéréotypes racistes du journalisme démocratique. Nous aurions eu droit à la leçon de la bande à ZEMMOUR (les FINKIELKRAULT, ASCKOLOVITCH etc.) et leurs arias d’abrutis sur la victimisation ; «ça suffit la repentance» par ci, «le rôle positif de la colonisation» par là, et gna gna gna… Puis la presse PRAVDA aurait donné la parole au zélé en contrition nègre, LOZES d’Agbomey. Le noir-représentatif qui se satisfait à se faire intégrer en bavant sur la diversité. Sans oublier les autres. En pareilles circonstances le réseau sort le set de service : le pack prêt-à-parler des négrologues bantoustanais : BEYALA, SOPPO, KELMAN… deux ou trois coups de fils plus tard, voila leurs gueules enfarinées chez CALVI, TADDEI, et tout le tintoin. (Si vous cherchez des infos sur la presse libre et démocratique vous pouvez suire PRAVDA1; PRAVDA2; ou PRAVDA3

Mais revenons au COLLIER (Eric du Monde) qui tente de cerner les stéréotypes américains. «Certes caricaturale, cette inversion témoigne de l'incroyable évolution de la représentation des Noirs dans l'imaginaire américain.» Pouah ! Pourquoi américain ? Parce que ce pseudo journaliste veut nous faire croire qu’en France c’est différent ? Mon œil et mon cul avec ! En France comme en Amérique, au New-York Time comme au Monde, la négrophobie est la même, les préjugés raciaux sont de rigueur. Et les mêmes stéréotypes l’alimentent, gentils, qui a le rythme dans le sang, baiseur ou ra-pineur on a le choix, écervelé, infantile, émotif. Plus décomplexé que ça on tombe dans le qui pue, qui excise, et j'en passe.

Alors pause sur la représentation initiale avant de divaguer sur l’inversion des codes. Nous au Manioc on veut se l'entendre répéter. Avant le retournement des codes le noir est donc caricaturé comme suit :

Il habite une modeste maison. Il est pauvre, il a naturellement besoin d’aide (Contrairement au blanc qui a le pouvoir)

Délinquant en devenir, il ne paye pas ses impôts. Il est par nature en marge de la loi, il faut le surveiller, le contenir et au besoin, le punir.

Il est colérique, il ne raisonne pas, sous l’empire de ses sens il agit en fonction de ses émotions. Souvenons-nous de SEHGHOR ouvrant la voie à LOZES, la raison est hellène et le rythme est nègre ! (Contrairement au blanc calme, réfléchi)

En mode réécriture sommaire, ça donne ce que vous avez lu en introduction. Sans commentaire. C’est fidèle, vous pouvez comparer au texte original. On ne pourra pas dire que c’est la Feuille de Manioc qui fait son esprit indigeste…

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